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Dim, Juil
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 L’enregistrement des dossiers en vue du financement de la délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) s’effectue dans la douleur à Sédhiou et dans le reste de ses capitales départementales. La bousculade est montre et quasi quotidienne alors que rien n’est moins sûr, sur un possible financement de l’ensemble des requêtes soumises à l’administration. A la date du 5 juin dernier, le cumul des montants sollicités était de l’ordre de 1.879.000.000 pour 2.784 demandeurs toutes catégories confondues. Les passants du boulevard central de la place de l’indépendance de Sédhiou sont très vite déconcertés par la bousculade monstre qui a lieu ces derniers jours à la préfecture de Sédhiou. Ce,  à cause, du dépôt des dossiers de soumission au financement annoncé par la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER).

 Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a effectué une visite de travail toute la journée du lundi dernier dans la région de Sédhiou. Cette mission est consacrée à l’inauguration du Collège d’enseignement moyen (CEM) de Ndiama et le lancement des travaux de construction et d’équipement des écoles de Niandanki, de Faoune et de Boughary. Le ministre a rappelé la volonté manifeste du gouvernement du Sénégal à éradiquer les abris provisoires présentement au nombre de 1032 salles de classes. La coopération avec la France au travers du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (PAEBCA) et avec le peuple américain via les collèges Matching sont les piliers de cette croisade contre la précarité en milieu scolaire. 

 Un atelier interrégional de formation a réuni à Kolda, différents acteurs du développement des régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor autour de la mise en route d’une plateforme de gestion du système informatique des données et indicateurs et le passage à l’échelle du processus en cours. L’outil centralise la base des données avec option d’actualisation permanente conformément aux normes ISO créditées d’une grande fiabilité et de performance selon l’agence de développement local. Cette rencontre interrégionale s’inscrit dans le sillage de la pratique des mécanismes de gouvernance locale dans les régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor.

 L’édition 2018 de la fête patronale de la paroisse Saint Jean l’évangéliste de Sédhiou a vécu. Ces trois derniers jours, la culture sérère parrainée pour la circonstance a eu droit à tous les honneurs, de son expression traditionnelle à l’art culinaire. Ce fut sans doute aussi un moment de prière pour le retour définitif de la paix en Casamance. L’église s’est profondément indignée de la tuerie de Boffa-Bayotte et recommande d’éviter la rechute dans l’esprit des manipulateurs. La fête patronale consacre l’église Saint Jean l’évangélique dont le nom est conféré à la paroisse de Sédhiou. L’édition 2018 a parrainé la communauté sérère et, dans leur esprit, ces festivités marquent la symbolique du raffermissement des relations humaines au travers de la culture et de la croyance religieuse. «Dans l’église, pour sa consécration, c’est l’héroïque de Saint Jean que nous avons mis dans cette église de Sédhiou.

 La session et les débats d’orientation budgétaire qui devraient avoir lieu avant-hier, samedi 3 février, au Conseil départemental de Bounkiling ont été ajournés pour insuffisance de quorum, selon l’autorité administrative. Les partisans du député-maire de Madina Wandifa qui écartent ces motifs, en veulent à l’adjoint au préfet de Bounkiling l’accusant de connivence avec le président du Conseil départemental. Le remplacement d’un conseiller est à l’origine de cette discorde. Le Conseil départemental de Bounkiling qui devrait siéger ce samedi autour de la session budgétaire en vue des débats d’orientation et en second lieu sur le remplacement au dit Conseil, du maire de Madina Wandifa Malang Sény Faty élu député, n’a finalement pas pu se tenir.

 

 Plusieurs activités ont marqué hier, vendredi 29 décembre le lancement officiel du mouvement Action Solidaire (MAS) fondé par le ministre conseiller auprès du président de la République, Jean Pierre Senghor par ailleurs secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire. Il articule les orientations de son mouvement autour de trois axes majeurs que sont l’éducation, la santé et la promotion de l’emploi des jeunes en proie à une émigration clandestine dans la région de Sédhiou. Le creuset culturel de la « Casadimansa » est revisité pour joindre l’utile à l’agréable en présence d’éminentes personnalités. Le fondateur du Mouvement Action Solidaire (MAS) déclare se démarquer de toute activité politicienne, cependant, met tout son poids dans l’accompagnement des actions de développement grâce à la confiance du président de la République « Je voudrais d’abord rendre grâce à Dieu et remercier le chef de l’Etat son Excellence Macky Sall qui a renouvelé à plusieurs reprises sa confiance à mon endroit. Je remercie également toutes les autorités qui sont venues m’accompagner.

Les kinésithérapeutes du Sénégal sont en ordre de mobilisation pour une harmonisation des curricula de formation en vue d’une meilleure prise en charge des malades. Ils l’ont fait savoir, avant-hier samedi à Sédhiou, dernière étape de leur tournée nationale.

