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Jeu, Avr
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Abdoulaye Bathily a gardé sa liberté de ton, malgré ses accointances avec le régime de Macky Sall. Le médiateur de l'Organisation des Nations-Unies qui a accompagné le Président Macky Sall dans sa conquête du pouvoir en 2012, ne partage pas les agissements de ce dernier sur beaucoup de questions qui alimentent actuellement la polémique au Sénégal.

Le maire de Mermoz-Sacré coeur, risque d’être déféré au parquet ce mardi, inculpé et placé sous mandat de dépôt. En effet, trois infractions (outrage à magistrat, offense au chef de l’Etat et appel à l’insurrection), pèsent sur lui.

Son avocat, Me El Hadji Diouf, qui l’a rencontré dans les locaux de la Section de recherches de la gendarmerie, soutient qu’aucune de ces infractions ne tient la route.

“Il n’a pas offensé le Président, il n’a pas insulté les magistrats et il n’a pas appelé à une insurrection. Il s’est expliqué en Français. Il n’a pas appelé à l’insurrection, mais à la mobilisation. Il n’a outragé aucun magistrat. Si un magistrat se sent outragé, il n’a qu’à porter plainte et il rapportera la preuve de ses allégations. Il n’y a rien dans le dossier. Je pense qu’il sera libéré”, déclare Me El Hadji Diouf.

L'enseignant, Aziz Diédhiou a été attrait devant le tribunal des flagrants délits de Dakar ce lundi, pour des faits de viol sur mineure et de pédophilie au préjudice de Y. Ngom, 12 ans et élève dans son établissement. Il risque de croupir les dix prochaines années de sa vie en prison, si toutefois le juge suit le réquisitoire du parquet. Il sera édifié sur son sort le 22 mars prochain.

e non-lieu finalement accordé à Mme Aïda Ndiongue, sa cliente, Me Seydou Diagne s'en est félicité. "Pour nous, c'est un grand motif de satisfaction". Tels sont les premiers propos du conseil de l'ex-sénatrice. Dans un entretien téléphonique qu'il a accordé à Seneweb, ce lundi 5 mars 2018, Me Diagne a soufflé un ouf de soulagement.

 Le juge Malick Lamotte, président du tribunal de grande instance de Dakar statuant en matière correctionnelle dans le cadre du procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, n’a pas retenu le détournement de deniers publics dans les délits reprochés à Khalifa Sall et cie. Voici in extenso son délibéré. « Le tribunal relaxe tous les prévenus du chef d’accusation d’association de malfaiteurs. Relaxe Mbaye Touré et Khalifa Ababacar Sall des chefs de détournements de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
 
Relaxe Fatou Traoré, Amadou Makhtar Diop, Ibrahima Yatma Diaw, Mamadou Oumar Bocoum, Yaya Bodian et Ibrahima Touré du chef de complicité de détournement de deniers publics.
 
Relaxe Fatou Traoré, Mamadou Oumar Bocoum, Amadou Makhtar Diop, Ibrahima Touré et Ibrahima Diaw du chef de complicité d’escroquerie comptable ou de deniers publics.
 
Relaxe Ibrahima Yatma Diaw et Amadou Makhtar Diop du chef d’usage de faux dans les documents administratifs. Requalifie les faits de faux en écriture de commerce reprochés à Fatou Traoré en complicité en écriture de commerce.
 

 La deadline du maire de la Médina sonne comme une déclaration de guerre. Bamba Fall soutient mordicus qu'après le 30 mars, ils ne vont plus jamais accepter que Khalifa Sall passe un jour de plus en prison.
Selon lui, depuis l'emprisonnement du maire de Dakar, aucun de ses collaborateurs ne dort avant de saluer les efforts du président Abdoulaye Wade. Selon Bamba Fall, c'est dans le malheur que l'on reconnaît les siens.

 Alors que l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) continue de faire de l’indépendance des magistrats, en réclamant le départ du président de la République et du ministre de Justice du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) son cheval de batail, l’Etat a mis en place, le jeudi 22 février dernier, un Comité de concertation sur la modernisation de la justice, sous la houlette du Professeur Isaac Yankhoba Ndiaye, ancien membre du Conseil constitutionnel. Il s’agit là d’une matérialisation de la volonté exprimée du Chef de l’Etat d’engager des concertations larges et inclusives sur la question, lors l’audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux du jeudi 11 janvier 2018.

La récente sortie de feu Mamadou Diop, ancien maire de Dakar, pour disculper l’actuel maire, Khalifa Ababacar Sall, dans l’affaire dite de la caisse d’avance, les louanges de ses pairs de l’AIMF comme les nombreuses manifestations ou interventions de certaines autorités coutumières et/ou religieuses de ce pays, ne changeront rien au verdict. La décision du juge Malick Lamotte est tombée hier, vendredi 30 mars, au tribunal de Dakar et elle est sans appel.

 Libération a pris connaissance du contenu de l’ordonnance de la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CI-CREI) accordant un non-lieu total à Aïda Diongue mise en examen pour enrichissement illicite présumé. En plus de « laver » totalement l’ex sénatrice libérale, la CI-CREI a ordonné la main levée sur les bijoux saisis dans ses coffres mais aussi sur la rondelette somme de 9 milliards de FCFA provenant d’une souscription de bons du trésor ivoirien arrivée à échéance depuis 2017.

« Mon enguagement et ma disponiblité à servir le pays restent sans faille », a declaré le maire de Dakar quant le président du tribunal Malick Lamotte l’a appellé à la barre pour son dernier mot. « Le fondament du procès est politique. J’ai toujours servi l’Etat. Et j’ai toujours été irreprochable. On ne m’a jamais fait un quelconque reproche », s’est dé- fendu Khalifa Ababacar Sall.  Le maire de Dakar a demandé une fois de plus la relaxe de ses coprevenus qui, juge-t-il, n’ont en aucun cas commis des actes repréhensibles. « Nous n’avons rien fait de reprehensible. Je suis là, parce j’ai pris des décisions et j’en assume les consé- quences. Eux, ils n’ont pas le droit d’être là. Ce qui leur est reproché est tellement injuste que chaque matin que je les rencontre ici, j’en souffre», a-t-il déclaré.