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Fermeture de Yavuz Selim élèves et parents d’élèves sous le choc

 Ce sont des élèves et des parents d’élèves qui ne cachent pas leur inquiétude et leur désolation à propos de la fermeture des écoles Yavuz Selim qui se sont mobilisés hier, lundi 2 octobre, dès les premières heures de la matinée, à la devanture de l’établissement scolaire du groupe à Dakar. La décision de fermer l’école, rendue publique avant-hier à travers un communiqué du ministère de l’Intérieur, a sonné comme un couperet chez-eux. Ils s’insurgent donc contre ce qu’ils qualifient «d’une volonté du gouvernement de céder les écoles à la fondation Maarif créée par le président turc, Erdogan». Visages crispés, larmes presque aux yeux, les élèves et les parents d’élèves ne s’en remettent pas. A l’image de Serigne Modou Kara Mbacké, ces potaches sont loin d’imaginer qu’ils n’accéderont pas à leurs salles de classe, ce matin (hier). Pour cause, les policiers campent le décor, devant l’école. Ils sont stationnés devant toutes les grandes portes qui donnent accès à l’établissement scolaire. Aucune entrée pour les élèves, encore moins pour le personnel.

 
«La situation est vraiment déplorable pour nous qui avons déjà commencé les cours. L’Etat ne doit pas utiliser la force pour fermer l’école. Nous craignons pour notre avenir», a confié  cet élève du nom de Serigne Modou Kara Mbacké. Il n’est pas le seul. Aliou, également élève à Yavuz Selim, ne cache pas son inquiétude. «C’est vraiment désolant et cela donne une mauvaise image du Sénégal», dit-il.
 
Tous les visages laissent transparaitre de la tristesse et de la désolation. La grogne monte d’un cran chez les parents d’élèves. Cette dame en veut aux autorités. Les larmes aux yeux de son fils lui font mal. «Mon fils s’est très tôt préparé et à sa grande surprise lorsque je lui ai dit que tu ne vas pas aller à l’école car il y a de policiers là-bas, il a pleuré. Et ce traumatisme va le perturber toute l’année, c’est honteux», explique Madame Ndiaye.
 
Et de poursuivre: «j’ai mal au cœur, ils ont voulu fermer l’école, mais ils n’ont jamais dit le pourquoi. Là où beaucoup de pays ont dit non, eux ils disent oui, pourquoi ?». Le cri de cœur est le même dans la foule. «Ce n’est pas normal de fermer l’école», se désolent presque tous. Ce parent d’élève s’enflamme de courroux. Du nom de Mansour Guèye, il dit ne pas comprendre la décision de fermer Yavuz Selim. Selon lui, «c’est vraiment incroyable, il n’y a aucune explication». Pis, dit-il, «comment un président né après les indépendances peut fermer une école comme ça, c’est déplorable. Je ne comprend pas ce que Macky Sall est en train de faire avec ce pays-là».
 
Quant à El Hadj Mbaye, parent d’élève aussi, il est d’avis qu’«on ne peut pas empêcher à quelqu’un d’inscrire son fils dans une école qu’il accepte comme étant une bonne école. On ne peut pas aussi empêcher à quelqu’un d’accéder à son lieu de travail. Ce n’est pas normal. C’est des choses regrettables». Il ajoute que le ministère ne devrait pas précipiter la fermeture de l’école puisque le dossier est pendant devant la justice. Toutefois, la bataille est d’ores et déjà engagée. Car, selon les parents d’élèves, ils vont mener la combat jusqu’à obtenir gain de cause. Et c’est le président de l’Association des parents d’élèves de Yavuz Selim qui donne le ton, après avoir manifesté sa grogne. «Nous sommes en colère contre notre propre gouvernement qui a pris la décision de fermer l’école de nos enfants, une école de qualité qui est citée en exemple partout dans le monde», a laissé entendre Mamadou Kébé. Ce dernier poursuit: «Nous sommes prêts pour négocier, discuter, mais nous ne sommes pas d’accord pour fermer d’abord et négocier. Mais il faut continuer les enseignements et négocier, on ne va pas se laisser faire». Toutefois, Mamadou Kébé étale sa déception. «Hier, (dimanche, Ndlr) j’ai eu le ministre de l’Education nationale au téléphone qui nous a accordé une audience à 17 heures. Nous avons convoqué le bureau de l’Ape (Association des parents d’élèves, ndlr), nous avons des locaux ici à Bosphore. Je suis venu, en tant que membre du bureau, pour pouvoir accéder au bureau afin de tenir notre réunion pour préparer l’audience de ce soir. Mais les Forces de l’ordre nous ont dit que nous ne pouvons pas accéder. Comment peut-on alors dialoguer si on ne nous laisse pas nous réunir,  ça pose problème».
 
