Le président de la République, Macky Sall, a visité dimanche matin les installations du barrage de Niandouba, dans la région de Vélingara (sud), dans le cadre de la tournée économique dans la région de Casamance, a constaté l'envoyé spécial de l'APS.
 
Ce barrage est une infrastructure dédiée à l'aménagement de terres cultivables dans la vallée de l'Anambé dont le dispositif est appelé à jouer un rôle important dans le programme d'autosuffisance en riz initié par les pouvoirs publics sénégalais.

  Le ministre de l’agriculture et de l’Equipment rural, le Dr Pape Seck va visiter la région de Casamance en commençant par kolda. Au Fouladou une rencontre avec les producteurs est prévue. Mais le ministre va visiter la Vallée de Anambé où la Sodagri qui va jouer sa partition dans la bataille pour l’autosuffisance en riz, entame son envol avec le DG Moussa Baldé, par ailleurs, président du conseil départemental de kolda. Et de révéler que « D’ici fin 2016 tout le bassin de l’Anambé sera réhabilité et les stations de pompage électrifiées ». Il revient dans cet entretien sur ce programme d’autosuffisance en riz et les réformes en cours au sein de la sodagri.  

Capture d’écran 2014-06-05 à 15.50.57
iGFM (Dakar) La famille Gano du village d’Anambé sis dans le département de Kolda est frappé depuis avant-hier par un deuil. La dame Fanta Gano a été froidement tuée par sa belle sœur Ndèye Gano à l’aide d’une barre de fer.
 
Le meurtre qui s’est produit hier mercredi 04 juin 2014 vers les environs de 17h continue de défrayer la chronique à Anambé et fait l’objet de tous les sujets de conversations à travers toute la région de Kolda.

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iGFM (Dakar) La famille Gano du village d’Anambé sis dans le département de Kolda est frappé depuis avant-hier par un deuil. La dame Fanta Gano a été froidement tuée par sa belle sœur Ndèye Gano à l’aide d’une barre de fer.
 
Le meurtre qui s’est produit hier mercredi 04 juin 2014 vers les environs de 17h continue de défrayer la chronique à Anambé et fait l’objet de tous les sujets de conversations à travers toute la région de Kolda.

Soucieux du défi de l’autosuffisance alimentaire, le footballeur El Hadji Ousseynou Diouf et le chanteur Akon vont exploiter chacun 75 hectares de terres dans la vallée de l’Anambé pour contribuer à la production de riz du Sénégal. Une initiative saluée par l’Etat.

Dans ses discours, le président Macky Sall a souvent insisté sur le fait que l’agriculture ne doit pas être perçu comme un secteur destiné uniquement aux pauvres, mais elle peut être une importante source de revenus.

ACTE 3 DE LA DÉCENTRALISATION - Anambé (Kolda) refuse d'intégrer Diaobé (Vélingara)

iGFM (Dakar) Le vent de protestations contre certaines propositions annoncées dans l’acte3 de la décentralisation continue de souffler partout à travers le pays. A Kolda une mesure rattachant le secteur du bassin rizicole d’Anambé à la commune rurale de Diaobé soulève la colère des populations de cette bourgade célèbre à travers la SODAGRI (Société de Développement Agricole et Industriel du Sénégal) implantée dans la localité en 1978 pour une irrigation rizicole au sein de la vallée du bassin d’Anambé. Elles ont organisé un grand rassemblement de vingt villages pour  exiger que leur localité soit érigée en commune rurale. Les 1644 habitants du village d’Anambé ainsi que ceux des villages environnants crient à l’injustice

Le bassin de l’Anambé a enregistré cette année une production record de 10 000 tonnes de riz. Un résultat qui est dû, en grande partie, à la bonne pluviométrie et à l’équipement du bassin en matériels agricoles. Malgré tout, de faibles rendements sont constatés pour le maïs qui représente la principale nourriture de base dans le Fouladou. Conséquence, une disette s’est installée dans ce département de Vélingara. Les producteurs du bassin de l’Anambé, situé dans le département de Vélingara, entament les récoltes de riz dans des difficultés. En effet, ils récoltent à la faucille. Une situation qui constitue un véritable manque à gagner pour les riziculteurs du fait qu’ils vont enregistrer d’énormes pertes. C’est l’avis de Boubacar Diallo, un des responsables de la Fédération des producteurs du Bassin de l’Anambé (Feproba). Selon ce producteur, ’à cause de la forte humidité causée par les eaux qui occupent nos parcelles, nous sommes obligés de récolter à la main puisque les moissonneuses ne pourront pas accéder aux périmètres. Avec cette technique artisanale, nous allons enregistrer beaucoup de pertes. C’est ce que nous ne cessons de dénoncer.’ Mais ces arguments sont dégagés en touche par Charles Antoine Large, le chef de la division Appui au développement rural de la Sodagri : ‘C’est faux. Dans le bassin, il y a deux situations qui se présentent. D’abord, les surfaces récoltables mécaniquement sont estimées à 81 520 ha alors que seuls 46 578 ha seront récoltés manuellement.’ Et de préciser que, ‘du point de vue technique, toutes les parcelles sont récoltables mécaniquement. 

Les villages du secteur de Anambé sont situés dans le département de Kolda, et se trouvant à un jet de pierre du département de Vélingara. Une situation géographique qui a dû pousser des politiciens à demander son rattachement à la commune de Diaobé-Kabendou, dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation en projet. Les populations des villages concernés disent n’avoir pas été consultés auparavant et ne sauraient, par conséquent, adhérer à la proposition.