 L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) déroule des activités de sensibilisation des masses sur le phénomène des migrations irrégulières. Le chargé de la communication de l’OIM/Sénégal en mission de quelques heures hier, dimanche 28 janvier dans la région de Sédhiou, a rappelé les bonnes dispositions de son organisme à œuvrer pour la dissuasion de candidats potentiels au voyage ainsi que l’accompagnement de ceux de retour à leur foyer d’origine. El Hadji Seydou Nourou Dia ajoute que le défi est aussi de travailler pour créer des créneaux porteurs de revenus aux jeunes.

 Le classement de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) qui place Sédhiou à la deuxième place des régions les plus corrompues au Sénégal irrite les populations, y compris les acteurs de la société civile. Ils soutiennent que la région ne dispose pas de matrices sociale et économique à même d’y développer de la corruption, bien loin derrière Dakar, Thiès et Kaolack. Ces populations et autres acteurs disent subir certes un pic de pauvreté endémique mais restent dignes, clament-ils, dans le combat contre la précarité.

 De plus en plus, les Domaines agricoles communautaires (DAC) de Séfa améliorent leur éventail de prestation en vue d’accroitre les opportunités d’emplois des jeunes en matière d’entrepreneuriat agricole et réduire les trappes de la pauvreté. C’est aussi une réponse aux velléités de l’émigration clandestine qui fascinent nombre de jeunes. Les installations ultra modernes en cours de réalisation, de concert avec des ingénieurs israéliens, donnent un paysage féérique digne des far-West américains, réputés pour l’agriculture de rente. Cette semaine a débuté les sessions de formations tous azimuts en présence de plusieurs élus de la région. 

 Des élèves au nombre de 27 lauréats pour un cumul de 37 prix du collège appelé « CEM3 prix » ont reçu, le samedi 13 janvier, leurs distinctions de mérite dans les disciplines scientifiques. A cette même occasion, l’administration a ouvert les portes du laboratoire et de la salle informatique, le tout réalisé sur une subvention de l’Etat à hauteur de cinq millions de CFA dans le cadre de la promotion des matières scientifiques.

 L’artiste, auteur, compositeur et ambassadrice de l’Office des Nations unies contre la drogue et les crimes (ONUDC) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) effectue une tournée nationale contre la migration irrégulière. A l’étape de Sédhiou hier, mardi 19 décembre, Coumba Gawlo Seck a invité les jeunes de la région à croire en eux pour bâtir le développement de leur pays. En revanche, la diva de la musique sénégalaise et icône planétaire, œuvrant de concert avec l’Organisation internationale pour la migration (OIM), a exhorté les pouvoirs publics à offrir aux jeunes des opportunités d’emplois pour mettre fin à ce «suicide collectif».

 Les personnes en situation de handicap de la région de Sédhiou ont célébré, certes avec un retard mais avec toute la solennité requise, le weekend dernier, la Journée internationale qui leur est dédiée. A Marsassoum où ont eu lieu les festivités, les membres de l’association ont salué les efforts en cours d’exécution de l’Etat en matière d’assistance sociale et économique mais souhaitent, dans un autre registre, disposer d’un siège et des emplois au niveau des collectivités locales. Quoique célébrée avec un léger décalage, la Journée internationale des personnes en situation de handicap organisée à Marassoum, a été une tribune bien propice pour les membres de l’association régionale d’échanger sur leurs préoccupations.

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Bounkiling, appuyés par les soldats du 26e Bataillon de reconnaissance et d’appui (BRA) en poste à Boughary, ont procédé avant-hier, dimanche 31 décembre, à la destruction de deux champs de chanvre indien dans la zone du Fogny, sur la façade Nord-ouest du département de Bounkiling. L’espace emblavé de l’herbe qui tue est estimé à 7000m². Le secteur est difficile d’accès et se situe près de la frontière avec la Gambie, selon une source proche de l’enquête. 100 kilogrammes ont fait l’objet de saisie suivie de dépôt à la brigade de gendarmerie, mais les propriétaires des champs ont réussi à prendre la clé des champs.

 A l’initiative du programme «Girl Generation», un atelier de formation de deux jours a eu lieu, samedi 16 et dimanche 17 décembre derniers à l’intention d’une trentaine de relais. Le but c’était de conduire des activités de mobilisation sociale en vue d’un changement de comportement.

Comme qui dirait que Sédhiou est toujours en proie au malheur. Il ne fait pas de semaine sans qu’un fait divers crève le visage social de la région. Tantôt c’est un crime comme celui survenu à Bogal où deux jeunes filles ont été violées, égorgées et jetées dans une marre. Que dire de cette mère de famille qui a battu sa fille à mort à Bloc villages ?  Viols ou tentatives de viols suivis ou non de grossesse déchirent le tissu social à Sédhiou.