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Sénégal - TOURISME : « Les coûts du transport aérien, un frein »

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L'IATA a basé son analyse sur vol-type commun à tous les grands aéroports: un avion de type Airbus A330, avec 290 passagers à bord, effectuant une escale de trois (3) heures sur lequel on applique les redevances de Dakar: 
1- Redevances d'atterrissage; 
2- Taxes de stationnement 
3- Redevances de Sûreté 
4- Redevances Passager 
5- RDIA (taxes pour l'aéroport AIBD) 
6- Redevances de transfert des passagers vers l'avion. 
Et de plus, ce Tableau ne prend pas en compte les redevances de service de la Navigation Aérienne perçues par l'ASECNA. 
Ainsi, les structures aéroportuaires de Dakar appliquent sur chaque passager des taxes d'un montant de cent quarante (USD 140) us dollars soit plus de 80.000Fcfa, là où la moyenne africaine est 55USD et la moyenne européenne à moins de 40USD. 
L'aéroport d'Athènes (Grèce) qui le plus cher d'Europe avec des taxes totales par passager de 70USD fait deux fois moins que l'Aéroport de Dakar. 
A combien aujourd’hui se monte le total de la RDIA collectée ? Si l’on se réfère aux chiffres de l’ANSD (Agence nationale de la statistique et la démographie), en 2010, entre arrivées et départs, la RDIA aurait rapporté au total près de 200 milliards de FCFA. Qu’à -t-on réellement fait de cette masse de milliards collectés et qui risquent d’allonger d’autant la période de perception de ces taxes, dénoncées au demeurant par tous les professionnels du secteur et destinées à rembourser les emprunts ? 
L’enjeu est tel qu’aux yeux de l’OACI, les politiques publiques devraient être conçues pour tirer parti de la capacité unique de l’aviation d’être un catalyseur de la croissance économique. Or, si cet outil puissant qu’est l’aviation est trop taxé, « sa capacité de servir de catalyseur économique est menacée », fait valoir le directeur général de l’IATA. De plus, de tous les continents, ce serait en Afrique que l’aviation a le plus grand potentiel de contribuer davantage au développement. 
Le pire est que cette fameuse entité ADS (Aéroports du Sénégal) amasse beaucoup de taxes sur les Compagnies aériennes mais ne réinvestit pas pour le développement et surtout pour la maintenance des infrastructures. 
1. Au niveau des comptoirs d'enregistrement, les machines telles que les imprimantes de carte d'embarquement ne fonctionnent pas, certains comptoirs aussi ne disposent même pas d'ordinateur ou d'écran. Bref sur 35 comptoirs, il n'y a que 10 à 15 qui sont fonctionnels. 
2. Le tapis permettant l'acheminement des bagages des passagers est aussi en panne la plupart du temps occasionnant des retards de vol. 
3. Le sous-sol, zone de réception et de chargement des bagages dans les containers ou sur les chariots, est un lieu à ne pas fréquenter malgré les courageux agents qui y exercent leur boulot dans des conditions très précaires. La température y avoisine les 45°C et c'est une zone à haut risque avec de nombreux fils électriques et des câbles de réseau informatique non isolés. Pire aussi, 24h sur 24h l'eau sort du sol malgré le bétonnage de toute cette zone et un de ces quatre, le sol risquera de s’effondrer. 
4. La climatisation ne marche pas dans le hall de départ et en salle d'embarquement. 
5. Les bus pour l'embarquement des passagers sont insuffisants. 
6. Les moustiques à gogo 
7. Les toilettes sont sales et de même les toilettes pour les services et Cie aériennes sont très mal entretenues 
8. Beaucoup de nids de poules sur le tarmac 
Bref je peux continuer à énumérer encore mais c'est vraiment désolant de constater que l'Etat ne fait aucun effort pour contrôler les activités des ADS. 
Un fait rarissime qu'il faut noter : Une aérogare presque désert pour un aéroport international (je sais que ce n'est pas toujours le cas car il y a des heures de pointes). Mais la vacuité des lieux renseigne beaucoup sur le trafic trop faible de nos aéroports. Trop de taxes tue l'impôt et tue la rentabilité et la fréquentation. Figurez-vous qu'à cause des taxes nombreuses et variées, la desserte du Sénégal est de plus en plus délaissée. On comprend pourquoi les billets sont hyper chers. Figurez vous qu'un billet pour faire un vol d’une heure environ en Afrique de l'Ouest vous coute 250.000 FCFA en moyenne alors qu'ou on peut avoir en Europe pour le même trajet un billet à 50.000 FCFA. (Aller Retour). Et tout s'explique par la gourmandise de l’Etat du Sénégal  sur les taxes et autres redevances. Avec cette politique, le transport aérien restera un luxe pour le Sénégal, alors qu'il s'est complètement démocratisé et banalisé dans le reste du monde. D'ailleurs c'est grâce à une vision exacte de ce que doit être le transport aérien que l'Asie a pu développer de très grandes compagnies aériennes classiques et aussi à bas coût pour désenclaver des régions, faciliter les déplacements pour le tourisme, les affaires et le divertissement (vacances, découvertes, études, recherches, etc.). Au Sénégal on est loin de là, grâce à ......nos gouvernants !!!! 
Revoyons notre politique aéronautique si nous voulons qu'il soit un support pour notre tourisme. 
En attendant plus de mesures pour booster la destination Sénégal, les professionnels du tourisme doivent encore prendre leur mal en patience. 
  
  
Abdou Khadre DIOUF(DJILY) 
Titulaire d’un Master 
En management du Transport aérien 
Militant de l’Alliance Pour la République(APR) 
Membre de la CCR Départemental de Fatick 
 

 

 

 

source: http://www.dakaractu.com/TOURISME-Les-couts-du-transport-aerien-un-frein_a84840.html

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