Pour rappel, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé la fermeture des écoles Yavuz Selim avant-hier samedi. «Il est porté à la connaissance des parents d’élèves des établissements du groupe Yavuz Selim que par arrêté n°18353 du 07 septembre 2016, il est prononcé le retrait de l’autorisation d’exercer de l’association dénommée Baskent Egtim qui ne peut plus, dès lors, exercer d’activités au Sénégal», lit-on  dans le communiqué.
 
ME MOUSSA SARR, AVOCAT : «C’est une décision manifestement illégale»
 
«C’est une situation déplorable et scandaleuse. Dans un Etat de droit, comme le prétend le Sénégal, il est inadmissible qu’on vienne devant la propriété d’autrui et bloquer l’accès, surtout dans une école chargée de former l’élite de demain. Yavuz Selim fait partie du patrimoine éducatif de ce pays depuis des années et est l’une des meilleures écoles du Sénégal qui forme les futurs cadres de ce pays. La véritable ressource du Sénégal est sa ressource humaine. Yavuz Selim Sa, qui est propriétaire de l’ensemble des écoles, ne se laissera pas faire. Nous allons continuer le combat jusqu’au triomphe du droit.
 
Par rapport à la procédure qui a été introduite par l’Etat du Sénégal le 25 et mise en délibérée le 9, nous aurons gain de cause. Le droit est avec nous. L’Etat est venu devant le tribunal demander qu’on administre provisoirement, par le biais d’une fondation qui s’appelle Maarif, les écoles à l’enseigne éducatif Yavuz Selim. Yavuz Selim Sa a fait une intervention volontaire devant le juge pour lui dire que la demande formulée par l’Etat du Sénégal n’a aucun fondement juridique parce que ces écoles n’appartiennent pas à Baskent Egtim. Les écoles ont été vendues à une société anonyme régulièrement créé depuis le 8 novembre 2016, bien avant l’arrêté de dissolution de l’association Baskent Egtim.
 
Par conséquent, on ne peut pas administrer les biens d’autrui. Ces écoles appartiennent à Yavuz Selim Sa. Et personne ne peut confisquer les biens de notre client. C’est une décision manifestement illégale. On ne peut venir appliquer à Yavuz Selim Sa une décision qui concerne Baskent Egtim. Le communiqué du ministre de l’Intérieur parle de deux arrêtés qui ont été pris contre Baskent Egtim. Maintenant, si l’Etat décide d’appliquer ces décisions contre Baskent Egtim, il n’a qu’à chercher où se trouve Baskent ou ses biens. Les écoles n’appartiennent plus à Baskent Egtim. Elles ont été vendues à une société qui s’appelle Yavuz Selim Sa.
 
Lorsque la société Yavuz Selim Sa a acheté les écoles et l’enseigne éducative Yavuz Selim, la société a saisi l’Inspection d’académie pour demander le changement de déclarant responsable à la date du 21 juin 2016. Contrairement à ce que dit le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, cette demande de déclarant responsable n’a jamais été rejetée. L’Inspection a juste sollicité une demande de complément d’information. Et nous avons complété. Le dossier est actuellement à l’étude dans les services du ministère de l’Education nationale. Il n’y a jamais eu de rejet». 
 
