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Jeu, Jan
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 Le président du mouvement « Agir » qui poursuivait sa tournée nationale, dans la région de Kaolack, s’est prononcé sur la fiabilité du fichier électoral. Pour Thierno Bocoum, la question du fichier ne devait même pas se poser. « Nous tous sommes d’accord sur la refonte du fichier électoral. Mais le problème, c’est qu’il y a sabotage et une volonté manifeste de profiter du processus électoral pour avoir une avance sur les autres. Ce que nous dénonçons d’ailleurs avec véhémence. Il n’est pas normal dans le pays qu’on puisse battre le macadam pour demander à ce qu’il y ait une personnalité indépendante pour organiser des élections ».

Le comité de pilotage qui a été mis en place pour assurer l'état des lieux de l’audit du fichier électoral dit « être satisfait du travail », qui a été fait jusqu’à aujourd’hui. Selon le directeur exécutif du Centre Européen d'appui aux élections (ECES), Fabio Bargiacchi, le fichier constitue une base solide pour aller aux élections.

Toutefois, une meilleure qualité de la gestion et la transparente nécessiteront la mise en œuvre des recommandations formulées dans le rapport final, qui sera livré le 26 février prochain. Sur ce, il a recommandé de mettre en place un comité de suivi du fichier électoral.

 L’opposition sénégalaise travaille à mettre en œuvre une pluralité de candidats, lors de la présidentielle de 2019, pour bouter hors du pouvoir le régime du président Macky Sall. C’est le moins que l’on puisse dire, au vu des positions toutes tranchées des uns et des autres sur la question de la candidature plurielle de l’opposition. Que ce soit le président du parti Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef/Les Patriotes), Ousmane Sonko, le chargé des élections du parti les Libéraux démocrates réformateurs (Lrd/Yessal), Mouhamadou Faye, le député du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur), El Hadj Issa Sall, le porte-parole du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/B), Ndongo Diaw, ou encore Mamadou Diop Decroix, le patron d’And-Jef/Pads, tous s’accordent sur la nécessité pour l’opposition de présenter des candidatures plurielles.

Le ballon d’or George Weah, président de la République du Libéria, est attendu à Dakar ce mercredi pour rencontrer son homologue Macky Sall. Les deux personnalités partagent un signe du destin : elles ont déjoué les pronostics des augures pour, contre toute attente, arriver au plus haut destin politique dans leurs pays respectifs. Personne ne pouvait lire, à l’avance, dans les courbes de la Providence le secret de leurs étoiles. « Les décrets de la fortune sont enveloppés dans un nuage », laisse méditer Machiavel. Pour le cas de Macky Sall, ancien Premier ministre du Sénégal et ancien président de l’Assemblée nationale, c’est le projet de candidature unique avorté du Benno originel qui lui a ouvert le boulevard qui mène au palais.

En perspective des prochaines joutes présidentielles prévues en février 2019, le leader du mouvement citoyen "Gëm sa bop," Maodo Malick Mbaye, s'est inscrit dans une dynamique de mobilisation et de massification de son mouvement. Ce, afin d'assurer au président Macky Sall une réélection en 2019 dès le premier tour.
Ainsi, le président du mouvement "Gëm sa bop" a présidé une cérémonie de ralliement ce dimanche 11 février à Thiès, au quartier Darou Salam en la présence effective de fortes délégations de l'Apr et de la coalition Benno Bokk Yakaar. 

Le directeur de cabinet du président Macky Sall n'a pas du tout été tendre avec le président de Rewmi en la personne de Idrissa Seck.
Il a suffi de la question d'une de nos consoeurs au sujet du débat entre son mentor et l'ex Premier ministre, pour que le maire de Thiadiaye El Hadj Oumar Youm sorte de ses gonds : « Idrissa Seck est empierré dans la haine, c'est quelqu'un qui a un bilan de voleur avec les chantiers de Thiès. C'est quelqu'un qui dans sa trajectoire n'a utilisé que la trahison et le complot pour surclasser son monde.

