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Présidentielle 2019
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Dans l’idée de renverser l’équilibre des forces en faveur de l’opposition, le leader de Pastef a appuyé avant-hier (mardi) l’idée d’un boycott de la présidentielle prochaine par les opposants. Mais il a estimé que ledit boycott devrait concerner tout le monde et être accompagné d’actions sur le terrain.

 

Le Quotidien a évoqué hier l’idée d’un boycott de l’élection présidentielle par l’opposition, sans pour autant être en mesure de garantir la véracité de cette information qui a secoué plusieurs rédactions la veille. En fin de soirée hier, confirmation a été donnée, qu’effectivement, Ous­mane Sonko, leader de Pastef, avait envoyé un email le mardi 8 janvier à ses collègues membres du C23, ainsi qu’à plusieurs membres de mouvements syndicaux et/ou activistes.
Réagissant à la réunion de la veille de ce groupement de candidats recalés et de chefs de divers mouvements opposés à la Politique du gouvernement, le leader de Pastef a souligné à ses destinataires que «nous n’y sommes pas du tout si l’on pense que c’est par des correspondances et des recours qu’on fera bouger Macky Sall». Pour lui, seules des solutions radicales pourraient faire pencher la balance en faveur de l’opposition «face à la violence d’Etat multiforme».
Et c’est dans cet ordre d’idées que M. Sonko va préconiser à tous d’envisager «le refus de tous de participer à l’élection présidentielle dans ces conditions de forcing et de vol». Le leader de Pastef va néanmoins imposer à ce boycott deux conditions obligatoires dont on se demande comment elles pourraient être remplies. Il s’agirait, pour lui, que le boycott concerne «l’ensemble des 26 candidats de l’opposition (admis comme recalés au parrainage). Sans une seule exception». La seconde condition étant, pour lui, que chacun fasse le nécessaire «pour un vrai rapport de force sur le terrain et sans agenda personnel ni arrière calcul».
Au moment où il envoyait cet email à ses partenaires de l’opposition, Ousmane Sonko savait déjà qu’il était parmi les admis au parrainage. Néanmoins, comme hier lors du meeting de Gueum sa bopp sur la Place de l’Obélisque, il a prié ses partenaires de se décider le plus rapidement possible en leur rappelant que le temps leur était compté : «Nous sommes à une semaine de la proclamation de la liste provisoire, 2 semaines de celle de la liste définitive, 25 jours du début de la campagne.»
Comme écrit hier dans Le Quotidien, lors de la rencontre des dirigeants du C23, Malick Gakou, qui croyait encore en ses chances de passer le parrainage, avait rejeté la proposition de Amsatou Sow Sidibé. Avant-hier, ce sont des représentants du Pds, parlant à titre non officiel, qui se sont offusqués de la proposition de Sonko, en déclarant : «Il veut s’arroger un rôle de chef de l’opposition qui n’est pas le sien. Ce n’est pas à lui de nous imposer un quelconque boycott.» C’est dire que le combat d’unir l’opposition vers un objectif unique ne sera pas vraiment aisé et Ousmane Sonko apprend à le savoir.
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source: https://www.lequotidien.sn/presidentielle-2019-sonko-parraine-le-boycott-le-leader-de-pastef-precise-le-boycott-doit-concerner-les-admis-comme-les-recales/

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