17
Jeu, Jan
234 Nouveaux Articles

Imaginez Koromack Faye vautré dans un fauteuil, la manche relevée, le bras bien tendu et tenu à l'autre bout par un médecin qui s'apprête à lui faire une injection. Lorsque l'injection part, Koromack Faye en proie à des convulsions vomit violemment. Le médecin s'affole et évoque, dans un langage confus, des effets secondaires qui seraient à l'origine des convulsions et des vomissements. 

Kaolack et Fatick sont les deux régions les plus touchées par le fluor. Ce corps simple, fortement réactif est contenu dans les eaux de puits. Il brunit les dents, entraîne des gonflements de genoux et des courbatures. A Boubane, village du département de Fatick, où le reporter de Kanal 150 s’est rendu, presque tous les habitants présentent ces symptômes. Confidences.

«Au début, nous avions cru que notre maladie était héréditaire. Ensuite, nous avions pensé que c’était causé par les feuilles de tamarinier avec lesquelles nous préparions quelques repas», témoigne Khamad Gnilane Ngom, habitant de Boubane situé à plus de 140 km de Dakar.

La principale leçon retenue au terme de la journée d’information sur le paludisme tenue samedi dernier, à Koumpentoum sous l’égide de l’ONG « Africare », est que le village de Darou Salam Tcheken a réussi la prouesse de traverser la saison hivernale sans qu’un seul cas de paludisme ne soit noté. L’expérience de cette bourgade a été partagée par les autres villages de la zone d’intervention du programme, et tous veulent en bénéficier.