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Jeu, Jan
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« Macky Maky Sall n’a pas déçu l’électorat et c’est pourquoi il sera réélu en 2019 ». C’est ainsi que le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a défendu bec et ongles le bilan du Président Macky Sall samedi à l’occasion de la célébration ce week-end des 6 ans du patron de l’Alliance pour la République (APR) par la convention des jeunesses républicaines (COJER). 

Voici les résultats de la dernière enquête réalisée par StatInfo, en collaboration avec Dakaractu. Le sondage, qui ne concerne que Dakar, comme celui livré par le même cabinet à la veille des Législatives, donne Macky Sall et Khalifa Sall en tête au premier tour de la présidentielle. En d’autres mots : ce sont les tendances issues des urnes aux Locales de 2014 et aux Législatives de 2017 qui vont se confirmer, si bien sûr, il n’y aura rien de changé sous le soleil de la capitale d’ici février prochain.

La tournée que Idrissa Seck mène à Touba depuis quelques jours alimente les présages des Augures, avec l’étape de Darou Mouhty, où le leader de Rewmi a décroché le soutien de Serigne Modou Kara Mbacké, sur fond de pourparlers secrets entre Macky Sall et Modou Diagne Fada. Avant de recueillir la bénédiction de ce petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, l’ex-Premier ministre avait enregistré le ralliement de Serigne Galass Kaltoum, fils de l’ancien khalife général, Serigne Bara Mbacké Falilou. La météo annonce d’autres tempêtes sur l’axe Thiès-Touba.

Entrée tardive dans la campagne à cause du rappel à Dieu de deux membres de sa famille, sabotages de plusieurs bureaux de vote le jour du scrutin... voilà quelques-unes des causes qui ont fait sombrer la coalition Présidentielle lors des dernières élections législatives à Touba. Loin de revenir sur cette histoire ou de se chercher des justifications, Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, qui s'estadressé exclusivement à Dakaractu, regarde devant et fait part de son nouvel engagement. Un engagement qui se résume à travailler pour faire gagner le Président Macky Sall à Touba et à travers le pays à l'occasion de la prochaine Présidentielle '' par gratitude et par conviction '', dit-il notamment.

La sortie du ministre conseiller, Youssou Ndour, et «l’alerte rouge» de l’actuel Directeur général du quotidien national Le Soleil, Yakham Mbaye, remettent au goût du jour les dissensions qui existent au sein de l’Alliance pour la République (Apr). Le parti présidentiel est miné par des querelles internes, dans la quasi-totalité des régions, posant ainsi la lancinante question de la structuration dudit parti. Et si le patron de ladite formation politique s’y plaisait bien, quand on sait qu’aucune injonction du patron de l’Apr n’a été faite pour demander aux uns et aux autres de se ranger derrière les coordonnateurs officiels ?

Dans les colonnes de Dakaractu, il avait déjà fait l'annonce de quitter le Président Macky Sall. C'est bizarrement qu'il avait choisi subitement de renoncer à sa décision en moins d'une dizaine de minutes d'intervalle. Interpellé en son temps sur sa reculade, il avait prétexté revoir sa méthode.

 Un nouveau mouvement citoyen vient s’ajouter à la longue liste de ceux déjà existants dans l’arène politique sénégalaise. Initié avant-hier, samedi 17 février, par Me Mame Adama Guèye, « Senegal Bu Bess » se veut une rupture contre les tares du régime en place et préconise « nouvelle république » au sortir de la présidentielle de 2019.

Karim Wade, le candidat du Pds en «exil» à Doha, ne compte pas rester encore plus longtemps dans l’ombre en direction de la présidentielle du 24 février prochain. Profitant de l’organisation à Dakar du Colloque international pour la paix, samedi dernier, il a décliné quelques pans du crédo moral du programme qu’il compte proposer aux Sénégalais, lors de la présidentielle 2019. Un programme dit pour « Un Sénégal de prospérité de paix et de concorde nationale». C’est par une large contribution adressée aux organisateurs et participants du Colloque international pour la Paix, tenu à Dakar ce samedi 03 février, que Karim Wade a présenté le fondement spirituel de son programme à destination des Sénégalais et du monde pour la prochaine présidentielle.

Le maire de Diémbéring a lancé un appel aux contours d’un avertissement voire d’un chantage, au chef de l’Etat Macky Sall. Tombon Guèye, par ailleurs responsable départemental d’Oussouye de l’Union Centriste du Sénégal (UCS) d’Abdoulaye Baldé, a lancé son appel en marge de la session budgétaire de « sa » commune.

En effet, le maire de Diémbéring a déclaré : « quand le président de la République va enfin concrétiser encore plus ses intentions relativement à la Casamance, en mettant le zoom et (faisant) une intervention chirurgicale dans la commune de Diémbéring, il va récolter tout de suite les dividendes politiques ».

 Pour la prochaine présidentielle, il faudra compter sur les 3 héritiers de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, notamment le chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et le fils biologique de Wade, Karim Wade. C’est la conviction d’Emmanuel Desfourneaux, juriste et Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, qui était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm, du dimanche 18 février.

A douze mois de l’élection présidentielle force est de constater que le système démocratique senégalais est à refonder. En effet, une véritable crise de confiance s’est installée depuis plusieurs années entre les sénégalais et leurs dirigeants politiques. Celle-ci se manifeste par les taux d’abstention élevés lors des différentes élections, par l’impossibilité des partis politiques de mobiliser des supposés militants sans faire recours à une distribution massive d’argent mais surtout par le développement d’un esprit de contestation des décisions politiques par les citoyens. Cette fracture entre les sénégalais et la politique, est nourrie par l’échec des politiques, les engagements jamais respectés et la transhumance.

 Macky Sall reprend son bâton de pèlerin aujourd’hui, pour la reprise des  tournées économiques. Cette fois, le chef de l’Etat se rend, du 19 au 20 février 2018, dans les régions de Fatick et de Kaolack, dans le cadre  du « suivi rigoureux de la mise en œuvre des politiques publiques » comme annoncé officiellement. Des tournées que l’opposition ne cesse de qualifier de campagne pré-électorale déguisée.