Un premier procès se tient, et Kéba Diop le perd. Il se pourvoit alors en appel. En 2014, victoire : la Société générale est reconnue coupable de "parasitisme", soit le fait de "s'inspirer sensiblement ou de copier une valeur économique d'autrui". La Société générale se pourvoit ensuite en cassation, qui, début avril 2015, confirme le jugement en appel : la banque est définitivement reconnue coupable de parasitisme et doit verser 80.000 euros à l'ancien étudiant, devenu depuis ingénieur entre le Sénégal et la France. Lui réclamait à la banque 15 millions d'euros.

Un procès devant les juridictions européennes ?

"Avec cette décision, je suis mitigé, commente Kéba Diop. La cour a reconnu que c'était moi qui avait la paternité du projet, mais je ne vais pas me contenter de 80.000 euros ! Ce n'est pas une condamnation pour une multinationale. C'est ridicule, d'autant plus que la banque continue d'exploiter le projet". Il prévoit d’ores et déjà de saisir la justice européenne, et n'exclut pas, par ailleurs, d'écrire un livre sur ses mésaventures.

Contactée par la rédaction, la Société générale a indiqué avoir "pris connaissance" de cette décision et n'avoir "aucun commentaire particulier" à faire. La banque n'en a pas fini avec la justice. La cour d’appel de Versailles vient d'annoncer qu'un nouveau procès l'opposerait à son ancien trader, Jérôme Kerviel, au début de l'année 2016.

source :http://www.metronews.fr/info/la-societe-generale-s-inspire-du-projet-qu-il-leur-a-presente-l-ex-etudiant-la-fait-condamner/modv!jzMiB9264x9lA/