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 Le Sénégal a abrité avant-hier, lundi 10 septembre, une consultation régionale en vue d’adopter une déclaration d’engagement sur la réduction des risques en Afrique liés à l’usage des drogues injectables (Cdi). 

Cinq pays de l’Afrique (Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau et Sénégal) s’étaient donné rendez-vous au Sénégal avant-hier, lundi, afin de réfléchir sur les mécanismes pouvant réduire les risques liés à l’usage des drogues injectables

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Selon les différents acteurs de la riposte, bien que l’aspect répressif demeure, il est temps de mettre le focus sur la dimension sanitaire, en procurant aux usagers les soins et l’assistance nécessaire pour lutter contre ce fléau. « Les consommateurs de drogues injectables ne sont pas suffisamment touchés dans la réponse au Vih/Sida.  Le taux de prévalence reste de 9% chez cette couche tandis que la population générale est à 0,5%, d’après le dernier recensement. Il est temps de s’interroger et de voir comment avec cette criminalisation des drogues, procurer des soins à ces personnes vulnérables », avait lancé Maguette Mbodji Guèye, secrétaire exécutive de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs).  Elle a en outre renseigné que cette consultation régionale entrait dans le cadre du Programme régional Réduction des risques Vih/Tb et autres comorbidités et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables dénommé Pareco et mis en œuvre au Burkina Faso, au Cap Vert, en Côte d’Ivoire, en Guinée Bissau et au Sénégal, sur une subvention du Fonds Mondial dont son institution, l’Ancs, est le récipiendaire principal.

De l’avis de Vanessa Rousselle, gestionnaire de portefeuille Fonds mondial, l’utilisation de drogues injectables a été démontrée dans 179 pays dans le monde en 2017, soit 31 pays de plus en comparaison avec l’étude précédente. « Cette situation est particulièrement préoccupante dans les pays où la charge de morbidité et la prévalence au Vih et à la tuberculose sont élevées » a-t-elle fait comprendre.  Et de poursuivre : « la réduction des risques fait parfois peur. On craint d’inciter l’usage de drogues, on craint de s’engager dans un cercle vicieux. Or, c’est tout le contraire en réalité».

Face à la criminalisation des drogues et de leur utilisation, Vanessa Rousselle soutiendra que c’est aujourd’hui prouvé que cette donne a conduit à augmenter la population incarcérée, avec les conséquences que l’on connait, à augmenter la stigmatisation et la discrimination, à aggraver les conséquences en matière de santé. Or, l’incarcération augmente les risques de contracter le Vih, l’hépatite C et la tuberculose, mais aussi dissuade les usagers de rechercher les traitements qui leur conviennent.

Pour autant, avait-elle affirmé que « le Fonds mondial est convaincu que c’est seule, à travers une volonté politique forte, que la question de la prise en charge du Vih/Sida chez les personnes consommatrices de drogues injectables peut être abordée. Faute de quoi, elle constitue une réelle entrave à la mise en œuvre effective des programmes de lutte contre le sida et la tuberculose ». Pour rappel au sortir de cette rencontre, les acteurs de la réponse avaient à adopter pour hier, mardi, une déclaration d’engagement sur la réduction des risques en Afrique.

 

source:http://www.sudonline.sn/cinq-pays-africains-dont-le--senegal-s-engagent_a_41063.html

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