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Mer, Oct
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 Le rapport pour l’exercice 2016  de l’office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a été rendu public. Dans ce rapport, l’autorité de contrôle a décelé un certain nombre d’infractions relatives à la corruption, à la concussion, au détournement de deniers publics, à la division des transports terrestres ainsi qu’au centre des services fiscaux de Dakar. En revanche, l’affaire Petrotim Sénégal, Petrotim Limites, Timis Corporation  et Kosmos Energy, est  toujours en instance.

« Oui, dans quelques jours, la France, le Mali et les Etats qui le composent entameront des négociations pour modifier le statut de leurs rapports ... Cet Etat du Mali va prendre ce qu'on appelle la situation d’indépendance que je préfère appeler celle de la souveraineté internationale. » C'est en ces termes que le Général de Gaulle, Président de la Communauté franco-africaine annonçait, dans son discours du 13 décembre 1959, devant l'Assemblée fédérale du Mali, l'ouverture des négociations devant aboutir à l'accès à la souveraineté internationale du Mali et des Etats qui le composent (le Sénégal et le Soudan). Bien des années aprés Dien-Bien Phu et le soulèvement armé du Front de libération nationale (FLN) du peuple algérien (six ans), la Conférence de Bandoeng (cinq ans), l'indépendance de la Tunisie et du Maroc (quatre ans), et celle du Ghana (trois ans).

 Interpellés par Sud quotidien, dans le cadre de ce dossier réalisé en partenariat avec Osiwa et dont l’intitulé est: «Place et rôle de l’Assemblée nationale dans le contrôle des politiques: le cas de la 12e législature», l’honorable député Hélène Tine et son ancien collègue Pape Diallo dit Zator Mbaye, tout en admettant que «des efforts notables» ont été effectués par leur législature dans ce domaine, apprécient cependant diversement ce travail. 

 La deuxième rencontre tenue vendredi dernier entre le président de la République, Macky Sall et les Syndicats d’enseignants, notamment le Saemss, le Cusems, le Sels/A et l’Uden, aura été la bonne. L’année académique 2017/2018 a été sauvée in extremis par Macky Sall qui a décidé de revaloriser l’indemnité de logement allouée aux enseignants, à hauteur de 100 000FCfa échelonné sur période bien déterminée. Face à cette mesure, les syndicats du G6 ont décidé de suspendre le mot d’ordre, en attendant que la plénière prévue aujourd’hui, lundi 30 avril, pour acter les mesures annoncées.

Le Btp serait-il une voie par laquelle l’Etat, sous prétexte de construire des infrastructures, organiserait, en fait, un véritable gaspillage avec l’objectif non avoué d’enrichir certains secteurs sous son contrôle. Cette question mérite d’être posée au regard de ces milliards de francs Cfa qui dorment dans des constructions inachevées initiées  sous  différents régimes dont les façades hideuses se dressent comme un affront à toutes les urgences telles la santé, l’éducation, l’agriculture qui souffrent d’un manque criant de financement. On peut citer comme exemple les travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (l’ANOCI a été créée par le décret N°674 de juin 2004) et la  réfection du building administratif dont les travaux ont été lancés depuis 2013 alors que  jusqu’à présent l’ouvrage n’a pas été livré. Last but not least, l’annonce de la construction d’une annexe Palais à Diamniadio.

 Le Réseau des parlementaires pour la bonne  gouvernance des ressources minérales du Sénégal (Rgm) souhaite plus de transparence sur les contrats et accords signés pour l’exploitation des gisements de gaz se trouvant au large de la frontière avec la Mauritanie. Selon Mamadou Lamine Diallo et ses collègues députés, cela est devenu une nécessité afin d’éviter la malédiction du pétrole et du gaz qu’a connu certains pays. Le réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm) du Sénégal veut plus de transparence sur les contrats  que l’Etat du Sénégal vient de signer avec la République Islamique de Mauritanie. Mamadou Lamine Diallo et ses collègues l’ont fait savoir hier, mardi 20 février, lors d’un atelier sous régional du réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales  de l’Afrique de l’Ouest (Rgm-Ao) portant sur les déterminants de la politique pétrolière et gazinière.

 Le décret exhibé par Me Ousmane Sèye devrait mettre définitivement un terme à la polémique autour de la Caisse d’avance. Signé en 2003, il réglemente la gestion de la Caisse d’avance (Régie d’avance pour être plus précis) qui, dès lors, ne peut plus fonctionner comme des Fonds politiques. Elle est désormais, et à partir de cette date, soumise au contrôle de tous les Corps de Contrôle de l’État. Son ordonnateur devant alors se conformer à l’obligation de fournir des pièces justificatives quant à l’utilisation de l’argent de la Caisse.

Les grèves cycliques dans l’éducation sont-elles en train d’annihiler les investissements de l’Etat dans ce secteur ? Tout porte à le croire, si l’on se fie aux propos de l’inspecteur de l’Enseignement Mame Ibra Ba. D’après cet acteur de l’éducation, une année scolaire perdue coûte 500 milliards de francs Cfa. M. Ba se fonde sur la part du budget du Sénégal investie dans l’éducation, qui tourne autour de 480 et 500 milliards. 

