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Sénégal - Surexploitation des ressources halieutiques : Les pêcheurs craignent pour leur avenir

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C’est le slogan brandi par les organisations professionnelles de la pêche artisanale qui ont fêté à leur manière la journée mondiale de la pêche samedi dernier à Rufisque. «Les pêcheries sénégalaises se trouvent dans un état alarmant caractérisé par une surexploitation sans précédent de la quasi-totalité des stocks de poissons toutes espèces confondues», s’offusquent les organisations professionnelles dans une déclaration conjointe avec des membres de la société civile. Pour cause, précisent les 26 structures en synergie pour une vision positive et constructive du futur de la pêche, «une absence manifeste de transparence et de volonté politique pour mettre en place une gestion et un contrôle efficaces du secteur de la pêche industrielle sénégalaise».  Compte tenu de «la contribution de la pêche, surtout artisanale, dans l’économie nationale (4,3% du Pib) ainsi que la création de plus de 600 mille emplois directs et indirects», le secteur doit bénéficier d’une attention particulière de la part de l’Etat. Ce qui n’est pas le cas, regrettent-ils malheureusement : «L’Etat a une volonté manifeste de développer le secteur industriel à notre détriment».  «Nous sommes très riches, parce que nous avons la mer. Toutefois, il se trouve que des licences sont délivrées à des bateaux qui appauvrissent les pêcheurs artisanaux, en utilisant des techniques de pêche peu adaptées», fait remarquer Alassane Bâ de l’organisation Défenseurs de la mer (Dlm) décriant au passage fortement les pêches Inn. «Les engins utilisés par les compagnies auxquelles appartiennent ces bateaux sont prohibés», soutient le membre de Dlm, qui déplore dans la même veine l’existence de «techniciens véreux» travaillant de connivence avec «les propriétaires des bateaux en question». Une activité qui dessert grandement le Sénégal dans la mesure où «ces compagnies ne transforment pas leurs produits au Sénégal». «Ils les expédient vers leurs pays d’origine. En retour, il n’y a pas de rapatriement de devises», assène M. Bâ, qui demande à l’Etat de prendre sa responsabilité face au gaspillage orchestré des ressources de la mer. 

Une enquête sur les supposées fraudes au tonnage exigée
«Au moment où on nous parle d’aires marines protégées, des licences sont octroyées à des prédateurs», renseigne Abdou Karim Sall de la plateforme des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal (Papas).  Il s’agit principalement, selon Alassane Bâ, de bateaux vétustes qui «bien que battant pavillon sénégalais sont transformés au Sénégal et ne remplissent pas les critères pour l’obtention de licences».  Au constat de ces défaillances, les organisations demandent l’application des conventions signées par le Sénégal pour «garantir une pêche durable et équitable». Aussi, exigent-ils, «la publication sans délai des conclusions de l’audit du pavillon Sénégal complété depuis 2006» ainsi que «l’ouverture d’une enquête indépendante sur les supposées fraudes au tonnage». Le collectif des 26 exhorte aussi l’Etat à prendre des sanctions lourdes à l’égard des bateaux «coupables de fraude au tonnage» et à «réserver la zone allant de 0 à 12 miles à la pêche artisanale».

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source: http://www.lequotidien.sn/index.php/component/k2/surexploitation-des-ressources-halieutiques-les-pecheurs-craignent-pour-leur-avenir

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