 Les Libéraux démocrates réformateurs (Ldr/Yessal) n’ont de compte à rendre à aucun parti politique, pour la poursuite de leur participation aux concertations sur le processus électoral. C’est la position exprimée par ledit parti, par son chargé des élections, Mouhamadou Faye, qui précise que son parti est foncièrement contre le système de parrainage des candidats à la présidentielle, non sans accuser leurs détracteurs du Front national d’être au dialogue politique pour le compte des partis qui ont refusé de participer aux concertations. 

 Quoique contesté par le pôle des non-alignés et celui de l’opposition au Cadre de concertation sur le processus électoral, le système de parrainage des candidats à la présidentielle reste, jusqu’à nouvel ordre, la formule de la majorité pour…rationaliser les candidatures et les partis politiques aux joutes de 2019. Sud quotidien rebondit sur la proposition de la mouvance présidentielle en sollicitant les appréciations de certains analystes politiques sur la question. Points de vue croisés du Pr Ibou Sané de l’Ugb) de Saint-Louis, de l’analyste politique Momar Diongue, et de l’expert en communication et marketing politique Momar Thiam.  IBOU SANE, PROFESSEUR DE SOCIOLOGIE POLITIQUE A L’UGB : «Plus on élève la barre, plus on aura des candidatures de qualité»

Au micro de Dakaractu, le secrétaire général d'ACT n'a pas raté le régime de Macky Sall. Abdoul Mbaye, qui participe à la marche organisée par l'opposition, a fustigé les conditions dans lesquelles se sont déroulées les dernières législatives. Selon l'ancien Premier ministre, ces joutes électorales ont été entachées de tricherie pour permettre au camp présidentiel de gagner. Ce qui, selon Abdoul Mbaye, n'est pas digne du Sénégal qui réclame “une démocratie propre”. “Ces messieurs (Macky Sall et ses alliés) sont en train de la salir (...) Notre pays est devenu la risée du monde”, a-t-il déploré.

S’il y a un potentiel candidat à la présidentielle de 2019 et dont rien ne présage de sa possible participation aux joutes prochaines, c’est bien Mister Samuel Sarr. L’ancien Ministre et directeur financier de Me Wade, qui dispose d’une force de frappe financière terrible, risque de se révéler, à la face du Sénégal, le candidat que personne n’attendait, et qui ferait très mal à ses protagonistes, au regard de l’énorme travail souterrain qu’il est en train d’abattre. A y voir de près, il risque de chambouler la donne.

Ce n’est pas un hasard, si le Président Léopold Sédar Senghor s’est assis dans le fauteuil du Duc de Mirepoix, à l’Académie française, après avoir gouverné le Sénégal et les Sénégalais, c’est-à-dire cette ex-colonie d’Afrique et ses habitants (les Sénégalais) qui ont été colonisés, jusqu’à la moelle épinière. Très visiblement, l’amour des mots et la magie du verbe sont la sève nourrissante et débordante d’une vie politique qui chérit le duel sémantique, comme l’attestent deux épisodes mémorables de notre marche sur le chemin de la démocratie. Premièrement, le grammairien Senghor disait (avant la naissance du PDS en 1974) que l’UPS (la génitrice du PS) était un « Parti unifié » et non un Parti unique. Pourtant, l’UPS était le seul Parti présent sur l’échiquier politique. Les autres étaient illégaux et clandestins. Deuxièmement, il (toujours Senghor) opposa un décret à l’orthographe du mot « Siggi » que Cheikh Anta Diop avait choisi comme nom, pour le journal de son Parti : le RND.

Plus d'un millier de partisans de l'opposition sénégalaise ont manifesté vendredi à Dakar pour exiger une organisation équitable de l'élection présidentielle de 2019, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La manifestation rassemblait des formations de l’opposition qui boycottent le dialogue politique lancé en novembre par le président Macky Sall sur l’organisation de ce scrutin, prévu en février 2019.

Les participants brandissaient des pancartes sur lesquelles ils réclamaient notamment leurs cartes d’électeurs.

 Démarré depuis plusieurs semaines maintenant, le dialogue politique initié par le régime en place sur le processus électoral semble prendre du plomb dans l’aile. La société civile, invitée à jouer à la médiation entre les différents pôles, notamment la majorité, les non-alignés et l’opposition, a la lourde tâche d’arrondir les angles sur la question du parrainage des candidats à la prochaine présidentielle, d’ici jeudi prochain. La société civile a du pain sur la planche.