19
Jeu, Avr
137 Nouveaux Articles

Le Btp serait-il une voie par laquelle l’Etat, sous prétexte de construire des infrastructures, organiserait, en fait, un véritable gaspillage avec l’objectif non avoué d’enrichir certains secteurs sous son contrôle. Cette question mérite d’être posée au regard de ces milliards de francs Cfa qui dorment dans des constructions inachevées initiées  sous  différents régimes dont les façades hideuses se dressent comme un affront à toutes les urgences telles la santé, l’éducation, l’agriculture qui souffrent d’un manque criant de financement. On peut citer comme exemple les travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (l’ANOCI a été créée par le décret N°674 de juin 2004) et la  réfection du building administratif dont les travaux ont été lancés depuis 2013 alors que  jusqu’à présent l’ouvrage n’a pas été livré. Last but not least, l’annonce de la construction d’une annexe Palais à Diamniadio.

Les grèves cycliques dans l’éducation sont-elles en train d’annihiler les investissements de l’Etat dans ce secteur ? Tout porte à le croire, si l’on se fie aux propos de l’inspecteur de l’Enseignement Mame Ibra Ba. D’après cet acteur de l’éducation, une année scolaire perdue coûte 500 milliards de francs Cfa. M. Ba se fonde sur la part du budget du Sénégal investie dans l’éducation, qui tourne autour de 480 et 500 milliards. 


La publication du Rapport 2016 de l’Agence de Régulation des Marchés publics (ARMP) a inspiré au Directeur général du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD) un long communiqué dans un quotidien de la place. Quelles ne furent ma surprise et mon indignation après une première, puis une seconde lecture du texte ! C’est carrément du cinéma et un tissu de contrevérités, surtout pour ce qui concerne la partie où il incrimine l’OFNAC – ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Il vise davantage l’OFNAC, son ancienne Présidente et l’auditeur Papa IbraKébé, que le Rapport de l’ARMP. Le Rapport 2014-2015 de l’OFNAC et le dossier que cette institution a déposé auprès du Procureur de la République lui sont restés en travers de la gorge.

Venu assister à la manifestation organisée par la Rencontre des Acteurs et Mouvements pour l’Emergence (RAMPE), Talla Sylla Maire de Thiès a vidé son chargeur sur Idrissa Seck. Il a affirmé que la vérité historique est que l’idée encore moins la réalisation des chantiers de Thiès n’est pas d’Idrissa Seck. D’ailleurs dit-il, ce n’est nullement ces chantiers qui ont l’ont opposé à Me Wade, mais c’est autre chose, liée à l’argent.

 Le Réseau des parlementaires pour la bonne  gouvernance des ressources minérales du Sénégal (Rgm) souhaite plus de transparence sur les contrats et accords signés pour l’exploitation des gisements de gaz se trouvant au large de la frontière avec la Mauritanie. Selon Mamadou Lamine Diallo et ses collègues députés, cela est devenu une nécessité afin d’éviter la malédiction du pétrole et du gaz qu’a connu certains pays. Le réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm) du Sénégal veut plus de transparence sur les contrats  que l’Etat du Sénégal vient de signer avec la République Islamique de Mauritanie. Mamadou Lamine Diallo et ses collègues l’ont fait savoir hier, mardi 20 février, lors d’un atelier sous régional du réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales  de l’Afrique de l’Ouest (Rgm-Ao) portant sur les déterminants de la politique pétrolière et gazinière.

 Le décret exhibé par Me Ousmane Sèye devrait mettre définitivement un terme à la polémique autour de la Caisse d’avance. Signé en 2003, il réglemente la gestion de la Caisse d’avance (Régie d’avance pour être plus précis) qui, dès lors, ne peut plus fonctionner comme des Fonds politiques. Elle est désormais, et à partir de cette date, soumise au contrôle de tous les Corps de Contrôle de l’État. Son ordonnateur devant alors se conformer à l’obligation de fournir des pièces justificatives quant à l’utilisation de l’argent de la Caisse.

La Conférence des leaders du FPDR, réunie ce lundi 29 janvier 2018, a examiné la grave situation qui prévaut sur le front social. Au Nord du pays, à Saint-Louis, de violents affrontements ont opposé les populations aux forces de police suite à la mort d'un pêcheur tué par les garde-côtes mauritaniens. Le gouvernement est accusé par les manifestants de ne pas garantir la sécurité de ses ressortissants. Une pareille dégradation aurait été à la base d’incendies de commerces appartenant à des Mauritaniens. Le FPDR exige du gouvernement des initiatives hardies pour une solution définitive de ces conflits récurrents qui pourraient conduire à des dérives préjudiciables.

Dans notre précédente contribution (15 février 2018, mêmes sources), nous nous sommes appesanti sur la prolifération coûteuse des agences nationales, avec leurs contrats spéciaux qui constituent, pour notre pauvre pays, un énorme gouffre financier et un lieu de recyclage de clients politiques. Les résultats d’une étude réalisée sur plus de 50 agences par le FMI à la demande des autorités étatiques en ont administré une parfaite illustration. C’est le Représentant Résident du FMI, M. Boileau Loko, qui a rendu compte de ces résultats lors d’un point de presse donné le mercredi 8 janvier 2014 (voir contribution susmentionnée). Deux ans après, il revint à la charge pour rappeler au président-politicien sa promesse ‘’de réduire de façon drastique les agences nationales’’.