LA CLASSE POLITIQUE SE DEMARQUE DE L’ETAT
 
L’Etat du Sénégal a posé hier, lundi 2 octobre, un pas de plus dans son différend avec le groupe Yavuz Selim, en procédant à la réquisition de tous les établissements scolaires dudit groupe sur le territoire national. Cette décision intervient alors que le juge des référés qui avait été saisi par l’Etat du Sénégal pour la désignation d’un administrateur provisoire des établissements scolaires de Yavuz Selim a prévu de rendre sa décision le lundi 9 octobre prochain, jour coïncidant avec la rentrée des classes au Sénégal. Interpellés sur cette décision des autorités notamment le ministère de l’Intérieur et celui de l’Éducation, certains acteurs politiques se disent loin de partager cette mesure de fermeture aux allures de forcing. A l’instar de Malick Gakou et du Grand Parti, de Moussa Sarr, le porte-parole de la Ligue démocratique (Ld), de Mamadou Guèye, coordonnateur de l'Union nationale des Indépendants du Sénégal (Unis), même de l’ancien secrétaire d’Etat à l’alphabétisation et responsable du parti au pouvoir l’Apr, Youssou Toureé, pour qui  « Fermer une école, c’est brûler une bibliothèque». Quoique presque mettent le focus sur la nécessité du dialogue et de la concertation entre parties. Pour l’intérêt des apprenants !
 
MOUSSA SARR, PORTE-PAROLE DE LA LIGUE DÉMOCRATIQUE (LD) :  «Il est important que les élèves ne soient pas les grands perdants de cette situation»

Le problème du groupe scolaire Yavuz Selim est très complexe dans le sens où il met en exergue différents intérêts : l’intérêt de l’Etat du Sénégal, de la Turquie, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes. Ceci pour dire qu’il y a plusieurs intérêts en jeu dans ce dossier et c’est ce qui fait sa complexité. Je considère que dans les relations entre Etats, le Sénégal doit se donner les moyens d’affirmer sa souveraineté en tant qu’Etat. Mais en même temps, nous sommes dans un monde où l’Etat du Sénégal ne peut pas tenir compte des relations et de la géopolitique internationale. Il y a donc de ce point de vue des intérêts à sauvegarder à la fois pour l’Etat du Sénégal et pour la Turquie. Ensuite, je voudrais que l’Etat du Sénégal se donne tous les moyens pour sauvegarder l’intérêt des élèves parce que dans cette situation, il serait dommage que l’avenir des élèves qui étaient déjà inscrits dans les écoles de ce groupe ne soit pas sauvegardé. Il est donc important que les élèves ne soient pas les grands perdants de cette situation. Ce que je pense sincèrement, c’est que toutes les parties qui sont ici impliquées doivent se mettre autour de la table, procéder à un dialogue franc et sincère pour sauvegarder surtout les intérêts des élèves ».
 
YOUSSOU TOURE, ANCIEN SECRETAIRE D’ETAT A L’ALPHABETISATION ET RESPONSABLE DE L’APR : « Fermer une école, c’est brûler une bibliothèque »

Fermer une école, c’est brûler une bibliothèque. Si à chaque coin de rue il y avait un établissement scolaire, le Sénégal se porterait mieux. De ce point de vue, je crois qu’il faudrait étudier cette question en profondeur. En tout cas, moi personnellement, je ne suis pas pour la fermeture d’établissement. J’estime qu’on peut discuter, échanger et trouver d’autres solutions. C’est ma conviction, fermer un établissement scolaire est gravissime. Maintenant, je n’en connais pas les tenants encore moins les aboutissants mais nous lançons un appel aux deux parties pour qu’ensemble on puisse trouver une solution. Parce que quand même l’éducation des enfants est fondamentale. Sans éducation, il n’y a pas de développement. Même s’il n’y avait que 10 élèves dans cette école, on aurait souhaité que ces 10 élèves puissent bénéficier d’un enseignement de qualité.  Certainement, il y a des problèmes en profondeur, des problèmes techniques que je ne maitrise pas. Mais en tout cas, je lance un appel à tous les acteurs pour qu’ils puissent se retrouver et sauver cette école…Que les discussions continuent pour qu’on essaye de trouver une solution parce que l’éducation des enfants est sacrée. A ma connaissance, ces élèves n’ont commis aucun crime. Ils sont innocents. Trouvons une solution concertée pour que véritablement cette école puisse continuer à enseigner, à éduquer et à inculquer des connaissances et des valeurs à nos enfants. Que ça soit un enfant du Sénégal, du Mali ou d’un autre pays, tous sont des enfants du monde.
 
