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Mer, Fév
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L’ancien Premier ministre sous Abdoulaye Wade, Idrissa Seck et le Président du Sénégal, Macky Sall, se livret une guerre sans merci, où tous les coups semblent permis. Selon toute vraisemblance, le chef de l’Etat a pris l’option de répondre aux coups de son ancien camarade de parti.

Le maire de Diémbéring a lancé un appel aux contours d’un avertissement voire d’un chantage, au chef de l’Etat Macky Sall. Tombon Guèye, par ailleurs responsable départemental d’Oussouye de l’Union Centriste du Sénégal (UCS) d’Abdoulaye Baldé, a lancé son appel en marge de la session budgétaire de « sa » commune.

En effet, le maire de Diémbéring a déclaré : « quand le président de la République va enfin concrétiser encore plus ses intentions relativement à la Casamance, en mettant le zoom et (faisant) une intervention chirurgicale dans la commune de Diémbéring, il va récolter tout de suite les dividendes politiques ».

A douze mois de l’élection présidentielle force est de constater que le système démocratique senégalais est à refonder. En effet, une véritable crise de confiance s’est installée depuis plusieurs années entre les sénégalais et leurs dirigeants politiques. Celle-ci se manifeste par les taux d’abstention élevés lors des différentes élections, par l’impossibilité des partis politiques de mobiliser des supposés militants sans faire recours à une distribution massive d’argent mais surtout par le développement d’un esprit de contestation des décisions politiques par les citoyens. Cette fracture entre les sénégalais et la politique, est nourrie par l’échec des politiques, les engagements jamais respectés et la transhumance.

 Un nouveau mouvement citoyen vient s’ajouter à la longue liste de ceux déjà existants dans l’arène politique sénégalaise. Initié avant-hier, samedi 17 février, par Me Mame Adama Guèye, « Senegal Bu Bess » se veut une rupture contre les tares du régime en place et préconise « nouvelle république » au sortir de la présidentielle de 2019.

 Pour la prochaine présidentielle, il faudra compter sur les 3 héritiers de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, notamment le chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et le fils biologique de Wade, Karim Wade. C’est la conviction d’Emmanuel Desfourneaux, juriste et Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, qui était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm, du dimanche 18 février.

Le comité de pilotage qui a été mis en place pour assurer l'état des lieux de l’audit du fichier électoral dit « être satisfait du travail », qui a été fait jusqu’à aujourd’hui. Selon le directeur exécutif du Centre Européen d'appui aux élections (ECES), Fabio Bargiacchi, le fichier constitue une base solide pour aller aux élections.

Toutefois, une meilleure qualité de la gestion et la transparente nécessiteront la mise en œuvre des recommandations formulées dans le rapport final, qui sera livré le 26 février prochain. Sur ce, il a recommandé de mettre en place un comité de suivi du fichier électoral.

Le mouvement action de solidarité et de soutien à Karim Wade (Asskaw) est venu en masse pour dénoncer le régime du président de la République, Macky Sall. Pour le porte-parole de ce mouvement, Gallo Tall, « Macky a confisqué plus de 2 000 000 de cartes électeurs. Il ajoute : « « Si Karim Wade n'est pas candidat…Macky Sall ne le sera pas non plus... ».

 Macky Sall reprend son bâton de pèlerin aujourd’hui, pour la reprise des  tournées économiques. Cette fois, le chef de l’Etat se rend, du 19 au 20 février 2018, dans les régions de Fatick et de Kaolack, dans le cadre  du « suivi rigoureux de la mise en œuvre des politiques publiques » comme annoncé officiellement. Des tournées que l’opposition ne cesse de qualifier de campagne pré-électorale déguisée. 

 L’opposition sénégalaise travaille à mettre en œuvre une pluralité de candidats, lors de la présidentielle de 2019, pour bouter hors du pouvoir le régime du président Macky Sall. C’est le moins que l’on puisse dire, au vu des positions toutes tranchées des uns et des autres sur la question de la candidature plurielle de l’opposition. Que ce soit le président du parti Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef/Les Patriotes), Ousmane Sonko, le chargé des élections du parti les Libéraux démocrates réformateurs (Lrd/Yessal), Mouhamadou Faye, le député du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur), El Hadj Issa Sall, le porte-parole du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/B), Ndongo Diaw, ou encore Mamadou Diop Decroix, le patron d’And-Jef/Pads, tous s’accordent sur la nécessité pour l’opposition de présenter des candidatures plurielles.

En perspective des prochaines joutes présidentielles prévues en février 2019, le leader du mouvement citoyen "Gëm sa bop," Maodo Malick Mbaye, s'est inscrit dans une dynamique de mobilisation et de massification de son mouvement. Ce, afin d'assurer au président Macky Sall une réélection en 2019 dès le premier tour.
Ainsi, le président du mouvement "Gëm sa bop" a présidé une cérémonie de ralliement ce dimanche 11 février à Thiès, au quartier Darou Salam en la présence effective de fortes délégations de l'Apr et de la coalition Benno Bokk Yakaar. 

 Le président du mouvement « Agir » qui poursuivait sa tournée nationale, dans la région de Kaolack, s’est prononcé sur la fiabilité du fichier électoral. Pour Thierno Bocoum, la question du fichier ne devait même pas se poser. « Nous tous sommes d’accord sur la refonte du fichier électoral. Mais le problème, c’est qu’il y a sabotage et une volonté manifeste de profiter du processus électoral pour avoir une avance sur les autres. Ce que nous dénonçons d’ailleurs avec véhémence. Il n’est pas normal dans le pays qu’on puisse battre le macadam pour demander à ce qu’il y ait une personnalité indépendante pour organiser des élections ».

Le ballon d’or George Weah, président de la République du Libéria, est attendu à Dakar ce mercredi pour rencontrer son homologue Macky Sall. Les deux personnalités partagent un signe du destin : elles ont déjoué les pronostics des augures pour, contre toute attente, arriver au plus haut destin politique dans leurs pays respectifs. Personne ne pouvait lire, à l’avance, dans les courbes de la Providence le secret de leurs étoiles. « Les décrets de la fortune sont enveloppés dans un nuage », laisse méditer Machiavel. Pour le cas de Macky Sall, ancien Premier ministre du Sénégal et ancien président de l’Assemblée nationale, c’est le projet de candidature unique avorté du Benno originel qui lui a ouvert le boulevard qui mène au palais.

 Quoique contesté par le pôle des non-alignés et celui de l’opposition au Cadre de concertation sur le processus électoral, le système de parrainage des candidats à la présidentielle reste, jusqu’à nouvel ordre, la formule de la majorité pour…rationaliser les candidatures et les partis politiques aux joutes de 2019. Sud quotidien rebondit sur la proposition de la mouvance présidentielle en sollicitant les appréciations de certains analystes politiques sur la question. Points de vue croisés du Pr Ibou Sané de l’Ugb) de Saint-Louis, de l’analyste politique Momar Diongue, et de l’expert en communication et marketing politique Momar Thiam.  IBOU SANE, PROFESSEUR DE SOCIOLOGIE POLITIQUE A L’UGB : «Plus on élève la barre, plus on aura des candidatures de qualité»