Trente neuf (39) employés déployés sur le terrain, six véhicules d’intervention. C’est la somme des moyens déployés par le service régional d’hygiène de Dakar, en croisade contre l’insalubrité et les mauvaises pratiques hygiénique, dans la commune d’Ouakam. En effet, selon le maire de cette commune, Samba Bathilly Diallo, le comportement incivique d’une frange de sa  population, constitue un frein  pour l’éradication  de la salubrité dans leur localité.   

Il s’exprimait ainsi, hier mercredi 24 février lors du lancement de l’opération «Karangue 2» , en collaboration avec les soldats  de l’hygiène dans les locaux de la mairie.

Le Jaraaf de Ouakam, Youssou Ndoye est très remonté contre Macky Sall et Abdoulaye Diouf Sarr. L’autorité coutumière du village de Ouakam accuse le chef de l’Etat et son ministre des transports aériens d’être les principaux responsables de la démolition d’une centaine de maisons situées à quelques mètres de l’enceinte du mur de clôture de l’aéroport. 

La Cité Mamelles de Ouakam a perdu son calme légendaire ces dernières semaines, à cause d’un résident du quartier, qui entreprend d’y construire encore un autre immeuble, mais cette fois-ci au cœur même d’une des ruelles de la cité. Ce que les autres résidents n’entendent pas de cette oreille et multiplient les initiatives, pour l’arrêt «immédiat» des travaux. 

Des résidents de la Cité Mamelles de Ouakam ne s’expliquent toujours pas le choix d’un des leurs de construire un immeuble au cœur même d’une des ruelles de la cité (voir photo).

« Le Sénégal est un pays de droit, de démocratie et de justice. Aujourd’hui, l’Etat est en train de tourner le dos à son peuple. Dans le quartier de Ouakam Mamelles, c’est un hold-up foncier qui se prépare contre trois femmes battantes ». Spoliées de leurs biens, Ramatoulaye Datt, Francesca Ammanati et Ndèye Marie Guèye sont formelles : elles sont victimes d’une très grande injustice.

L'atelier Colombin qui accueille des enfants sourds-muets, des autistes et trisomiques  pour rendre visible son action à Ouakam  a profité de la notoriété de la biennale de Dakar pour hisser le pavillon OFF.  Sa galerie d'exposition reste ouverte toute l'année.

 

A les observer,  tout sourire, pétrir l’argile de  Thicky de couleur ocre-jaune, qui devient rouge clair après cuisson, on les aurait pris pour des enfants et adolescents venus faire un travail manuel après les heures d’école. Ils se concentrent sur leur ouvrage, communiquant par gestes.  
 
Les  10  garçons et 4 jeunes filles qui fréquent l’Atelier Colombin de Ouakam, face à la gendarmerie  sont des sourds muets, des  autistes et des trisomiques qui retrouvent un lieu d’épanouissement  et une confiance en eux. A force de manier la terre glaise pour voir naitre des formes, ils  se développent tant intellectuellement, émotionnellement  que dans l’apprentissage professionnel. 

La boulimie foncière est sur le point de provoquer une houleuse bataille au niveau des terrains de Ouakam sis au Monument de la renaissance africaine. Selon des informations qui nous sont parvenues, la frustration serait née d’un partage de terres effectué de manière inéquitable. Plusieurs terrains qui étaient destinés aux jeunes du village ont, par ces entrefaites, été octroyés à des tiers sous l’œil et à la barbe des récipiendaires légitimes.Afin de décanter la situation, une réunion spontanée s’est tenue à la mosquée du Quartier Gouye Sor, face de la brigade de gendarmerie. Elle a été convoquée, par le nommé Babacar Diagne dit Pape Babou, pour que la lumière soit faite sur quelques sept (7) hectares qui doivent faire l’objet d’un partage.

Les hommes passent, les institutions restent. Au Sénégal les hommes passent mais les mêmes pratiques demeurent. Ceux qui nous dirigent ont souvent la réputation de servir l’Etat, mais, en réalité, ils se servent plus qu’ils ne servent les populations pour qui ils sont censés travailler. Dans la plus part des cas, ils misent sur le foncier. Le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années, avec des fonctionnaires qui disposent, en plus de la villa de fonction, de cinq à dix maisons dans la seule région de Dakar qui ne fait 547 km2 et près de 3 millions d’habitants.