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Séégal - Apiculture - Pour développer la filière : Un besoin d’investissement de plus de 2 milliards

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Babacar Cissé s’exprimait hier lors de la mise en place de la Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole. Son organisation, souligne-t-il, est certes la plus petite en nombre d’adhérents et s’occupe de la plus petite bête qu’est l’abeille, mais l’Unas est très engagée et fait partie des rares organisations qui portent en bandoulière ses ambitions chiffrées et planifiées. «Cette approche globale, intégrée et adoptée constitue en soi un cadre logique d’organisation où des actions concertées et articulées d’une manière cohérente sont mises en œuvre pour reconvertir des centaines de chasseurs de miel en véritable apiculteurs, respectueux de l’environnement pour développer un réseau de micro entreprises apicoles au sein des exploitations familiales rurales et inter urbaines, mais aussi pour asseoir des politiques de reboisement basées sur la promotion de plantes et enfin contribuer à l’autosuffisance en produits apicoles en mettant sur le marché 5 mille tonnes de miel à l’horizon 2020», plaide M. Cissé. 
Toutefois, la filière n’a pas encore tout l’appui nécessaire pour se développer. «Nous avons l’ambition de former 1 000 apiculteurs par an, mais on a besoin de budget», insiste le président de l’Unas. Selon Aminata Mbengue Ndiaye qui présidait le lancement de la plateforme, l’Etat a attribué 100 millions de francs Cfa au Pada pour  2017.
L’abeille, informe M. Cissé, est la reine de la pollinisation et favorise la production optimale des fruits, des légumes et des graines. «Les abeilles sont responsables de la pollinisation de plus de 80% des  plantes à fleur. La valeur économique de la pollinisation a été estimée en 2007 par la Fao à 253 milliards d’euros, soit 9 à 10% de l’alimentation destinée à l’humanité», renseigne M. Cissé. Cependant, déplore-t-il, «cette fonction n’est malheureusement pas bien connue sous nos cieux, alors qu’en Europe c’est une prestation de services bien rémunérée à laquelle s’adonnent des agriculteurs spécialisés en la matière». Le président de l’Unas de dénoncer également la chasse au miel et l’utilisation abusive de pesticides qui constituent de réels dangers pour les abeilles. «Nous osons croire que les dispositions seront prises pour réglementer l’usage des produits nocifs sur le continent», lance le président de l’Unas.
 
Eriger le Pada en direction
Les acteurs de la filière apicole souhaitent que le Programme d’appui au développement de l’apiculture (Pada), créé depuis les années 80, soit érigé en direction au niveau du ministère de l’Elevage et des productions animales. Ils ont exprimé cette doléance hier à la tutelle, à l’occasion du lancement de la Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole. «Nous pensons qu’il est grandement temps de l’ériger en direction au niveau du ministère de l’Elevage. Que cela ne soit plus une cellule marginalisée, mais une direction en bonne et due forme et nous sommes convaincus que les acteurs que nous sommes gagneront en notoriété et en appui», a expliqué Babacar Cissé, en marge du lancement de leur plateforme. Le président de l’Unas désire en outre que leur filière soit inscrite en bonne place dans le Plan Sénégal émergent (Pse).
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source: http://www.lequotidien.sn/index.php/component/k2/apiculture-pour-developper-la-filiere-un-besoin-d-investissement-de-plus-de-2-milliards

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