MAMADOU GUEYE, COORDONNATEUR UNION NATIONALE DES INDÉPENDANTS DU SÉNÉGAL (UNIS) : «La fermeture forcée des écoles Yavuz Selim ne me semble pas être une bonne solution»

Personnellement, au-delà des raisons d’Etat évoquées par nos autorités, je ne suis pas encore convaincu  que l’Etat est train d’utiliser la bonne manière dans cette affaire. Je ne pense pas que l’Etat a la pression sur lui, il est très gêné, il sait que l’opinion est en train de l’observer et s’il prend une décision, cela pourrait être avoir des conséquences très graves. Donc, pour moi, la fermeture forcée des établissements du scolaire Yavuz Selim ne me semble pas être une bonne solution d’autant plus qu’il semble que la direction actuelle de ce groupe scolaire est disposée à une solution concertée à ce problème avec l’Etat. Cependant, j’ai entendu le ministre Serigne Mbaye Thiam dire qu’il se pourrait que l’Etat désigne un administrateur provisoire pour gérer les établissements de ce groupe. À mon avis, cela n’est pas une bonne décision tout simplement parce qu’on désigne un administrateur dans le cadre des structures qui ne fonctionnent pas bien. Ce qui n’est pas le cas pour les établissements du groupe scolaire Yavuz Selim. Je ne vois donc pas l’intérêt d’une telle décision dans la mesure où les écoles de ce groupe fonctionnent bien.   Je pense que la position de la direction de ce groupe scolaire est très claire : ils ne veulent pas que la gestion de leur école soit transmise à la nouvelle fondation Maarif et je comprends parfaitement leur position. Car, c’est l’Etat qui devrait privilégier les négociations pour trouver une solution dans l’intérêt de toutes les parties. Mais, en agissant de la sorte, les autorités sont en train de violer notre législation dans le sens ou l’affaire est toujours pendante devant la justice.
 
MALICK GAKOU ET CIE CHARGENT L’ETAT
 
Le Grand Parti dénonce avec la dernière énergie la fermeture des écoles Yavuz Selim. Dans un communiqué en date d’hier, lundi 02 octobre 2017, Malick Gakou et cie relèvent que « Cet acte irresponsable du gouvernement du Président Macky Sall montre à suffisance, à la communauté nationale et internationale, le caractère manifeste de l’absence de vision et de prospectives d’un Etat peu soucieux de l’avenir des futures générations de son pays ». Dans la foulée, la note atteste : « En agissant ainsi, le gouvernement hypothèque certainement l’avenir de plus de 3000 élèves du Sénégal qui n’ont pour seul tort que de vouloir réussir leurs études afin de s’épanouir et de demeurer au service patriotique du développement de notre pays ». Pour le Grand Parti, « Cette manière cavalière et brutale d’agir au cœur du système éducatif illustre une fois de plus l’échec patent et ahurissant de la politique éducative du gouvernement du Président Macky Sall, au-delà de son caractère déjà révoltant ». En fin de compte, Malick Gakou et cie noteront : « Quelles que soient les raisons avancées, les écoliers ne peuvent payer pour les erreurs politiques de leurs gouvernants. Nous restons convaincus que des solutions autres que la fermeture peuvent être trouvées pour éviter un tel désastre ». Avant de revenir à la charge en affirmant : « Nous tiendrons le gouvernement comme seul responsable de toutes les conséquences qui découleront de ses actes posés qui marquent un tournant néfaste dans l’histoire de notre système éducatif ».
 
 


NDEYE AMINATA CISSE & NANDO CABRAL GOMIS

source:http://www.sudonline.sn/eleves-et-parents-d-eleves-sous-le-choc_a_36697.html

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