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Ven, Mar
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 L’on a coutume de se targuer d’une expérience électorale centenaire au Sénégal, pour rassurer sur la tenue d’élections calmes et transparentes, mais il n’en demeure pas moins que le pays n’a pour autant pas été épargné par la violence électorale. En perspective des élections de 2019, les germes de la violence résident, dans la rupture unilatérale du consensus autour du parrainage, du bulletin unique, tout comme de la personnalité en charge de l’organisation des élections, etc. 

Tout porte à croire que le système de parrainage, tant redouté par l’opposition sénégalaise, motive deux mesures prises lors de la rencontre du Conseil des ministres de ce lundi : le projet de révision constitutionnelle et la modification du code électoral.

Ainsi, presque deux ans, jour pour jour, après le référendum de 2016, on risque d’assister à une énième modification des articles 3 et 24 de la Constitution.

Les partis de l’opposition, membres de l'Initiative pour des élections démocratiques (Ied), ont annoncé hier, vendredi 16 mars, un nouvel plan d’actions dans leur bras fer avec le régime en place autour de la question relative au processus électoral. En conférence de presse organisée hier, ils ont annoncé une série de manifestations dont une visite auprès de l’ambassadeur des États-Unis à Dakar, un meeting à Pikine-Guédiawaye le 22 mars, et un nouveau sit-in devant le ministère de l’Intérieur le 23 mars prochain. 

Farba Ngom, député à l’ Assemblée Nationale du Sénégal, s’est permis une sortie des plus scandaleuses dans la presse pour demander au Président Macky Sall de démettre de ses fonctions de Médiateur de la République, Maître Alioune Badara CISSE.

Cette sortie supplémentaire, après celle de Monsieur Aly Ngouye Ndiaye, vient confirmer, s’il en était encore besoin, le manque de patriotisme et la faiblesse politique de certains de nos responsables tenant du pouvoir. 

Si le Médiateur de la République a lancé son alerte le samedi 24 février dernier, à l’occasion de la conférence du mouvement « ABC JAIME  », voilà qu’un représentant du Peuple aujourd’hui dépité par tant de maladresses et de bassesses politiques, s’arroge la voix des faucons tapis au cœur du régime pour prouver, une fois de plus, ses incapacités.

 « Je suis plus que jamais déterminé à faire face à Macky Sall lors de la prochaine présidentielle et à le battre». Telle est la conviction de Karim Wade qui, dans une tribune adressée hier à la presse, est revenu sur l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui le dédouane des accusations portées contre sa personne par la justice sénégalaise, en refusant de cautionner la confiscation de ses biens. Karim Wade est décidé à en découdre avec Macky Sall. Depuis le Qatar, le fils de l’ex-Président convaincu qu’il est victime d’un acharnement de la part d’un pouvoir qui veut se débarrasser d’un adversaire politique, a défié ouvertement le chef de l’Etat. Par le biais d’une  correspondance adressée en ce sens, le candidat du Pds est sorti du bois pour afficher ouvertement son sentiment vis-à-vis des poursuites engagées contre sa personne.

Serigne Thierno Bousso Abdourahmane, chef religieux à Touba Guédé et auteur du livre retraçant en arabe les réalisations du Président Macky Sall, digère encore très mal la visite qu'Idrissa vient d'effectuer cette semaine dans sa localité.

Par arrêté de ce jeudi 8 mars 2018, le préfet de Dakar a interdit le rassemblement décidé par l’Initiative pour des élections démocratiques (IED) sur la place Washington pour exiger la démission d’Aly Ngouye Ndiaye en sa qualité de ministre chargé des élections et la mise en place d’une Autorité indépendante chargée d’organiser et de superviser les élections au Sénégal. L’IED rejette cet arrêté et le dénonce avec la dernière énergie parce qu’il est contraire aux dispositions de la constitution. Elle réaffirme sa détermination à exercer ses droits constitutionnels.

En visite à Saint-Louis, dans le cadre de ses activités politiques, Idrissa Seck a dénoncé les nouveaux accords de pêche devant être entérinés, le 31 mars prochain, entre le Sénégal et la Mauritanie. Pour le président du Conseil départemental de Thiès, les accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie, avec notamment son projet de débarquer les prises à Ndiago (territoire mauritanien), ne prennent pas en compte les intérêts des pêcheurs de Guet-Ndar, encore moins ceux du Sénégal. 

Selon des propos rapportés par des organes de presse le samedi 10 mars 2018, le député Moustapha Cissé Lo, vice-président de l’Assemblée nationale, s’en est pris violemment aux magistrats, leur reprochant de manquer d’impartialité et de « faire du n’importe quoi ».

A l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, Macky Sall a révélé une facette jusque-là, méconnue de lui. Dans son discours, le président de la République a montré que charité bien ordonnée doit commencer par soi en rendant d'abord hommage à son épouse, la première dame Marième Faye Sall.