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 Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (Cnra) a publié hier, jeudi 4 janvier 2018, son quatrième et dernier Avis trimestriel de l’année 2017, couvrant les mois d’octobre, novembre et décembre  derniers. Dans cet avis,  face aux nombreux dysfonctionnements notés durant cette période et qui constituent des violations de la réglementation en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le régulateur à formulé quatre recommandations majeurs à l’endroit de ces médias. Dans son Avis trimestriel n°004-2017, couvrant octobre, novembre et décembre derniers, face aux nombreux manquements, qui constituent des violations de la réglementation en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (Cnra), recommande  à ces médias de «veiller à la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, à la protection des mineurs dans la programmation audiovisuelle. Cette exigence légale est confortée par les stipulations des cahiers des charges des radios et télévisions.»

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 Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (Cnra) a publié hier, jeudi 4 janvier 2018, son quatrième et dernier Avis trimestriel de l’année 2017, couvrant les mois d’octobre, novembre et décembre  derniers. Dans cet avis,  face aux nombreux dysfonctionnements notés durant cette période et qui constituent des violations de la réglementation en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le régulateur à formulé quatre recommandations majeurs à l’endroit de ces médias. Dans son Avis trimestriel n°004-2017, couvrant octobre, novembre et décembre derniers, face aux nombreux manquements, qui constituent des violations de la réglementation en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (Cnra), recommande  à ces médias de «veiller à la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, à la protection des mineurs dans la programmation audiovisuelle. Cette exigence légale est confortée par les stipulations des cahiers des charges des radios et télévisions.»

Car, selon le régulateur, certains programmes audiovisuels pouvant troubler les enfants de -12 ans, ne doivent pas être diffusés avant 22h, notamment lorsque le scénario recourt à la violence physique ou psychologique, à la représentation d’actes sexuels.
 
Le Cnra invite les médias audiovisuels à «faire preuve de rigueur et de professionnalisme dans la vérification, le traitement, la présentation et la diffusion de l’information surtout dans la couverture de faits divers.» En ce sens que les médias, dans leurs activités quotidiennes, doivent scrupuleusement rester attachés aux principes éthiques et déontologiques, qui gouvernent l’exercice du métier de journaliste.

L’autre recommandation faite aux acteurs, c’est d’«éviter de servir de relais à des individus dépourvus de toute qualification légale et dont la promotion expose des populations non averties à des risques de détérioration de leur santé.» En fin, le Cnra les exhorte à «s’abstenir de diffuser des images, de faire la promotion de propos ou d’actes susceptibles de porter atteinte à la dignité et à l’intégrité sociale de la femme.»
 
DYSFONCTIONNEMENTS  ET MANQUEMENTS  CONSTATES
 
Ces quatre recommandations sont des réponses aux dysfonctionnements et manquements constatés au cours du quatrième trimestre de l’année 2017. D’abords, pour ce qui est du public jeune, «Enfance et Adolescence», concerné par 40,91% des impairs, le Cnra déplore la programmation à des heures indues de contenus à  caractère violent et/ou inapproprié sans signalétique, l'évocation continue de thèmes insoutenables liés à des faits divers, comme le viol et  l'infanticide, tout en les amplifiant par des commentaires et/ou plaisanteries complètement inappropriés. «Dans les émissions radiophoniques de faits divers,  c’est toujours la course au sensationnel, à l’inédit au détriment des différentes sensibilités, sans aucune précaution», informe la source.
 
Ensuite, s’agissant du volet «Éthique et Déontologie (36,36%)», le régulateur reproche aux médias audiovisuels le non-respect de la vie privée, de l'honneur et de l'intégrité de la personne humaine, avec la «diffusion de témoignages, révélations et/ou accusations portées par des personnes supposées victimes d’actes répressibles par ailleurs.» Il y a aussi l’incitation à des comportements discriminatoires en raison de la nationalité, avec «des médias, traitant du sujet de la mendicité, ont tendance à stigmatiser certains étrangers.»
 
Puis, la «Publicité»  qui couvre 18,8% des atteintes, n’est pas en reste. «La profusion d’émissions télévisées exclusivement dédiées à la publicité en faveur de prétendus guérisseurs en violation des dispositions de l’article 10 du décret n°67-147 du 10 février 1967 instituant le code de déontologie  médicale  qui  interdit  toute  forme  de  publicité  dans  le  domaine médical, de la loi relative à la publicité et des cahiers des charges. Pour précision, la diffusion de programmes, offrant une tribune à des personnes qui seraient capables de guérir toutes sortes de pathologies, constitue une violation grave du code de déontologie médicale et de la loi sur la publicité», note la source.
 
En fin, pour ce qui est de l’«Image de la femme (4,55 %)», le Cnra a constaté, pour le dénoncer, «la diffusion d’images dévalorisantes de la femme notamment dans les séries télévisées. Le conflit social, la rupture conjugale restent les déclencheurs d’intérêts dans la majorité des fictions. Les femmes y sont représentées dans des situations systématiquement conflictuelles, en dehors de toute communion sociale.»

source:http://www.sudonline.sn/le-cnra-sermonne-les-medias-audiovisuels_a_37770.html

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