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Entrée en vigueur des nouveaux tarifs de manutention l’État bloque necotrans

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Ouf ! Les industries minières sénégalaises et étrangères et les cimentiers, exerçant au Sénégal peuvent bien souffler. Elles viennent de remporter la première manche dans le différend qui les oppose à la société Nécotrans qui avait pris la décision d’appliquer une nouvelle tarification passant de 3000 FCFA /Tonne à plus de 8000 FCFA/Tonne. Soit une hausse de plus de 245 %. Dans une lettre en date du 1er juin dernier, la société française leur avait signifié une autre augmentation : « Les tarifs de 3000 FCFA /Tonne vont passer à plus de 8000 FCFA /Tonne. Soit une hausse de

 

 
plus de 245 % ».
 
Après avoir pris connaissance du dossier, tenu plusieurs réunions avec les différents acteurs, l’Etat du Sénégal via les départements du Commerce et des Mines a décidé de différer cette nouvelle tarification. Selon des sources dignes de foi, aussi bien Aly Ngouille Ndiaye qui a reçu le collectif des miniers hier, qu’Alioune Sarr, il y a seulement quelques jours, tous deux ne seraient pas d’accord avec Nécotrans.
 
D’ailleurs, face à la détermination des industries minières et des  cimentiers, le groupe français qui a obtenu une concession de 25 ans sur un terminal vraquier, au Port de Dakar, en remplacement de SDV, avait décidé de revoir sa copie.
 
NECOTRANS ANNONCE UNE BAISE DE 1000 FCFA
 
Dans une lettre adressée aux industries minières, le 11 juin dernier, le directeur général, de TVS Nécotrans, Abdou Diouf dont nous avons obtenu copie, écrit : «Après de longues discussions et échanges avec les autorités du ministère du commerce et discussion avec notre groupe sur la question de la soutenabilité des tarifs soulevée par la clientèle ainsi que leur compétitivité par rapport aux tarifs de la sous-région, nous consentons de revoir notre grille tarifaire». 
 
Pour le moment, soulignet- il, «les prestations annexes initialement facturées à savoir: la réception des camions, le transfert et, le rechargement, sont gelées». «En effet, précise-t-il, ces prestations ne sont pas encore homologuées contrairement aux tarifs bord et terre de manutention de notre syndicat ». 
 
En outre, «nous avons décidé de réduire les prestations de manutention bord et terre de 1000 FCFA», conclut-il. Seulement les manutentionnaires ne veulent pas entendre d’augmentation. En témoigne la réponse du Sephos en solidarité avec toutes les autres entreprises de manutention. 
 
«LES TARIFS DE NECOTRANS NE SONT PAS VIABLES NI ECONOMIQUEMENT, NI LEGALEMENT»
 
La société dirigée par Lisardo de Mata, répondant à M. Diouf, parle de «décision unilatérale» avant de lister les raisons de leur refus. D’abord, il relève que les investissements essentiels promis de l'ordre de 48 milliards sont loin d'être réalisés.
Ensuite, «du fait des attentes interminables en rade extérieures dues à la congestion régulière du poste 82, nos navires paient maintenant aux armateurs des surestaries (ce sont des taxes supplémentaires liées aux lenteurs dans les débarquements) en dizaine de milliers de dollars, au lieu de gagner des primes de célérité». 
 
En troisième lieu, dira-til, «les augmentations de tarifs auxquelles vous avez procédé au démarrage de la concession sont supérieures aux tarifs antérieurs sans la contrepartie attendue surtout pour la qualité et aussi pour la cadence si on y intègre les temps d'attente». Mieux, relève-til, «le benchmarking que nous avons fait dans la sous-région nous a permis de comparer vos tarifs à ceux opérés dans les ports concurrents avec Abidjan 3700 FCFA, la tonne all in (tout compris), Conakry 3 Dollars US all in, Cotonou 2100 FCFA all in». Ce qui lui fait dire que «le cumul (bord et terre) est une aberration ». 
 
Pis, les tarifs de Nécotrans, «n'étant viables ni économiquement, ni légalement, nous confirmons leur rejet dans leur intégralité». Rappelons que cette nouvelle tarification devrait entrer en vigueur le 10 juin dernier. Quand nous avions joint Abdou Diouf au téléphone, il avait soutenu ceci : «Nous n’avons fait aucune augmentation de tarifs.
 
Les tarifs que nous allons appliquer à partir du 10 juin, sont des tarifs Sempos (Syndicat des entreprises  de manutention portuaires du Sénégal, Ndlr) homologués par le ministère du commerce en 2002». «Dans ce corps de métier, renseignait- il, nous ne pouvons pas arriver et faire ce que l’on veut. Nous sommes régis par une homologation des tarifs. Il s’agit là des tarifs terre. Ceux dits tarifs bord, datent de 1994».

SOURCE: http://www.sudonline.sn/l-etat-bloque-necotrans_a_24974.html

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