Ousmane Sonko confirme encore une fois les «  10 millions qu'on veut allouer aux députés sous le pompeux motif "de ticket entrant" », en précisant même que cette question, ainsi que celle des terrains des députés, ont été abordées en conférence des présidents.

Sonko maintient aussi que le Président Moustapha Niasse avait affirmé que le montant était budgétisé et disponible, sous réserve de ne pas politiser l'affaire au risque de discréditer l'institution.
 
« Comme à chacune de mes sorties, depuis quatre ans que je suis en politique, la meute des répondeurs automatiques de BBY se déchaîne dans de ridicules tentatives de démentis auxquels eux-mêmes ne croient pas, comme des enfants pris la main dans le sac.

 Nombre de responsables de la société civile appellent à la rupture du cordon ombilical  reliant la présidence de la République aux organes de contrôle, tels que l’Inspection générale d’Etat (Ige), la Cour des comptes, l'Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac) et l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Interpellés par Sud quotidien dans le cadre de ce dossier, «Rôle de la société civile dans le renforcement des mécanismes de contrôle des politiques», réalisé en partenariat avec Osiwa, ces activistes ont en effet suspecté l’Etat de ne pas encourager l’indépendance de ces mécanismes. Des organes de contrôle tels que  l’Inspection générale d’Etat (Ige), la Cour des comptes, l'Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac) et l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ne jouent pas véritablement leurs rôles se contentant d’être de simples faire-valoir .

L’examen du profil des entreprises contractantes avec l’Etat du Sénégal dans le domaine des hydrocarbures, frappe de par sa singularité. L’auteur de "Chronique d’une spoliation", Ousmane Sonko dévoile dans son livre, « Pétrole et Gaz au Sénégal », que des compagnies majors s’investissent de moins en moins dans l’activité d’exploration. Ces dernières, préfèrent que les juniors ou même, les petites compagnies indépendantes, prennent les risques importants inhérents à ce type d'activités pour ensuite, négocier leur entrée sous forme de joint-venture ou de contrat d’affermage, à défaut de racheter tout bonnement les permis. Décryptage…

L’indemnité de rentrée à l’Assemblée nationale n’est toujours pas disponible malgré le besoin émis par des députés. En cause, le bureau de l’Assemblée nationale prendrait en compte les menaces du député non-inscrit, Ousmane Sonko, de ne pas prendre les fonds, 10 millions par parlementaire au début de la législature. Soit 1 milliards 650 millions de FCFA au total pour tous les parlementaires.

L’affaire aurait installé un climat de méfiance à l’Assemblée nationale, de peur d’essuyer les foudres de l’opinion, selon la Rfm.

 En conclusion de ma précédente contribution (‘’Walfadjri’’ et ‘’ Sud quotidien’’ du mardi 6 février 2018), je mettais l’accent sur une conséquence grave de la ‘’générosité’’ politicienne et irréfléchie du vieux président-politicien et de son digne successeur : le gonflement inquiétant de la masse salariale, qui fera l’objet de cette contribution. La prolifération des agences nationales que j’avais déjà annoncée, sera passée en revue dans la toute prochaine.

Donc, nos deux politiciens ne se sont jamais souciés des conséquences désastreuses de leur folle ‘’générosité’’, notamment sur la masse salariale. Pourtant, des alertes ont été toujours données et, parfois, par les gouvernants eux-mêmes, évidemment sans conviction.


Chers lecteurs, vers la fin de ma contribution précédente (mardi 23 janvier 2018), je rappelais les arguments tirés par les cheveux avec lesquels notre vieux président-politicien voulait nous convaincre de la pertinence de la double augmentation de l’indemnité de judicature des magistrats : de 150000 à 300000, et de 300000 à 800000 francs, alors qu’ils n’en demandaient ‘’que’’ 500000. Ces arguments vraiment légers de la part d’un Président de la République – même s’il s’agit du vieux président-politicien –, posent quand même problème. D’abord, ils sont rarement exacts, en tout cas pas rigoureusement. Un magistrat qui sort du Centre de Formation judiciaire (CFJ) – et non plus de l’École nationale d’Administration (ÉNA) – gagne plus que 800 000 francs. Les 800 000 francs représentent sa seule indemnité de judicature. Si on y ajoute son salaire et son indemnité de logement, le magistrat en début de carrière gagne (déjà) bien plus de 1200000 francs. Rappelons, qu’avec ce décret ‘’généreux’’ du président-politicien Jr sur lequel nous reviendrons, son indemnité de logement est passée à 400000 francs.

 Considérés à tort ou à raison par certains citoyens  comme des «faire-valoir» à la solde du président de la République, les organes de contrôle de l’Etat semblent ne pas faire l’unanimité au Sénégal, au vu du traitement de certains dossiers médiatisés. Des limites des lois organiques de certains corps de vérification à la non application des recommandations faites dans les rapports produits, en passant par le manque de moyens que rencontrent ces institutions, sans oublier le retard dans la publication de certains rapports, ou encore leur dépendance au pouvoir exécutif, la société civile, les journalistes économiques, ainsi que les hommes de droit étalent les faiblesses de ces organes chargés de veiller sur la gestion des ressources du pays.