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On en sait aussi un peu plus sur l’appartement acheté à Montréal par Mamadou Pouye, présumé prête-nom de Karim Wade. Selon les documents obtenus par Sherpa, l’opération a été réalisée le 3 mai 2012 devant Me Gabriel Dumont. le vendeur se trouve être les Habitations Armeca ltée, immatriculée sous le numéro 1166804345, représentée et agissant par Daniel Barbeau, son secrétaire.

 Le Blanchiment de l’ancienne sénatrice libérale, Aïda Ndiongue, par la Crei n’en finit pas de faire couler d’encre et de salive. Entre l’opposition et le pouvoir, l’on ne s’accorde pas sur la lecture de cet acte pris par la justice sénégalaise. Si du côté du pouvoir, cette décision de la justice vient réconforter son indépendance, du côté de l’opposition, l’acte posé ne vient qu’étayer les accusations de «chasse aux sorcières» contre les opposants. DOUDOU WADE, ANCIEN PRESIDENT DU GROUPE PALEMENTAIRE DU PDS : «Que l’Etat ait l’honnêteté de faire un bon du Trésor de 47 milliards...»

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) par la voix de son coordonnateur adjoint Oumar Sarr, a déclaré hier que la Banque Mondiale avait sorti un rapport pour blanchir Karim Wade des délits qui lui ont valu une condamnation de la part de justice sénégalaise, et que le Président Macky Sall et son régime avaient caché aux juges de la CREI. Pour le coordonnateur de la coalition Manko Wattu Sénégal, c’est une manipulation orchestrée par Me Wade et son fils. « Le PDS montre encore une fois qu’il est manipulé à souhait par un homme, en l’occurrence Karim Wade et son père. Et c’est triste que des responsables qui ont servi au plus haut niveau de l’Etat, se fassent diriger de cette manière, dans le seul but de nous imposer encore une fois, un homme qui a dilapidé tous les ressources de ce pays et s'est réfugié à Doha », déplore Ousmane Faye.

Selon Madame Aminata Touré, ancienne Première Ministre du Sénégal, la traque des biens supposés mal acquis a permis à l’Etat de recouvrer 200 milliards de FCAF. Certains éminents membres de l’opposition, de la société civile et du pouvoir contestent le montant de Madame Touré. De son côté, le Président de l’Assemblée Nationale a déclaré ignorer tout de ces milliards. 

Un débat fort contradictoire a fait suite à la sortie de Madame Touré. Pour l’émergence du Sénégal, ce débat s’est révélé sans intérêt pour les citoyens, l’essentiel se trouvant ailleurs. On peut se demander pour quelle raison et pour quel objectif,  Madame Touré a-t-elle déterré ce vieux thème polémique de la traque des biens supposés mal acquis. 

 L’ordonnance de non-lieu dont a bénéficié l’ex-sénatrice libérale Aida Ndiongue, longtemps en bisbille avec Dame justice pour détournement de deniers publics, remet au goût du jour la lancinante question de la traque des biens dits mal acquis au Sénégal. Une profession de foi de tout nouveau pouvoir, après Alternance politique, mais qui débouche à la longue sur du pipo. Quand la reddition des comptes ne proclame tout simplement pas la justice des vainqueurs ! Focus sur la traque des biens, version Macky Sall.  Présentée comme l’un des principaux chantiers engagés par Macky Sall au lendemain de son élection, en mars 2012, la traque des biens dits mal acquis fait irruption dans la scène politique le 8 novembre 2012.

« Abdoul Mbaye ne digère toujours pas d’avoir quitté le poste de premier ministre, c’est l’unique raison de sa rancoeur tenace. Son discours de fiel tient à une seule chose : Avec moi, Abdoul Mbaye, Premier Ministre du Sénégal, tout était rose dans ce pays, mais depuis que Macky Sall m’a renvoyé, c’est le déluge! » Avec 7000 voix collectés dans tous les 45 départements du Sénégal, soit 0,2% aux dernières législatives, les sénégalais ont dit clairement à Abdou Mbaye ce qu’ils pensaient de lui. Ses voisins aussi d’ailleurs, puisqu’il n’a eu que 8 voix dans son bureau de vote.

 Le coordonnateur national du parti « Alliance pour la promotion du Développement local » (Aprodel) a annoncé dans une rencontre avec la presse que contrairement à ce que beaucoup pensent, le communiqué du gouvernement n’a pas contredit Mme Aminata Touré. Au contraire, il n’a fait que confirmer les déclarations de l’ex-Premier ministre.  Ainsi après avoir remercié le président Macky Sall pour sa clairvoyance de faire sortir un tel communiqué et félicité Mme Mimi Touré pour sa loyauté, sa fidélité et son sens de l’éthique et de la morale, Moussa Fall s’est dit indigné de voir d’autres déclarations qui fusent de partout pour contredire cette dame considérée comme la pionnière de la traque des biens mal acquis. Mais le coordonnateur de l’Aprodel face à la situation dit renouveler à Mimi Touré le soutien de son parti et leur solidarité et lui réitère leur engagement auprès d’elle.

 Interpellé par le député Sokhna Dieng Mbacké sur le montant exact recouvré dans le cadre de la traque des biens mal acquis, le ministre de l’Economie et des finances Amadou Ba a soutenu hier, mardi 13 février, en plénière à l’Assemblée nationale : « il arrive que l’on dise la même chose avec des chiffres différents. Il s’est agi de dire est-ce que les ressources collectées ont été budgétisées. Pour dire qu’un bien peut appartenir à l’Etat et ne pas être retracé dans le budget parce qu’il s’agit d’une immobilisation. Cela est différent de la situation dans laquelle ce même bien fait l’objet de cession. Ces produits doivent obligatoirement être inscrits au budget. Donc, on peut avoir un patrimoine de 200 milliards et ne pas le voir dans le budget et les produits de ce patrimoine, on les mets dans le budget ».

« La traque des biens mal acquis doit être élargie à tous les régimes. Toute personne ayant géré les ressources publiques, doit rendre compte» a plaidé le ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong. Le responsable de l’Apr qui s'exprimait au cours d'une rencontre à Pikine, jugeait "dérisoire" les 200 milliards annoncés par Mimi Touré, arguant que "le Sénégal a trop souffert de la mauvaise gestion et du pillage de ses ressources". Tels sont les propos de Pape Gorgui Ndong qui ont lézardé le ciment du solide campagnonnage entre l'Apr et le Ps au sein de Benno Bokk Yakaar. 

Si cela ne dépendait que de Pape Gorgui Ndong, la traque ne se limiterait seulement à l’ancien régime libéral. De ce fait, personne ne parlera de justice sélective dans le cadre de la reddition des comptes. En effet, pour le ministre de la Jeunesse, celle-ci doit s’appliquer à tous les régimes du Sénégal indépendant à nos jours.