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  Il y a nécessité de retourner le Code général des collectivités locales à l’Assemblée nationale pour sa relecture, afin de corriger certaines incohérences. Parallèlement à ce renvoi à l’hémicycle qui doit suivre tout un processus, il faut des mesures express pour venir à bout de certaines urgences, notamment le manque de ressources des collectivités. Ce sont là les conclusions présentées par le président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Alioune Sall, hier, mercredi 5 août, en marge de la clôture de l’atelier de 3 jours de l’Ams, portant sur l’évaluation de l’Acte III de la décentralisation. 

 

 Les pourfendeurs de la réforme phare du chef de l’Etat, Macky Sall, notamment l’Acte III de la décentralisation mise en œuvre depuis seulement un an, ont-ils raison de réclamer son renvoi pour une relecture à l’Assemblée nationale? Tout porte à le croire, au vu du diagnostic sans complaisance qui a été fait sur la mise en œuvre de ladite réforme, par l’Association des maires du Sénégal (Ams).

Au sortir de son atelier d’évaluation de 3 jours, tenu à Dakar du 3 au 5 août, l’Ams a conclu qu’il est nécessaire que le Code général des collectivités locales soit renvoyé à l’hémicycle, pour une relecture. Face à la presse hier, mercredi 5 août, en marge de la clôture de ce dit atelier, le président de l’Ams Alioune Sall a déclaré «qu’il y a nécessité de retourner le Code général des collectivités à l’Assemblée nationale pour une relecture et pour faire en sorte que certaines incohérences, y compris les incohérences matérielles sur le plan de la rédaction, soient relevées et corrigées».

De l’avis du maire de Guédiawaye, ce renvoi a été même évoqué avant que le chef de l’Etat, Macky Sall, ne propose l’évaluation de sa mise en œuvre. Toutefois, il s’est empressé de préciser que l’association qu’il dirige pense «qu’il ne faut pas se précipiter pour ce qui concerne la révision du Code général». A son avis, il faut tout un processus de relecture du Code.

Quid des cessations de paiement des salaires que rencontrent depuis un certain temps certaines collectivités locales, faute de moyens? De l’avis du parton de l’Ams, il faut «parallèlement au processus de relecture du Code, un processus qui doit être express, urgent pour renflouer certaines collectivités qui sont dans la crise».

Pour le frère du chef de l’Etat, Macky Sall, il n’est pas nécessaire d’attendre la révision dudit Code, au regard des problèmes liés au budget de fonctionnement des collectivités locales. Pour ce faire, il estime qu’il faut que les autorités gouvernementales, notamment les différents ministères, de concert avec les élus, puissent trouver un palliatif à ce dysfonctionnement, afin de permettre aux collectivités locales de fonctionner correctement.

 

 

UN ACTE III «TRUFFE» D’INCOHERENCES

Revenant par ailleurs sur les nombreuses incohérences relevées lors de l’évaluation de l’Acte III, Alioune Sall a évoqué l’absence de dialogue territorial permanent, source de conflits entre certains maires et des privés. Allusion faite aux conflits entre le maire de la commune de Mermoz-Sacrée Cœur et les régies publicitaires. Le patron de l’Ams a en outre fait cas de la lancinante question du manque de ressources au niveau de certaines collectivités locales. Sur ce point, il a estimé qu’il faut revoir les définitions des concepts (équipement marchand) et la distribution de la patente et des taxes. D’où la pertinence des modalités fiscales.

Le statut des élus locaux a été aussi l’une des préoccupations souvent réitérées par Alioune Sall face à la presse. Pour l’édile de Guédiawaye, la fonction de maire n’est pas assez valorisée en termes de salaire, de dotation en véhicules, de pension de retraite. Il  a indiqué que le maire est un agent de l’Etat au même titre que les fonctionnaires de l’Etat, que les préfets. Ainsi, a-t-il trouvé nécessaire de revaloriser le statut de l’élu.

 

source:http://www.sudonline.sn/les-maires-renvoient-l-acte-iii-a-l-assemblee_a_25754.html

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