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  En prélude à l’audience d’aujourd’hui de la Cour suprême pour examiner les deux pourvois en cassation déposés par Karim Wade, le collectif des avocats s’est voulu formel. Face aux journalistes, les conseils de l’ancien ministre d’Etat ont indiqué en effet avoir pris les devants pour écarter toute possibilité d’irrecevabilité de leur recours. Ils se sont dit aussi optimistes que la Cour suprême tranchera en la faveur de leur client au regard des éléments qu’ils ont fournis. Toutefois, ils préviennent que Karim Wade dispose d’autres moyens de recours en sa possession.    Lors de ce face à face avec la presse, les avocats de Karim Wade, malgré leur critique à l’encontre de la décision de la Cour suprême de statuer sur les deux pourvois en cassation déposés par leur client avant l’expiration du délai de deux mois, ont proclamé leur optimisme, quant à l’issue de ce recours en cassation. Face aux journalistes, Me Seydou Diagne a commencé par lever toute équivoque, quant à la recevabilité des deux pourvois en cassation. Selon lui, la composition de leur équipe écarte cette thèse d’irrecevabilité. 

La défense révélera ainsi avoir pris les devants en intégrant dans le collectif des confrères du barreau de Paris rompus à la tâche en matière de pourvois en cassation. Il s’agit entre autres de Me Françoise Sabiani, de son collègue avocat à la Cour suprême de Paris, Me François Pinatel, tous deux spécialistes des recours en cassation, et Me Michel Boyon qui totalise 40 ans d’expérience au Conseil d’État français. «Nous avons fait deux groupes : l’un chargé de travailler sur la question liée à la compétence et l’autre sur le fond du recours même», a expliqué Me Dagne, tout en précisant que Karim Wade disposait d’autres moyens de recours au cas où la décision de la Cour suprême lui serait défavorable.


Prenant alors la parole, Me Françoise Sabiani a estimé que le procès de Karim Wade a été entaché de plusieurs irrégularités. «La première porte sur la pression sur les juges, illustrée par la démission en pleine audience d’un des accesseurs du président de la Cour. Ce juge ne pouvant plus accepter qu’on lui dicte la façon de poser des questions aux témoins, a préféré jeter l’éponge. Il a été ainsi remplacé par un autre magistrat qui n’avait pas assisté au déroulement du procès. Cela est une irrégularité puisque ce magistrat, pour n’avoir pas assisté au début du procès, ne disposait donc pas de tous les éléments et ne devrait pas participer au verdict. L’autre irrégularité réside dans les propos tenus par le président de la Crei lui-même.

En effet, le président de la Crei, en déclarant à l’endroit du prévenu «si vous pensez que vous allez retourner chez vous à la fin du procès», a laissé manifester son opinion sur la culpabilité de l’accusé avant même la fin du procès. Cela est une violation manifeste du droit de l’accusé donc cela constitue un autre élément pouvant conduire à la nullité du verdict de la Crei », a déclare Me Françoise Sabiani. Abondant dans le même sens que sa consœur, Me Michel Boyon a fait remarquer pour sa part qu’au regard de ce qui a été dit, il sera impossible pour la Cour suprême du Sénégal de ne pas tenir les conséquences de ces irrégularités. Mieux, il a estimé que la plus haute juridiction est tenue de faire respecter les traités et conventions internationales signés et ratifiés par le Sénégal qui n’est pas à l’écart du monde.

 

 

LA DEFENSE DENONCE UNE DECISION INTEMPESTIVE

A l’occasion de sa conférence de presse, le collectif des avocats de Karim Wade a vivement dénoncé l’ouverture de l’audience de la Cour suprême pour ce jour. Pour cause, les avocats de Karim Wade disent être surpris par cette décision de la plus haute juridiction en marge des délais prescrits par la législation sénégalaise. Selon eux, la date de cette audience a été fixée dans la précipitation sans que cela ne soit notifié dans les règles aux parties. Mieux, ils soutiennent qu’aucun avocat de la défense n’a reçu, à vingt-quatre heures de l’audience, de convocation officielle de la part de la Cour suprême.

Estimant que l’État du Sénégal n’a transmis son mémoire au collectif des avocats de la défense qu’à quarante-huit heures de l’audience, Me Seydou Diagne a lancé : «nous ne comprenons pas l’empressement de l’État dans ce dossier d’autant plus que la loi donne deux mois au condamné pour présenter ses observations. Ce qui n’est encore le cas». Abondant dans le même sens, Me Demba Cire Bathily a affirmé que «si la Cour suprême avait respecté la loi, il ne devait pas avoir d’audience demain (ndlr, aujourd’hui). Nous sommes ici parce que les choses ne se déroulent pas normalement, comme c’est le cas depuis de cette affaire».

De son coté, Me Amadou Sall qui a réintégré le collectif, après plus de 3 mois d’absence du fait de son emprisonnement, a indiqué que rien dans ce dossier n’a été fait dans le respect de la loi. Seulement, l’ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice sous le régime de Wade, faisant allusion à l’arrêté de la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao) et l’avis du Groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, a invité la Cour suprême à éviter le Sénégal une autre humiliation internationale.  

 

source: http://www.sudonline.sn/les-avocats-optimistes-mais_a_25757.html


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