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Sam, Jan
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Dans le classement des pays qui fournissent des combattants à l'organisation terroriste (Etat islamique) , le Sénégal occupe la 8e place. C’est le résultat de l’enquête d’Aaron Zelin, un chercheur américain associé au Washington Institute. Selon Les Échos, qui donne l’information, l’enquête couvre la période 2011-2017. 

 Dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et au Sahel, au cours du deuxième semestre 2017, les conditions de sécurité sont restées précaires, avec l’utilisation des enfants comme «bombes humaines» au Nigéria qui a quintuplée en 2017. Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) l’a fait savoir hier, jeudi 11 janvier 2018, lors d’un briefing au Conseil de sécurité de l’ONU sur les récents développements en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Les enquêtes de la Section recherches et de la DIC ont permis de recueillir plusieurs témoignages attestant que des combattants sénégalais ont été tués en Libye. Déjà, des informations font état de la mort de Zaïd Ba, Abdourahmane Mendy et Moustapha Diop dit Abu Hatem, trois des financiers du groupe de Makhtar Diokhané.

L’Organisation internationale pour les migrations organise des exercices grandeur nature pour préparer habitants, secours et chaîne de commandement aux crises de déplacements de population.
Une détonation résonne dans la rue poussiéreuse. Les gamins crient, une femme abandonne ses casseroles et s’enfuit loin de ce carrefour commerçant bondé, un homme se réfugie derrière un réfrigérateur. Le convoi de la gendarmerie qui traverse la petite ville de Kidira, bordant la frontière malienne, dans l’est du Sénégal, vient d’être attaqué. Le temps que les gendarmes abasourdis sortent de leurs véhicules arme au poing, les assaillants encagoulés sont déjà loin. A bord du pick-up blanc que le convoi escortait, cinq représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont été tués.

D’après de très bonnes sources de Dakaractu, le Président français Emmanuel Macron souhaite que l’armée sénégalaise déploie une Force de frappe de type « réaction rapide » entre le Nord et le Centre du Mali, notamment dans les secteurs les plus écumés et les pollués par les groupes terroristes.

Le sujet sera au cœur des entretiens entre les Présidents français et sénégalais, dans quelques semaines, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron au Sénégal, prévue au mois de février.

 

Même s'il perd du terrain, le terrorisme est loin d'être vaincu sur le continent africain. La lutte armée ne suffira pas à le faire disparaitre estiment les spécialistes.

Le groupe Etat islamique continue de faire des victimes. Pourtant, le groupe a perdu du terrain notamment en Irak et en Syrie. Mais il serait en train de se replier dans des régions comme le Sahel en Afrique. Une situation qui fait craindre de nouvelles violences sur le continent. Mais pour s'en débarasser, la seule réponse militaire n'est pas suffisante. Le combat passe aussi par le développement. Un point important car, comme le disait le président français Emmanuel Macron lors de sa visite au Niger peu avant Noël, "le combat contre le terrorisme est loin d'être gagné".

Quel est le point commun entre l’imam Alioune Badara Ndao et Moustapha Diatta ? De tous les accusés visés pour terrorisme, ils sont les seuls à être poursuivi aussi d’armes de troisième catégorie.
Selon les informations de Libération, un pistolet de calibre 22 et huit cartouches de calibre 12 étaient détenus par l’imam Alioune Badara Ndao sans la moindre autorisation administrative. Ce qu’il n’a pas nié face au doyen des juges qui a retenu le même délit contre Moustapha Diatta.

Dans un entretien accordé le 03 avril 2017 à Al Massar, la revue hebdomadaire d'Al Qaida dans la péninsule arabique (AQPA), Iyad Ag Ghali menaçait explicitement la France et les pays qui le soutiennent dans sa guerre contre le terrorisme, notamment dans le Sahel.

Sénégal: trois affaires liées au terrorisme jugées ensemble à Dakar

Le procès d’une trentaine de personnes actuellement en détention pour des accusations liées au terrorisme s’ouvre mercredi 27 décembre à la Chambre criminelle de Dakar. Parmi elles, l'imam Alioune Badara Ndao, dont l'absence de jugement après plus de deux ans de détention était dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme.

 Imam Alioune Badara Ndao et une trentaine d’autres personnes accusées d’actes liés au terrorisme et financement du terrorisme ont fait face au juge de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar.  Lors de cette première audience, l’affaire a été renvoyée jusqu’au 14 février prochain pour permettre aux avocats de s’imprégner du dossier mais aussi pour donner la chance à tous les accusés de comparaitre. Car, a regretté le président de l’audience, Malick Lamotte, un détenu a manqué à l’appel.