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Sam, Jan
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 Le dispositif de contrôle des parrainages mis en place au niveau du Conseil constitutionnel viole la Constitution. C’est là la conviction d’Abdoul Mbaye de l’Act dont la liste de parrainage a été invalidée par les «7 Sages». L’ancien Premier ministre qui se prononçait à l’occasion d’un point de presse organisée hier, lundi, à Dakar, informe par ailleurs avoir déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel pour contestation de son procès-verbal. 

 Selon le professeur d’histoire à l’Université de Columbia aux États-Unis, le principal défi de la prochaine élection présidentielle est l’organisation dans la plus grande transparence et le calme pour éviter la crise post-électorale. Invité de l‘émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier,  dimanche 6 janvier, Mamadou Diouf a par ailleurs relativisé l’impact des réseaux sociaux dans cette prochaine élection présidentielle. Organiser la prochaine élection dans la plus grande transparence et le calme, tel est le principal défi de l’élection présidentielle du 24 février, selon Mamadou Diouf, professeur d’histoire à l’Université de Columbia aux États-Unis. Invité de l‘émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier,  dimanche 6 janvier, Mamadou Diouf est formel.

Me Moussa Bocar Thiam, avocat de l'État est revenu dans un entretien avec Dakaractu sur le rejet des parrainages de quelques candidats de l'opposition. Il a répondu plus offensif que jamais aux opposants recalés "non pas par le Conseil constitutionnel, mais par les sénégalais eux-mêmes"...

Le parrainage n'en finit pas de faire des victimes. Sur les 27 prétendants qui avaient présenté leurs dossiers de candidature au Conseil constitutionnel, Macky Sall, Ousmane Sonko, Issa Sall, Karim Wade et Khalifa Sall ont, pour le moment, validé leur ticket tandis que Idrissa Seck, Malick Gakou et Me Madické Niang doivent combler leur gap de parrainages.

Le verdict du décompte des parrainages est tombé hier au Conseil constitutionnel. Les 27 candidats ont chacun reçu le pv concernant la séance de vérification de leurs parrainages. Cinq candidats ont obtenu le nombre de parrainages requis tandis que trois doivent passer au second tour. Le reste doit enterrer son rêve de participer à la présidentielle. Mais qu'en est-il des chiffres ?  

La controverse  autour du parrainage ne cesse de prendre de l’ampleur. Face à la presse hier, le Collectif des 25 candidats à la candidature pour la présidentielle de février prochain (C25), a accusé le Conseil constitutionnel de parti-pris  et de verser dans l’amateurisme, car n’ayant aucune qualification pour valider ou non les parrainages des candidats à la candidature. D’ailleurs, l’opposition ne compte pas en rester là, elle décrète une série de manifestations pour faire face à toute tentative de hold-up électoral.

 Les candidats à la candidature de la présidentielle prochaine qui n’ont pas pu dépasser la barre de 0,8% d’inscrits sur le fichier électoral, après le rejet de certains de leurs parrains pour divers motifs, ont jusqu’à vendredi prochain, à savoir 48h, pour combler le gap de signatures. A la sortie des mandataires du Conseil constitutionnel, certains ont maintenu le flou sur le nombre de parrains à compléter, d’autres ont confirmé avoir dépassé le stade des parrainages, certains ont exprimé des doutes sur le contrôle que font les «7 Sages». 

Le Conseil constitutionnel sénégalais a rejeté 19 des 27 dossiers de parrainage déposés en vue de la présidentielle de 2019. L’opposition y voit une volonté d’éliminer les challengers qui devaient faire face au président sortant, Macky Sall…

De mémoire de Sénégalais, on n’aura jamais vu aussi peu de candidats à une élection présidentielle depuis 1988, où seuls quatre concurrents s’étaient affrontés.

Le Conseil constitutionnel rappelle que les vérifications techniques des parrainages auxquelles elle a procédé du 26 au 30 décembre dernier, "ne préjugent pas de la recevabilité" des candidatures à la présidentielle du 24 février prochain, lesquelles seront examinées ultérieurement en vue de la décision arrêtant la liste finale des personnes autorisées à briguer la magistrature suprême à l’occasion de ce scrutin. 
  
"Les résultats des vérifications techniques auxquelles a procédé le Conseil constitutionnel ne préjugent pas de la recevabilité de la déclaration de candidature", laquelle "sera examinée, en vue de la décision arrêtant la liste des candidats, conformément aux dispositions de la Constitution, de la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel et de la loi n° 2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral modifiée par les lois n° 2017-33 du 21 juillet 2017 et n° 2018-22 du 4 juillet 2018", peut-on lire dans un communiqué publié sur le site Internet de la juridiction constitutionnelle. 

 La période de précampagne s’étend du vendredi 4 janvier 2019  à 00 heure au samedi 2 février 2019 à minuit. Telle est l’information livrée via un communiqué hier, dimanche, par le Cnra qui a tenu par la même occasion à rappeler les règles qui encadrent la couverture médiatique durant la même période. Au même titre que pour la campagne électorale proprement dite, la veille et/ou jour du scrutin et autre. «La période de précampagne s’étend du vendredi 4 janvier 2019  à 00 heure au samedi 2 février 2019 à minuit.

Le mouvement Sopi Sénégal  2019 et l'Alliance pour l'Alternance (ALAL) dirigé par le Président Samuel SARR, a déposé au Conseil constitutionnel 55 990 signatures pour 8 745  signatures validées, 12 814 signatures considérées comme doublons et  34 431 signatures rejetées dans le procès-verbal final. 

Au Sénégal, une vingtaine de candidats à la présidentielle sur vingt-sept a été recalée par le Conseil constitutionnel au contrôle des parrainages. Doublons, invalidités, électeurs inexistants : ce sont les différents motifs de rejet. Au sein d’un collectif baptisé le C25, l’opposition réunie a dénoncé la procédure. Plusieurs candidats disent maintenant refuser de se soumettre aux corrections demandées par le Conseil constitutionnel.

Précampagne électorale présidentielle : entre ambition, insuffisance et pratiques ambiguës : les velléités démocratiques mises à mal.

INTRODUCTION

L’inquiétude m’habite quand j’observe les multiples tensions à la veille de l’élection présidentielle de 2019. Il est vrai que les périodes préélectorales sont des moments durant lesquels, sans aucun doute, les passions s’exacerbent au point de prendre le pas sur la raison. Notre classe politique, en lieu et place de choix de société clairs, de propositions de politiques économiques et sociales cohérentes à la fois vraies et applicables, nous sert un verbalisme de guerre civile, des outrances, des insultes grossières, des suffisances grotesques de demi-dieu, de multiples dérapages qui peuvent conduire vers des « fosses à lion » capables de ruiner le socle sociétal et les fragiles velléités démocratiques mimétiques et imposées pour mieux faciliter la circulation des élites vers et dans les arcanes des pouvoirs souvent néocoloniaux.