L’implication des femmes de la Casamance dans la gouvernance locale est une réalité bien vécue dans la région de Ziguinchor. Regroupées dans des structures indépendantes, des femmes s’activent pleinement dans le développement de cette région meurtrie par le conflit armé qui oppose depuis 1982 l’Etat du Sénégal aux combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Dans le cadre de ce dossier réalisé grâce au soutien du projet «Femme occupe média» de l’Institut Panos, nous avons été à la rencontre de certaines de ces «mamans de la paix» très engagées sur le terrain du développement local et de la recherche de la paix. Un vent nouveau souffle en Casamance. Après 35 ans de conflit armé dont le bilan est aujourd’hui, difficilement quantifiable aussi bien en termes de pertes en vies humaines que de dégâts matériaux, la Casamance naturelle qui regroupe les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou traverse une nouvelle ère dans son histoire.

    Meurtries, éprouvées, les populations du Sud se sont approprié la paix, préoccupation majeure en Casamance. La situation d’ensemble c’est qu’il y a aujourd’hui une profonde aspiration à la paix. Un constat de plus en plus patent dans la région où dans toutes les rencontres (journées culturelles congrès, fora…) toutes les occasions sont mises à profit pour parler de la paix. Un plaidoyer qui va crescendo dans cette région où les langues se délient; tout le monde veut la paix.  

  L’édition 2016 du Gamou de Kaour organisée sous la houlette du saint homme, le khalife général Cheikh Aladji Diaby Gassama, s’est presque déroulée dans le  noir à cause des pannes du groupe électrogène. En plus, aucune citerne d’eau (en dépit de l’intervention du gouverneur de Sédhiou) n’a été envoyée à Kaour pour les milliers de pèlerins venus des quatre coins du Sénégal et de la sous-région. D’où la colère des populations qui dénoncent le «deux poids deux mesures» dans le traitement des foyers religieux.

Dans un communiqué reçu par notre rédaction, le gouvernement du Sénégal a démenti l'information selon laquelle il aurait payé une rançon aux ravisseurs des exploitants forestiers pour leur libération. 
Selon Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement : "l'Etat du Sénégal ne saurait opérer une telle transaction avec des malfaiteurs qui hantent la quiétude des populations".  
Mieux, pour Seydou Guèye, "dès qu'il fut informé de la prise d'otages, le Chef de l'Etat a donné des instructions fermes aux autorités de défense et de sécurité pour que les auteurs du kidnapping soient traqués jusqu'à la libération de toutes les personnes retenues contre leur gré.

  Réorganiser la filière de l’anacarde jugée très importante en termes de revenus, c’est le pari que se fixent les acteurs s’activant autour de la filière qui fait vivre au moins 250 000 personnes dans les régions du sud. Mais aujourd’hui, l’essentiel de sa  production tombe entre les mains de négociants étrangers (essentiellement  indiens) qui assurent le financement de la campagne et fixent  les prix. Ce qui pousse les acteurs locaux à dérouler des stratégies pour sentir les retombées de la campagne de  commercialisation de l’anacarde  et réduire l’indice de pauvreté en Casamance.  

  Sept mois après son lancement, le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc) est menacé de… mort prématurée. Et pour cause, inauguré depuis mars dernier, le projet en question n’a pas encore véritablement bouleversé le paysage de la région naturelle de la Casamance. D’un coût estimé à 23 milliards, ce projet expérimental de la territorialisation des politiques publiques, jadis considéré comme l’une des priorités par les autorités, fait également face à un problème de visibilité de la part du gouvernement. 

Le bilan de l’opération de sécurisation de l’Armée dans les régions de Kolda et de Sédhiou montre le taux de criminalité dans le Sud. Elle a saisi 157 kg de chanvre in­dien, une vingtaine de charrettes et 672 troncs de venn et arrêté 18 individus. Cette opération a été conçue par le commandement de la zone militaire numéro 6 et réalisée par les soldats du secteur 61 basé à Madina Wan­difa. Le lieutenant-colonel Bou­ba­car Koïta, chef de corps du 26e Bataillon de reconnaissance et d’appui (Bra), expli­que que les présumés malfrats se sont rendus  sans aucune résistance.

iGFM – (Touba) Pour le retour de la Paix en Casamance , le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé a sollicité ce mardi les prières de Touba où il s’est rendu à 48 heures du Grand Magal de Touba.

 Le ballet des autorités se poursuit dans la ville sainte de Touba. Après le président de la République, Macky Sall, de son prédécesseur Me Abdoulaye Wade et du président de Rewmi Idrissa Seck, le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé a été accueilli ce matin à Touba.

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iGFM – (Dakar) A en croire le président dudit comité Eusébio José Dasylva il n’ y a pas eu d’avancées notables dans la situation du déminage humanitaire en Casamance. Seuls 200 000 m2 ont été déminés dans toute la Casamance. Soit un gab de 1100 000m2.

La menace est sérieuse pour notre pays a dit M. Dasylva qui a fait face à la presse ce samedi.

  Même s’il est difficile de confirmer l’existence de bases rebelles  dans le territoire bissau-guinéen, force est de constater que le pays d’Amilcar Cabral a toujours été une base de repli pour les éléments du Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance). Cet ultimatum lancé par les autorités bissau-guinéennes aux rebelles du Mfdc de quitter leur territoire, inquiète non seulement les populations du sud surtout que l’accalmie notée depuis lors laissait planer un grand espoir chez les populations. 

  Fortement mobilisées, pancarte à la main dans les rues de Ziguinchor, l’image reflète une réelle détermination des femmes de la région Sud qui ont marqué la journée régionale de la paix par une marche hier dimanche. Occasion saisie par ces femmes pour agiter une panoplie de requêtes qui vont des négociations inclusives à une place centrale dans le processus de paix en Casamance. Des femmes qui restent convaincues que cette accalmie du moment n’est pas une paix définitive mais juste un silence momentané des armes.  

  «La lumière pour tous». C’est le slogan lancé hier, par le Président Macky Sall, dans son discours hier, à l’occasion de l’inauguration de la centrale électrique de Boutoute. « j’y tiens particulièrement ! C’est pourquoi j’ai fixé au Gouvernement l’objectif d’un taux d’électrification rurale de 60% dès fin 2016». Il dit avoir validé «validé à cet effet le Programme national d’urgence d’électrification rurale, d’un montant de 99 milliards de FCFA, qui a démarré avec la mobilisation d’une partie du financement dans le Budget Consolidé d’Investissement»   

La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cdc), portée sur les fonts baptismaux en février 2014, dont la mission «est de veiller et de contribuer au développement de la Casamance», déplore l’enclavement de cette région et l’état désastreux des voies de transport.

Selon le Secrétaire général de la Cdc, Mamadou Diallo, à «ce jour, il y a un seul bateau pour le transport maritime dont les billets ne sont pas à la portée de certaines bourses et il n’existe que deux navires prévus, d’une capacité d’accueil de 200 places». Dépité par cette situation, il ajoute : «Les avions, qui font la navette entre Dakar Ziguinchor et Dakar Kolda, sont destinées à une catégorie eu égard à la cherté des billets». Il assimile cette situation à un manque de considération de l’Etat sénégalais et à «une violation flagrante des droits humains».