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Sam, Jan
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« La traque des biens mal acquis doit être élargie à tous les régimes. Toute personne ayant géré les ressources publiques, doit rendre compte» a plaidé le ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong. Le responsable de l’Apr qui s'exprimait au cours d'une rencontre à Pikine, jugeait "dérisoire" les 200 milliards annoncés par Mimi Touré, arguant que "le Sénégal a trop souffert de la mauvaise gestion et du pillage de ses ressources". Tels sont les propos de Pape Gorgui Ndong qui ont lézardé le ciment du solide campagnonnage entre l'Apr et le Ps au sein de Benno Bokk Yakaar. 

Selon Madame Aminata Touré, ancienne Première Ministre du Sénégal, la traque des biens supposés mal acquis a permis à l’Etat de recouvrer 200 milliards de FCAF. Certains éminents membres de l’opposition, de la société civile et du pouvoir contestent le montant de Madame Touré. De son côté, le Président de l’Assemblée Nationale a déclaré ignorer tout de ces milliards. 

Un débat fort contradictoire a fait suite à la sortie de Madame Touré. Pour l’émergence du Sénégal, ce débat s’est révélé sans intérêt pour les citoyens, l’essentiel se trouvant ailleurs. On peut se demander pour quelle raison et pour quel objectif,  Madame Touré a-t-elle déterré ce vieux thème polémique de la traque des biens supposés mal acquis. 

Combien la « traque aux biens mal acquis » a-t-elle rapporté à l’État sénégalais : 50, 150 ou 250 milliards de francs CFA ? Depuis la sortie fracassante de l’ex-Première ministre Aminata Touré, fin décembre, les spéculations vont bon train quant-à la réalité des sommes recouvrées depuis 2012…

Présentée comme l’un des principaux chantiers engagés par Macky Sall au lendemain de son élection, en mars 2012 , la « traque aux biens mal acquis » fait l’objet, au Sénégal, d’une controverse récurrente.

 Les jeunesses républicaines du département de Kaolack qui poursuivaient mercredi dernier une assemblée générale d’informations et de sensibilisation, ont invité le gouvernement du Sénégal à soutenir l’ex-ministre Garde des Sceaux, dans le débat qui le met en croisade avec l’opposition au sujet des 200 milliards déclarés dans la traque des biens mal acquis. Malgré la volonté de l’Assemblée nationale de mettre en route une commission parlementaire chargée d’enquêter sur cette affaire, leur coordonnateur Abdoulaye Diop qui parlait à leur nom a même suggéré à ce que l’Etat ordonne une nouvelle démarche qui permettrait à l’ex-Premier ministre de mieux s’expliquer sur sa déclaration en tant que premier personnage à enquêter sur l’affaire supposée de la traque des biens mal acquis.
 

 Le coordonnateur national du parti « Alliance pour la promotion du Développement local » (Aprodel) a annoncé dans une rencontre avec la presse que contrairement à ce que beaucoup pensent, le communiqué du gouvernement n’a pas contredit Mme Aminata Touré. Au contraire, il n’a fait que confirmer les déclarations de l’ex-Premier ministre.  Ainsi après avoir remercié le président Macky Sall pour sa clairvoyance de faire sortir un tel communiqué et félicité Mme Mimi Touré pour sa loyauté, sa fidélité et son sens de l’éthique et de la morale, Moussa Fall s’est dit indigné de voir d’autres déclarations qui fusent de partout pour contredire cette dame considérée comme la pionnière de la traque des biens mal acquis. Mais le coordonnateur de l’Aprodel face à la situation dit renouveler à Mimi Touré le soutien de son parti et leur solidarité et lui réitère leur engagement auprès d’elle.

Professeur d'histoire à Columbia University aux Usa, le Professeur Mamadou Diouf, nous livre son analyse sur les questions d'actualité tant au niveau national, qu'international. Dans cet entretien exclusif accordé à "L'As", il aborde de nombreux sujets brûlants comme la décision de Donald Trump de faire de Jérusalem la capitale d’Israël, l'arrestation de l'ex-ministre des Affaires étrangères aux Etats-Unis, Cheikh Tidiane Gadio, mais, il évoque surtout la prochaine élection présidentielle, en jugeant les chances des uns et des autres. Enfin, l'historien se prononce sur la traque des biens supposés mal acquis qui est dans une "impasse", dit-il.

La décision de Donald Trump de faire de Jérusalem la capitale d’Israël n'isole-t-elle pas les Etats-Unis de la communauté internationale ?

En faisant l’inventaire des biens supposés recouvrés dans « la traque des biens mal acquis », l’ancien Premier ministre Aminata Touré n’a pas tout dit ou a feint d’ignorer certains dossiers. A titre d’exemple, le député Mamadou Lamine Diallo rappelle que le ministre Amadou Bâ avait affirmé que le contentieux Arcelor Mittal relève de la traque alors que Mimi Touré n’en parle pas.

Si cela ne dépendait que de Pape Gorgui Ndong, la traque ne se limiterait seulement à l’ancien régime libéral. De ce fait, personne ne parlera de justice sélective dans le cadre de la reddition des comptes. En effet, pour le ministre de la Jeunesse, celle-ci doit s’appliquer à tous les régimes du Sénégal indépendant à nos jours.

Quatre heures avant les premières minutes de l’année 2018, le Président Macky Sall a adressé aux Sénégalais et aux hôtes du Sénégal, un message traditionnellement chargé de vœux, de volontés et de visions. Comme d’habitude, le discours (fruit d’un travail coordonné) est structuré. A ce titre, l’allocution présidentielle a balayé des pans de l’année écoulée (2017) et meublé l’année naissante (2018) de perspectives que le gouvernement de la république doit incessamment et ardemment matérialiser. Wait and see !

 Il n’y a jamais eu de loi rectificative concernant les 200 milliards recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis et le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse «ignore» tout de cet argent. Ce sont les assurances du Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), qui dit rester sur la mission qui lui a été confiée, notamment la gestion du secteur législatif. Il s’exprimait en marge de la journée d’étude organisée par le Mouvement national des jeunes pour le progrès (Mnjp), le samedi 23 décembre dernier. La polémique suscitée par les déclarations de l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, Aminata Touré, notamment les 200 milliards recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis, ne désemplit pas. Cette fois-ci, c’est la deuxième personnalité de l’Etat qui s’en mêle pour dégager toute sa responsabilité sur la supposée somme encaissée par l’Etat du Sénégal.