Par Anthony Nugan le lundi 7 novembre 2011
Catégorie: CONTRIBUTIONS

Mouvement citoyen pour la refondation nationale-Compte rendu du thé débat de Combs la ville, France (par la cellule de Paris)


Dans le cadre de l’exécution de son programme d’actions, la cellule du mouvement citoyen pour la Refondation Nationale Bes Du Niakk, a organisé le dimanche 30 Octobre 2011, un thé débat dont le thème portait sur la crise politique au Sénégal: bilan et perspectives pour une meilleure alternative en 2012. 
Cet événement qui a vu la participation d’une vingtaine de jeunes a débuté sous le feu des projecteurs tellement la faim d’échanger prenait le dessus sur les mots chaleureux de bienvenue entonnés par le Secrétaire général Ousmane Ndiaye. 
Après une présentation à tour de rôle des participants, la thématique fut introduite et posée par le modérateur : 

- Pourquoi pendant cinquante ans, de régime en régime, les politiques ont échoué ? Pourquoi ils n’ont pas pu sortir le pays du sous développement ? sachant que le Sénégal était sur le même pied d’égalité que la Tunisie, la Corée su Sud, la Malaisie et le Maroc ? 
- Pourquoi au moment de tracer le dessein du pays, à l’aube des indépendances, des politiques de développement marquant une rupture avec l’approche laissée par le colonisateur, n’ont pas été adaptées à nos réalités sociopolitiques ? 
- Pourquoi l’absence d’une vision nationale partagée à l’heure des Politiques d’Ajustement Structurels ? 
P.S : les politiques d’Ajustement Structurels (PAS) ou la ratification du traité d’impérialisme financier. Le but de ces PAS étant une stabilité macroéconomique à court terme se traduisait par la libéralisation des prix, l’austérité fiscale, la dévaluation. Bref, tous les domaines sont contrôlés de l’extérieur avec une compression de l’emploi, un gel de recrutement de la fonction publique et la privatisation des sociétés de l’Etat. 
- Assistons-nous à un dogmatisme politique du fait de l’influence de l’UPS senghorienne sur l’échiquier politique national ? Rappelons que la plupart des hommes politiques dont Abdoulaye WADE était membre de cette formation politique et ont fini par claquer la porte pour plus d’honneur et d’honoraires. 
Ainsi l’interaction fut vive et l’échange découle unanimement sur le fait que le principe est le même : 
 Violence 
 Corruption 
 Opérations répressives 
 Achat d’allégeance 
 Viol des consciences 
 Dérive sectaire 
 Monopole des médias de l’Etat 
 Manipulation de la constitution 
 Instrumentalisation des confréries 
En plus de cela, la promotion de l’incompétence, floraison incohérente des agences nationales marque de fabrique du pouvoir actuel. 
Ce statut quo politique a des répercussions sur le plan social et l’éthique reçoit un coup à bout portant. Le constat fut le même, le landerneau politique est usé et obsolète ce qui a conduit à l’émergence de nouveaux acteurs tels que les rappeurs avec le mouvement y’en a marre et la société civile autour de Benno alternative. 
Cette nouvelle configuration du paysage politique est-il un signe d’un impératif renouveau politique ? L’exigence et l’attente sociales ont-elles évolué ? 
Le débat fut plaisant et conduisit à la conclusion suivante : 
Il faut une réadaptation d’une conscience citoyenne essentiellement bâtie sur l’éthique dont les porteurs sont des repères dans la mesure où les affres du pouvoir actuel dont les mots d’ordre sont l’improvisation, le tâtonnement, la prostitution intellectuelle et la gloire de l’ignorance, ont finit par sonner le divorce entre les fondamentaux traditionnels et la construction d’un individualisme sauvage. 
Ainsi à la question de savoir, quelles solutions pour une bonne alternative en 2012 ? 
La réponse fut d’exploiter le pluralisme religieux du Sénégal pour redynamiser l’éthique. La religion étant un transmetteur de valeurs pures. Pour 2012, il faudra ne pas répéter l’erreur de 2000, il faut indéniablement des repères comme porteurs de projets (programmes). 

Le responsable de la Communication 
Médoune MBENGUE 

SENETOILE


Laissez des commentaires