Par Anthony Nugan le mercredi 21 septembre 2011
Catégorie: CONTRIBUTIONS

La cohésion et l’unité la plus large de Benno pour 2012, sont une exigence populaire.

Au regard des peines et autres souffrances endurées actuellement par le peuple sénégalais, sous Abdoulaye Wade, tous les patriotes, les simples citoyens conscients de leurs responsabilités, en un mot, toutes les forces vives de notre pays, devraient tout faire, pour mettre fin en 2012, à cette gouvernance hideuse du régime libéral. Toute autre démarche de qui que ce soit, allant dans le sens contraire, participerait consciemment ou inconsciemment au maintien du régime de Wade et par ricochet, des peines et souffrances de notre peuple. Patriotiquement, tout citoyen qui aime ce pays aujourd’hui, devrait bien se garder de prendre part  à une action ou d’assumer une part de responsabilité quelconque, devant l’histoire et le peuple sénégalais, menant  au  maintien du pouvoir de Wade.

 

Ceci étant, nous ne devons pas oublier le travail colossal accompli par les Assises nationales, dans le but justement, d’une sortie heureuse, de cette crise profonde dans laquelle notre pays est plongé depuis longtemps, mais de manière plus accrue, depuis bientôt 12 ans. Les Assise nationales appellent non seulement, à un large rassemblement, mais aussi, à l’unité et la cohésion des forces vives de notre pays, pour qu’elles prennent en charge et traduisent en acte concret, ses conclusions et sa Charte nationale. Autrement dit, elles nous invitent à nous retrouver autour de l’essentiel, c’est-à- dire de l’intérêt supérieur du pays tout entier, en une équipe apte, cohérente et soudée. Si le vœu ardent à tous les patriotes, comme nous nous considérons, c’est seulement le Sénégal avant tout, nous devrions alors pouvoir subordonner, nos petites personnes et nos intérêts égoïstes au seul profit de ce pays.

 

Le peuple sénégalais qui n’en peut plus de supporter davantage ses souffrances lui sont imposées, s’impatiente à juste raison et attend au tournant de 2012, des solutions  radicales, concrètes et pragmatiques des acteurs politiques, toutes tendances confondues, dans un Benno fort, parce que uni en un bloc compact, sous l’égide de la Charte nationale et des Conclusions des Assises nationales. Ce Benno, qui porte pour l’instant sur ses épaules, l’espoir d’une partie importante de notre peuple, n’a, sous aucun prétexte, le droit de décevoir cette attente fort légitime. Cette responsabilité, incombe aussi bien les partis politiques, la société civile que les personnalités indépendantes associées à cette œuvre de salubrité ou de purification nationale. Ce devrait être, un honneur suffisant,  pour chacune des parties prises individuellement, d’avoir eu à participer en tant que patriote et citoyen, à la libération de son pays et son peuple pris en otage,  par un régime incompétent et prédateur.

 

Le 26 Février 2012,-si toutefois l’élection présidentielle se tenait- devra être un autre tournant historique de notre pays, en ce sens, qu’il fermera définitivement, une triste parenthèse d’un accident de l’histoire de notre pays. En tirant les leçons de cette triste épisode de la marche de notre pays sous Me Wade, nous devrions logiquement dire, plus jamais ça ! Mais pas seulement, en le déclarant haut et fort. Nous devons dorénavant, par des actes et mesures concrètes, exclure de la gestion de notre, le régime présidentiel sous toutes ses formes, car il n’enfante que des monstres du genre Abdoulaye Wade. Ils se prennent après pour des roitelets dictateurs, des monarchistes pour finir en  impotents. Tous ceux qui prônent ce type de régime présidentiel, ne rêvent que de détenir seul, tous les pouvoirs de la République entre leurs mains, pour ensuite nous imposer leur volonté, comme étant, soi-disant,  le seul, qui soit élu par le suffrage universel donc, a, tous les droits sur nous, peuple souverain. C’est fort de cela que les Assises nationales ont bien suggéré la refondation de toutes nos institutions et une rupture fondamentale avec les pratiques des régimes passés. Cette innovation marquera un nouveau départ vers la renaissance d’un Sénégal nouveau  et d’un autre type de citoyen à part entière, qui se conformera au respect des règles de la République.

