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 Les charges retenues contre le maire de Dakar, Khalifa Sall, et ses coinculpés, ont été corsées pour annihiler les prétentions présidentialistes du premier. Moussa tine en est convaincu. Invité hier de l’émission Objection sur Sud Fm Sen Radio, le président de l’Alliance démocratique Penco souligne que «le problème, c’est qu’on cherche à rendre Khalifa Sall inéligible». Tout en relever des violations de la procédure qui n’est pas épuisée, il prévient qu’ils ne se laisseront pas faire car ils vont engager la bataille sur les plans juridique, politique, mais aussi institutionnel.

Khalifa Sall Les charges retenues contre le maire de Dakar, Khalifa Sall, et ses coinculpés, ont été corsées pour annihiler les prétentions présidentialistes du premier. Moussa tine en est convaincu. Invité hier de l’émission Objection sur Sud Fm Sen Radio, le président de l’Alliance démocratique Penco souligne que «le problème, c’est qu’on cherche à rendre Khalifa Sall inéligible». Tout en relever des violations de la procédure qui n’est pas épuisée, il prévient qu’ils ne se laisseront pas faire car ils vont engager la bataille sur les plans juridique, politique, mais aussi institutionnel.

 «Non c’est vrai que Khalifat Sall est maire de Dakar, c’est vrai qu’il y a un certain nombre de problèmes entre lui et les tenants du pouvoir. Le problème, il est très simple, les gens ne veulent pas qu’il soit candidat. Tout le problème qu’on a aujourd’hui, c’est qu’on cherche à rendre Khalifa Sall inéligible. Il n’a pas un autre problème.» Moussa Tine est formel. Le président de l’Alliance démocratique Pencoo et membre de la coalition Mankoo Taxawu Senegal (MTS) était l’invité, hier dimanche, de l’émission Objection sur Sud Fm Sen Radio. Selon lui, «pendant très longtemps on cherché à (lui) mettre les battons dans les roues, depuis l’Acte III, l’emprunt obligataire, quand il a commencé à faire des tournées à l’intérieur du pays…»
 
Moussa Tine dénonce la précipitation dans le dossier du maire de Dakar. «Le problème, c’est que plusieurs fois, dans plusieurs affaires, dans plusieurs arrêts et décisions rendues par la justice de ce pays, y compris par les meilleurs juges, on a déjà accepté des cautions en nature. Aujourd’hui, le juge a décidé de ne pas accepter la caution, le juge a décidé qu’on va aller vers un procès. Nous n’avons jamais eu ce qu’on appelle un procès équitable. Nous n’avons jamais eu un service public de la justice qui ait donné le visage qu’on attend de lui. Dans cette affaire là, on ne cherche pas à préserver les biens de l’Etat… Qu’est-ce qui explique la précipitation dans cette affaire là. Combien de gens attendent encore un procès dans ce pays», parce que les juges sont en sous effectif et qu’il y a beaucoup d’affaires en instance, s’interroge-t-il ?
 
VIOLATION DE LA PROCEDURE ET DES DROITS DE LA DEFENSE
 
Et d’ajouter que «pour le cas de Khalifa, non seulement ils ont rejeté sa caution, alors que ces avocats on réagi, on append, par voie de presse, que le juge a déjà rendu son ordonnance. La notification est venue après, les gens ont eu l’information par voie de presse. Et, avant même qu’il ne soit notifiée l’ordonnance de renvoi, il y avait déjà l’avis d’audience. Et l’audience est déjà fixée pour jeudi», en violation de la procédure, des droits de la défense, insiste Moussa Tine.
 
Or, affirme-t-il, «physiquement, le juge là (d’instruction Samba Sall, ndlr) n’a plus de dossier parce qu’on a relevé appel contre sa décision. Il y a aujourd’hui une affaire pendante devant la Cour d’appel et une affaire pendante devant la Cour suprême. Comment lui, dans ces moments là, peut rendre une décision alors qu’il n’a pas de dossier avec lui ? Comment vous pouvez rendre une décision de renvoi (disant que telle personne doit aller en procès) alors que vous, dans le cadre de l’instruction, vous avez pris des actes qui ont été contestés devant un tribunal supérieur notamment la Cour d’appel et la Cour suprême ? Ces juridictions supérieures n’ont pas encore rendu de décision sur l’appel, vous, vous rendez votre ordonnance de renvoi. Tout ça c’est entre mardi, mercredi et vendredi… On n’a pas épuisé toute la procédure. Justement on nous renvoie en procès alors que la procédure n’est pas épuisée. C’est ça la différence», explique-t-il.
 
A l’en croire, Macky Sall et son régime sont prêts à tout pour écarter un adversaire politique. C’est cette logique qui les a conduits à corser les charges retenues contre Khalifa Sall et ses partisans, pour annihiler les prétentions présidentialistes de ce dernier. Car, en plus du «détournement de deniers publics», le délit  de «blanchiment de capitaux» a été ajouté au dossier rien que pour pouvoir le mettre en prison et beaucoup de décisions de justice sur cette affaire ont été pilotées par l’exécutif.
 
BATAILLES INSTITUTIONNELLE, INTERNATIONALE…
 
Cependant, lance-t-il, les pro-Khalifa ne se laisseront pas faire. Au contraire, ils vont se battre avec tous les moyens dont ils disposent pour sortir le député-maire de Dakar de cette situation. Et la bataille sera menée sur les plans juridique, politique, mais aussi institutionnel. Bref, sur tous les fronts, aussi bien sur le plan national qu’international puisque, dévoile-t-il, l’innovation de taille dans leur défense sera la bataille institutionnelle. Et ce combat se fera en concomitance avec ceux politique et juridique. D’ailleurs, prévient-il, la question de la levée de l’immunité de Khalifa Sall va revenir pendant le procès en ce sens que «cette levée n’a pas été faite dans les règles de l’art».

 

SOURCE:http://www.sudonline.sn/-le-probleme-est-simple-on-cherche-a-rendre-khalifa-sall-ineligible_a_37497.html

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