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Ven, Oct
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L’effervescence ces derniers jours autour du Médiateur de la République, son rôle, ses fonctions, ses attributions et ses limites a suscité un tsunami de réactions les unes plus farfelues que les autres. C’est à se demander si les auteurs de ces sorties n’abuseraient   pas d’un élixir douteux inhibant leurs raisons.

 Le leader du parti Pastef ne trouve rien de grave dans les propos qu'il avait tenus sur les anciens dirigeants de ce pays, de 2000 à nos jours, et qui font aujourd’hui débat. En conférence de presse hier, mardi 16 octobre, il a tenu à dénoncer la campagne de diabolisation menée contre sa personne par le pouvoir en place qui chercherait à le mettre à mal avec… Me Abdoulaye Wade. Un ancien président qui lui aurait exprimé tout son soutien, avec qui il serait en discussions suivies, en perspective de la présidentielle, et qu’il compte d’ailleurs rencontrer prochainement au Qatar. 

Abdoulaye Wade a déménagé de la Résidence de Madické Niang, qu’il occupe à Fan Résidence depuis sa perte du pouvoir en 2012. 

Libération qui donne l’information, précise que l’ancien chef 'État a récupéré tous les bagages qu’il y avait laissés avant de partir pour Paris. Signe qu'entre les deux hommes, la rupture est définitive.

 Composée de plus de plus d’une centaine de partis politiques, dont pas moins de 12 sous-coalitions, la coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) semble battre le record de longévité et de diversité. Formée en 2012, entre les deux tours de la présidentielle, pour soutenir le candidat Macky Sall, sorti deuxième derrière le président sortant, Me Abdoulaye Wade, la totalité des formations politiques qui la composent ont choisi le président Macky Sall comme candidat à la prochaine présidentielle, à l’exception de quelques-uns qui ont très tôt quitté la barque présidentielle. 

 Encore un vendredi où le centre ville de la capitale sénégalaise était sous haute surveillance policière. Pour cause, la marche organisée par le front « Dogg bumu gacce », qui a défié l’interdiction du préfet pour la tenue de cette manifestation à la place Washington, devant le Ministère de l’Intérieur. Le Préfet de Dakar avait interdit cette manifestation prévue hier, vendredi 12 Octobre 2018, par le mouvement dirigé par Babacar Diop, sous prétexte qu’il violait « l’arrêté Ousmane Ngom », qui bannit les manifestations au centre ville de Dakar mais aussi pour cause de « tentative de discrédit d’une institution publique » entre autres.

 Idrissa Seck accuse ! L’ancien Premier ministre, a fait une sortie au vitriol pour fustiger la politique d’emplois du Chef de l’Etat, Macky Sall, qui, selon lui, est un «lamentable échec», qui pousse les jeunes à emprunter des pirogues de fortune pour l’émigration. Idy interpelle ainsi la société civile et les partenaires internationaux qui avaient aidé à financer des initiatives comme le PRODAC, pour que de tels projets puissent être utilisés à bon escient. 

 La libération de Khalifa Sall, la validation de la candidature de Karim Wade, des élections transparentes : telles sont les revendications brandies par l’opposition qui a tenu sa marche comme prévue hier, vendredi 13 juillet 2018. Partis de la Place de l’Obélisque pour se terminer au rond-point de la Rts, les manifestants ont vraisemblablement réussi le pari de la mobilisation et les leaders de l’opposition se sont dits satisfaits du succès de cette marche qui marque un autre moment de la lutte contre les «dérives» du Macky, selon eux. 

 

Oh ! Oh !  Oh !  La politique. Encore de la politique. Que de politique dans les médias,  dans les grandes places, dans les bureaux, dans les marchés et à la maison. Je suis tenté de dire que, c’est normal. En tant que l’art de gouverner la cité, on ne peut échapper décidément à la politique. La politique est partout. Elle est bonne ou mauvaise. Soit on la subit, soit on la fait.

Thiara Niass, la présidente du mouvement des femmes de L’APR de la commune du département de Louga est revenue sur la polémique de la nomination de Marième Badiane au Conseil économique, social et environnemental (CESE) en remplacement à Aminata Tall. La chargée de mission du Président de la République a ainsi recadré le débat et a fait des précisions sur le mouvement des femmes APR de Louga.

Pour la marche de protestation de demain, vendredi 13 juillet, le Front démocratique et social de résistance nationale (Fdsrn) n’attend aucune permission de la part des autorités administratives sénégalaises. En conférence de presse tenue hier, Oumar Sarr du Pds et compagnie promettent de battre le macadam quelle que soit la décision rendue par le préfet de Dakar. Ils ont, par ailleurs, réclamé la libération immédiate et sans condition de Khalifa Sall. 

Une lettre attribuée à Me Abdoulaye Wade blanchit Madické Niang. « Enterrons ce qui ne doit plus être dans nos relations qu’un regrettable incident qui se situe maintenant derrière nous », supplie la missive aux relents d’armistice. De Idrissa Seck à Pape Diop, toutes les victimes de ce qui était appelé le « Projet de dévolution monarchique du pouvoir » n’ont pas eu ce privilège. Ils ont été tous maudits dès le premier choc et déshérités à vie. 
En réalité, Karim Wade a reculé devant la popularité subite de Me Madické Niang. Il est conscient que ce dernier ne peut être pris en défaut sur le terrain du loyalisme. De nombreux responsables du Parti démocratique sénégalais, ayant vieilli sous le harnais, sont en phase avec l’avocat qui porte le combat de tous ceux légitimistes qui ne veulent pas d’une nouvelle Génération du Concret pour incarner le plan B. 

La transhumance de Modou DIAGNE FADA vers le parti au pouvoir n’est ni « par amour », ni « par gentillesse », ni « pour les beaux yeux de Macky Sall », ni « pour l’intérêt du peuple sénégalais ». C’est plutôt pour rejoindre le festin du parti cartel Benno Bokk Yakaar et retrouver ses avantages et privilèges perdus. N’est ce pas Modou DIAGNE FADA qui disait que : « Macky SALL n’a pas tous ses diplômes pour pouvoir remplacer le chef charismatique et incontestable qu’a été le président Abdoulaye Wade» ? (DEUKBI GOORÉ DAFFÉ DIÉKH). Cette coalition n’est là que pour son propre intérêt et non pour l’intérêt du peuple Sénégalais.

Le Conseil constitutionnel ne compte pas laisser certaines informations ternir son image. Dans une déclaration rendue publique hier, mercredi 11 juillet, Pape Oumar Sakho, président du Conseil et ses collègues «apportent un démenti catégorique à ces informations» qui accusent le Conseil d’être de connivence avec le régime, non sans préciser qu’ils rendent les décisions dans le respect des lois. Le Conseil constitutionnel n’apprécie guerre la tournure que prennent les choses, depuis la validation du système de parrainage et le rejet de la requête de l’opposition regroupée autour du Front démocratique et social de résistance nationale (Fdsrn). En effet, la divulgation de certaines informations par la presse a fait sortir le président du Conseil, Pape Oumar Sakho, et ses camarades de leur réserve.