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Les recteurs, qui ont bloqué les salaires des enseignants du supérieur, devront affronter leur colère. Après avoir suspendu son mouvement de grève à la suite de la signature du «Procès-verbal de sortie de crise» avec le gouvernement, le Saes a décidé de maintenir sa plainte contre les recteurs qui auraient commis une «faute grave» en bloquant leurs émoluments. 

Si le combat du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) contre la Loi-cadre portant sur le fonctionnement des universités publiques a connu une issue heureuse, ce n’est pas encore le cas de la plainte qu’il compte déposer contre les recteurs pour rétention des salaires. En conférence de presse hier, les dirigeants du Saes ont fait savoir que la procédure judicaire qu‘ils ont intentée contre les dirigeants des universités est en train d’être constituée. Selon le secrétaire général du Saes, Seydi Ababacar Ndiaye, le syndicat ne va pas reculer dans cette affaire. D’après lui, «les recteurs doivent payer le prix de leur forfaiture». Rejoignant M. Ndiaye, Yan­kho­ba Seydi, coordonnateur du campus de Dakar, soutient que cette décision prise par les recteurs est suffisamment grave pour que les enseignants du supérieur puissent laisser tomber cette affaire. «Le recteur de l’Ucad en personne a appelé un des agents de l’Agence comptable pour lui intimer l’ordre de bloquer les salaires alors que celui-là avait viré les salaires. On lui (le recteur) a demandé d’où était venu l’ordre de bloquer les salaires. Comme réponse, il nous avait dit que c’est la loi. C’est un délit, ils ont le droit de ponctionner les salaires à hauteur du nombre de jours de grève mais pas de bloquer les salaires», a-t-il fait savoir. Le coordonnateur du Saes de Dakar, très remonté contre le recteur de l’Ucad, remet même en cause la légitimité de ce dernier à la tête de l’université. «Je lui ai dit : ‘’vous êtes sorti de la loi, vous-même votre nomination à la tête de l’Ucad est une violation de l’article 12 alinéa 9 du décret 70-11-35 du 13 octobre 1970’’. Comme la loi le dit, il (le recteur) est illégal, toutes les décisions qu’il a prises jusque-là sont illégales», a-t-il lâché. 

Pour témoigner de l’esprit de sacrifice des enseignants, Yan­kho­ba Seydi soutient que ces derniers violent souvent la loi pour le bon fonctionnement de l’institution. «Dans toutes les universités particulièrement à Dakar, les enseignants-chercheurs, le personnel administratif violent les dispositions de la loi 81-59. On le fait pour que l’institution fonctionne, si on ne prenait pas sur nous de violer cette loi, nos universités n’allaient pas fonctionner et ce serait pire à l’Ucad parce que la loi nous demande de prendre 75 jours de congés, personne ne prend des vacances ici. Où est-ce que le recteur était quand on violait cette loi pour que l’institution fonctionne ?», s’est-il interrogé. Le coordonnateur du Saes de Dakar, qui déplore l’attitude des recteurs, estime qu’en agissant ainsi, ils ont voulu «humilier les enseignants». «Comment des gens à cette station peuvent se permettre d’ignorer la loi au point de faire des choses inacceptables ? Ils ont même demandé à des enseignants de déclarer sur l’honneur qu’ils n’ont pas observé la grève, de se dénoncer. C’est extrêmement grave. C’est pour cette raison qu’on insiste sur l’élection des recteurs», a-t-il déclaré. Pour Seydi Ababacar Ndiaye, il faut régler le compte de «ces administrateurs qui acceptent d’être tournés en bourrique». «Nous allons continuer par la pédagogie, la persuasion pour faire comprendre au président de la République qu’il a lui-même intérêt à ce qu’on passe à l’appel à candidatures pour avoir des dirigeants qui peuvent porter le nouveau management des universités», a-t-il indiqué.

Après la signature du procès verbal de sortie de crise : Seydi Ababacar Ndiaye demande à l’Etat de respecter ses engagements
Concernant la question du «procès-verbal de sortie de crise» signé avec le gouvernement, le secrétaire général du Saes, Seydi Ababacar Ndiaye, estime que c’est une issue heureuse qui témoigne de la vitalité de notre démocratie. Les syndicalistes, qui soutiennent qu’ils ne doutent pas que le gouvernement respectera ses engagements, espèrent toutefois qu’ils ne seront pas appelés à aller en grève pour des accords non signés. «Pour le Protocole d’accords nous nous sommes mis d’accord sur les nouveaux échéanciers, c’est pourquoi la mise sur pied du comité de suivi des décisions présidentielles étendue à la mise en œuvre du protocole est d’une urgente nécessité», a-t-il souhaité.


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source: http://www.lequotidien.sn/new/index.php/component/k2/ponction-sur-les-salaires-le-saes-ouvre-un-front-contre-les-recteurs

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