Dans notre précédente contribution (15 février 2018, mêmes sources), nous nous sommes appesanti sur la prolifération coûteuse des agences nationales, avec leurs contrats spéciaux qui constituent, pour notre pauvre pays, un énorme gouffre financier et un lieu de recyclage de clients politiques. Les résultats d’une étude réalisée sur plus de 50 agences par le FMI à la demande des autorités étatiques en ont administré une parfaite illustration. C’est le Représentant Résident du FMI, M. Boileau Loko, qui a rendu compte de ces résultats lors d’un point de presse donné le mercredi 8 janvier 2014 (voir contribution susmentionnée). Deux ans après, il revint à la charge pour rappeler au président-politicien sa promesse ‘’de réduire de façon drastique les agences nationales’’.


La publication du Rapport 2016 de l’Agence de Régulation des Marchés publics (ARMP) a inspiré au Directeur général du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD) un long communiqué dans un quotidien de la place. Quelles ne furent ma surprise et mon indignation après une première, puis une seconde lecture du texte ! C’est carrément du cinéma et un tissu de contrevérités, surtout pour ce qui concerne la partie où il incrimine l’OFNAC – ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Il vise davantage l’OFNAC, son ancienne Présidente et l’auditeur Papa IbraKébé, que le Rapport de l’ARMP. Le Rapport 2014-2015 de l’OFNAC et le dossier que cette institution a déposé auprès du Procureur de la République lui sont restés en travers de la gorge.

 Nombre de responsables de la société civile appellent à la rupture du cordon ombilical  reliant la présidence de la République aux organes de contrôle, tels que l’Inspection générale d’Etat (Ige), la Cour des comptes, l'Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac) et l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Interpellés par Sud quotidien dans le cadre de ce dossier, «Rôle de la société civile dans le renforcement des mécanismes de contrôle des politiques», réalisé en partenariat avec Osiwa, ces activistes ont en effet suspecté l’Etat de ne pas encourager l’indépendance de ces mécanismes. Des organes de contrôle tels que  l’Inspection générale d’Etat (Ige), la Cour des comptes, l'Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac) et l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ne jouent pas véritablement leurs rôles se contentant d’être de simples faire-valoir .

L’examen du profil des entreprises contractantes avec l’Etat du Sénégal dans le domaine des hydrocarbures, frappe de par sa singularité. L’auteur de "Chronique d’une spoliation", Ousmane Sonko dévoile dans son livre, « Pétrole et Gaz au Sénégal », que des compagnies majors s’investissent de moins en moins dans l’activité d’exploration. Ces dernières, préfèrent que les juniors ou même, les petites compagnies indépendantes, prennent les risques importants inhérents à ce type d'activités pour ensuite, négocier leur entrée sous forme de joint-venture ou de contrat d’affermage, à défaut de racheter tout bonnement les permis. Décryptage…

Venu assister à la manifestation organisée par la Rencontre des Acteurs et Mouvements pour l’Emergence (RAMPE), Talla Sylla Maire de Thiès a vidé son chargeur sur Idrissa Seck. Il a affirmé que la vérité historique est que l’idée encore moins la réalisation des chantiers de Thiès n’est pas d’Idrissa Seck. D’ailleurs dit-il, ce n’est nullement ces chantiers qui ont l’ont opposé à Me Wade, mais c’est autre chose, liée à l’argent.

 En conclusion de ma précédente contribution (‘’Walfadjri’’ et ‘’ Sud quotidien’’ du mardi 6 février 2018), je mettais l’accent sur une conséquence grave de la ‘’générosité’’ politicienne et irréfléchie du vieux président-politicien et de son digne successeur : le gonflement inquiétant de la masse salariale, qui fera l’objet de cette contribution. La prolifération des agences nationales que j’avais déjà annoncée, sera passée en revue dans la toute prochaine.

Donc, nos deux politiciens ne se sont jamais souciés des conséquences désastreuses de leur folle ‘’générosité’’, notamment sur la masse salariale. Pourtant, des alertes ont été toujours données et, parfois, par les gouvernants eux-mêmes, évidemment sans conviction.


Chers lecteurs, vers la fin de ma contribution précédente (mardi 23 janvier 2018), je rappelais les arguments tirés par les cheveux avec lesquels notre vieux président-politicien voulait nous convaincre de la pertinence de la double augmentation de l’indemnité de judicature des magistrats : de 150000 à 300000, et de 300000 à 800000 francs, alors qu’ils n’en demandaient ‘’que’’ 500000. Ces arguments vraiment légers de la part d’un Président de la République – même s’il s’agit du vieux président-politicien –, posent quand même problème. D’abord, ils sont rarement exacts, en tout cas pas rigoureusement. Un magistrat qui sort du Centre de Formation judiciaire (CFJ) – et non plus de l’École nationale d’Administration (ÉNA) – gagne plus que 800 000 francs. Les 800 000 francs représentent sa seule indemnité de judicature. Si on y ajoute son salaire et son indemnité de logement, le magistrat en début de carrière gagne (déjà) bien plus de 1200000 francs. Rappelons, qu’avec ce décret ‘’généreux’’ du président-politicien Jr sur lequel nous reviendrons, son indemnité de logement est passée à 400000 francs.