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 Au Sénégal, il n’y a pas de délits politiques, ni de juridictions politiques. Ce sont les assurances de l’avocat politique, non moins leader du parti Le Front républicain, Me Ousmane Seye qui indique, dans l’émission politique Grand Jury du dimanche 17 décembre, qu’il est impossible d’avoir un procès politique au Sénégal. Il estime ainsi que parler de «procès politique» dans l’affaire Khalifa Sall n’est rien d’autre que de la «désinformation» et de «l’intoxication». Renvoyé au 3 janvier prochain, le procès du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, en prison dans le cadre de la caisse d’avance de sa mairie, n’en finit pas de délier les langues.

A l’émission politique Grand Jury de la Radio futurs médias (Rfm) du dimanche 17 décembre, la robe noire, non moins leader du parti Le Front républicain, Me Ousmane Seye parle de beaucoup «d’intoxication» et de «désinformation» dans ladite affaire, qualifiée par d’aucuns comme «un procès politique».

En effet, Me Seye informe que pour qu’un procès soit politique, il faut qu’il concerne une personnalité politique, avec des délits politiques, jugée par une juridiction politique. Dans le cas d’espèce, il pense que ce n’est pas possible. Pour cause, selon lui, «au Sénégal, il n’y a pas de délits politiques, ni de juridictions politiques, même la Haute cour de justice ne l’est pas». Cela, tout en admettant par ailleurs que ladite affaire concerne une personnalité éminemment politique.  
 
Le Vice-président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), membre de la mouvance présidentielle, indique ainsi qu’on ne demande pas au tribunal de juger la personne de Khalifa Sall, ni ses activités politiques, encore moins sa personnalité politique. Pour lui, toutes ces choses politiques n’intéressent pas la cour. Sur le cas de l’édile de la ville de Dakar, Me Seye précise que «le tribunal est saisi sur des faits précis prévus par le Code pénal». Il s’agit, à son avis, des délits de détournement public, d’escroquerie portant sur des fonds publics, de faux et d’usage de faux, de blanchiment d’argent. Cela veut dire qu’à l’occasion dudit procès, «vous n’entendrez jamais le juge poser des questions à Khalifa Sall relatives à sa personnalité politique, à ses ambitions politiques, à ses activités politiques», indique-t-il. Donc, il refuse qu’on qualifie ladite affaire de politique dès lors que c’est un tribunal correctionnel, qui est une juridiction de droit commun, qui va juger Khalifa Sall.
 
Sur les réserves exprimées par certains sur le juge Maguette Diop, chargé de vider l’affaire, Me Seye laisse entendre qu’il y a, au total, 3 juges pour ce procès. Qui plus est, rassure-t-il, «lorsqu’un juge donne une décision qui n’est pas conforme à la loi, l’avocat a la possibilité de recours même contre le juge». Donc, il pense qu’il faut arrêter de parler de «procès politique, de juge politique, de juge non indépendant».

 

source:http://www.sudonline.sn/il-ne-peut-y-avoir-de-proces-politique-au-senegal_a_37577.html

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