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Les migrants bangladais ayant refusé la procédure d’aide au retour volontaire et à la réintégration de l’organisation internationale pour les migrations (oim) tunisie sont bientôt privés de protection et d’hébergement

Migrations / Démographie
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Ils sont en effet dans l’attente d’un entretien auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), attente qui pourrait encore durer plusieurs mois. Conscients que leur hébergement au sein du centre du CRT n’était que temporaire, les migrants sont néanmoins privés de tous les moyens d’agir afin de trouver une autre solution digne et durable à court comme à moyen terme en Tunisie. 

Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux demande à toutes les institutions tunisiennes, humanitaires et internationales de prendre leurs responsabilités et de coopérer afin de trouver un nouvel hébergement d’urgence aux 9 migrants concernés. L’accélération de la procédure de demande d’asile auprès du HCR permettrait, en outre, de faire débloquer la situation de grande vulnérabilité et d’incertitude dans laquelle se trouve ces jeunes migrants.

Le FTDES, après avoir entendu les témoignages alarmants des migrants bangladais :

  • Défend le principe de non-refoulement et dénonce sa non-application de plus en plus régulière en Tunisie.

  • Appelle toutes les ONG, associations, instances nationales et onusiennes à coopérer et dialoguer afin de trouver un hébergement d’urgence et une situation stable pour ces jeunes migrants à moyen terme.

  • Demande au HCR d’accélérer leur procédure de demande d’asile de ces 9 migrants.

  • Alerte pour que des situations inextricables comme celles des réfugiés du camp de Choucha actuellement placés dans la maison des jeunes de la Marsa ne se reproduisent.

  • Confirme l’absence d’un cadre juridique approprié sur la migration et l’absence d’une stratégie nationale durable en matière de migration qui respecte les approches humanitaires.

  • Considère qu’une partie importante de la crise migratoire en Tunisie est le résultat direct des politiques inhumaines de l’Union Européenne qui, en fermant ses frontières et en réduisant le sauvetage humanitaire en mer, externalise la crise vers les pays de transit.

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