 

Le pouvoir personnel, qui était hier une obsession d’Abdoulaye Wade et, aujourd’hui, celle d’Idrissa Seck, est un signe avant-coureur évident, qui ne trompe pas. Cette obsession de l’accès au pouvoir à tout prix, désigne les contours des dictateurs rampants ou potentiels, qui promettent monts et merveilles, rien que pour s’installer au pouvoir. Et après nous dire : « Ma waxon Waxeet » ou bien «les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». L’exemple de Me Wade est  aujourd’hui assez édifiant  pour nous mettre en garde dorénavant, contre ces prétendus messies,  avec leurs « solutions toutes faites ou clés en mains à tout faire ».

 

 La solution de rupture, bien aux antipodes du pouvoir personnel, c’est celle de la séparation des pouvoirs, de leur indépendance, de leur rationalité et de sa gestion par une équipe compétente. Le tout, fondé sur les bases et règles à tous égards, d’une république non virtuelle,  avec bien évidemment, de l’éthique irréprochable à tous les niveaux. Et ce sont-là les voies et moyens prônés par les Assises nationales et que l’équipe de  Benno, entend  et s’engage à appliquer sous l’œil bien veillant des citoyens libres et de tous les acteurs, parties prenantes de la victoire des forces vives et de progrès de notre pays. Autrement dit, il ne sera plus question de laisser un pouvoir quel qu’il soit, faire ce que bon lui semble sans aucun contrôle en amont et en aval.

 

Et la naissance du M23, vient renforcer les prémisses de Benno Siggil Senegaal et élargir davantage les bases d’un large rassemblement tant souhaitées par les conclusions des Assises nationales. Ce mouvement né spontanément d’une volonté populaire sans précédent, engendrée par un ras-le-bol généralisé d’un peuple meurtri,  est un élément essentiel capital, dans les perspectives de l’échéance 2012 et la mise à mort du régime libéral. Voilà pourquoi, la jonction de toutes les forces vives opposées au régime de Wade, qui partagent la ferme volonté de sauver notre pays, des dérives incessantes du régime libéral, devrait se faire nécessairement sans tarder,  et sur les seules bases de l’intérêt général de notre peuple. Ce qui nécessite bien évidemment, une organisation bien  structurée,  avec une direction souple et fonctionnelle, afin de s’attaquer dans les meilleurs délais, aux urgences de l’heure, face à 2012. Vu son ampleur, l’engagement et la vigueur de sa composante jeunesse, le dynamisme et la présence massive de celle féminine et sa présence effective sur l’étendue du territoire national, il ne devrait poser aucun problème, d’actionner  l’ensemble des leviers de toutes les structures, mises en place, le moment venu.

 

Si nous sommes tous  d’accord et convaincus qu’il n’existe  en ce moment que deux camps, à savoir celui du pouvoir et de tous ses affidés et de l’autre, celui du M23, qui regroupe tous les patriotes, citoyens libres et conscients opposés à la mal gouvernance du régime en place. Pour vaincre le monstre en place, nous sommes condamnés  à unir nos forces respectives et de serrer parfaitement bien nos rangs, pour éviter absolument la division en notre sein. La seule arme fatale que Me Wade est susceptible d’utiliser contre nous, pour nous empêcher de le bouter dehors avec tout son camp, le 26 Février 2012 au soir, c’est celle de la division en utilisant des taupes ou éléments étrangers à nous, pour nous déstabiliser. Par conséquent vigilance à tous les niveaux pour faire échec à toutes les tentatives.

 

Le chemin est ainsi bien tracé pour nous. Unis, nous vaincrons le monstre ! Mais si jamais le syndrome de la division est encore parmi, nous compromettons alors, toutes nos chances d’une victoire à portée de nous. Ainsi, chacun de nous individuellement pris, est mis devant ses responsabilités et devant l’histoire aussi. Nous souhaitons vivement, que cette opportunité qui nous est offerte et les atouts majeurs dont nous disposons aujourd’hui, ne soient pas perdus de vu par tous les acteurs politiques, sociaux, économiques, culturels, etc., de notre camp, ainsi que des populations meurtries. Cette prise de conscience-là est aussi à mon avis nécessaire.

 

 

Mandiaye Gaye

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