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 C’est un bilan mi-figue, mi-raisin.  La rencontre d’évaluation de l’état de mise en œuvre des engagements pris entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants les plus représentatifs, tenue hier, vendredi 19 janvier, n’a pas encore dissipé les inquiétudes qui planent sur l’école publique. En cause : le régime indemnitaire. L’engagement du gouvernement de mettre 12 milliards FCfa à compter de janvier 2019 pour la revalorisation de cette indemnité, est en deçà des préoccupations des organisations syndicales. Ces dernières se réuniront aujourd’hui, samedi 20 janvier, en plénière pour dégager la conduite à tenir. 

Négociations

 C’est un bilan mi-figue, mi-raisin.  La rencontre d’évaluation de l’état de mise en œuvre des engagements pris entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants les plus représentatifs, tenue hier, vendredi 19 janvier, n’a pas encore dissipé les inquiétudes qui planent sur l’école publique. En cause : le régime indemnitaire. L’engagement du gouvernement de mettre 12 milliards FCfa à compter de janvier 2019 pour la revalorisation de cette indemnité, est en deçà des préoccupations des organisations syndicales. Ces dernières se réuniront aujourd’hui, samedi 20 janvier, en plénière pour dégager la conduite à tenir. 

 Le régime indemnitaire constitue aujourd’hui la pompe de discorde entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. La rencontre présidée hier, vendredi 19 janvier, par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, n’a pas permis d’évacuer cette question, pour donner une perspective de nature à préserver le climat de paix et de sérénité autour de l’école. L’engagement de l’Etat du Sénégal de mettre 12 milliards FCfa à compter de janvier 2019 pour la revalorisation de cette indemnité, n’agrée guère les organisations syndicales. Du moins, pour le moment, en attendant la décision qu’elles prendront aujourd’hui, samedi 20 janvier, au cours d’une plénière dont le procès-verbal fera l’objet de partage.
 
Les syndicats d’enseignants veulent plus qu’une enveloppe de 12 milliards FCfa proposée par l’Etat pour le régime indemnitaire qui, rapportée à la population concernée, sera une revalorisation au-delà de 10%.
 
Pour le porte-parole du jour, Saourou Sène, «l’engagement est très largement en deçà des préoccupations que nous avons exprimées. Le gouvernement nous a dit comme quoi il y a un niveau salarial élevé pour certains agents de l’Etat et faible pour d’autres. Ils ne savent pas comment faire pour arriver au juste milieu. C’est un argumentaire que nous ne pouvons accepter».
 
Cette rencontre tenue dans un contexte marqué par des élections de représentativité, où la table des négociations a été rationnalisée autour des syndicats désignés les plus représentatifs, a été une occasion pour le gouvernement de proposer une batterie de mesures importantes pour renforcer, selon Seydou Gueye, le niveau d’exécution de nos engagements.
 
En plus de maintenir le fil du dialogue permanent en se donnant rendez-vous le 19 avril prochain, le gouvernement s’est engagé sur la dématérialisation de la gestion des actes administratifs. L’objectif  est d’apurer tout le stock en délocalisant également les procédures. «Une somme de 32 milliards FCfa a été mobilisée pour la purge totale des dossiers en souffrance. L’objectif est d‘arriver à zéro dossier dans le circuit pour engager un nouveau système totalement dématérialisé en 2019 », fait savoir le porte-parole du gouvernement.
 
Sur la question relative à l’habitat social, Seydou Gueye a annoncé une enveloppe de 3,5 milliards FCfa dès  la fin du mois de mars pour l’aménagement des zones, notamment de Ziguinchor et du Lac Rose. En fin mars, les sites de Kolda, Richard Toll et Ourossogui seront disponibles. Pour Louga et Kaolack, le processus est en cours.
 
Sur le règlement des indemnités dues à l’occasion des examens de baccalauréat, c’est une bonne nouvelle pour les enseignants, car, indique Seydou Gueye, le reliquat de 211 millions FCfa devra être payé dès lundi à 12heures. «Les chèques sont au Trésor. Les sommes dues au titre de la participation aux examens, l’Etat a pris l’engagement de payer ses indemnités dans l’année, au plus tard le 30 novembre», a t-il déclaré.

Concernant les prêts DMC, Seydou Gueye affirme d’emblée : «pour toutes les conventions signées avant le mois de juin 2016, le premier décaissement se fera à la fin du mois de mars. Jusqu’au mois de septembre, il est prévu un décaissement d’au moins 2 milliards pour apurer le stock des conventions signées jusqu’en 2016. A la suite de quoi, poursuit-il, il sera mis en place un système externalisé pour garantir un taux de bonification permettant également la bonne mise en œuvre des prêts DMC qui ne sont pas spécifiques seulement au secteur éducatif ».
 
Le gouvernement, notamment le ministère de la Fonction publique et les syndicats ont décidé de se réunir le 25 janvier pour discuter sur les questions relatives à la situation de l’Institut islamique, à l’exploitation et la capitalisation des deux séminaires faits en relation avec le secteur de l’enseignement arabe et religieux, à la formation diplomante et la dotation logistique des Crfpe.
 
«Un audit de l’institut islamique sera fait. Le ministère de l’Education doit prendre des mesures idoines pour que les professeurs qui avaient été relevés de cet établissement, qu’on puisse les restaurer dans leur école », souligne Saourou Sene.
 
Toujours dans la dynamique d’améliorer la qualité des enseignements apprentissages, le gouvernement a décidé de dégager un montant 100 milliards FCfa pour la résorption des abris provisoires, en réponse à l’engagement du chef de l’Etat d’éliminer ce goulot d’étranglement. Avec quel échéancier ? La réponse est attendue par la communauté éducative.
 
I.Baldé

 

source:http://www.sudonline.sn/le-regime-indemnitaire-point-de-desaccord_a_37983.html

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