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Vote du budget 2015 du ministère de la culture et de la communication code de la presse oui, dépénalisation non

Budget du Sénégal
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 Dans l’Hémicycle, on a surtout parlé du Code de la presse, une préoccupation pour de nombreux élus, et que l’on retrouvera dans presque toutes leurs interventions que l’on pourrait résumer à celle-là : « Le journalisme (même si on dit aussi que c’est un noble métier) tel qu’il est exercé, soulève des inquiétudes ». Tous diront à peu près ceci: ils ne veulent pas et ne voteront pas le Code de la presse, tant qu’on leur parlera de dépénaliser le délit de presse. Parce que cela signifierait que l’on protège les brebis galeuses au même titre que les honnêtes journalistes  qui eux ont le respect de l’éthique et de la déontologie.

 

 
 
Si le Code de la presse venait à être voté, disent les députés-ce qui ne ferait qu’aggraver les choses-cela voudrait tout simplement dire que les journalistes ne sont pas ou plus, des citoyens comme les autres. Car là où d’autres seront envoyés sans raccourci en prison, les journalistes fautifs ne seront pas inquiétés autrement que par le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED).
 
« Terrorisme journalistique »
 
Ce que disent aussi les élus du peuple, c’est que quand on fait honnêtement son travail, on n’a pas peur des représailles. Autrement dit,  les journalistes vertueux n’ont rien à craindre, tant qu’ils respectent les règles. Cela va même plus loin puisque pour certains parmi les députés, on ne peut plus continuer à appeler tout le monde et n’importe qui « journaliste ». Il faudrait carrément que l’on puisse distinguer les vrais professionnels, ceux qui ont appris le métier, des autres, ceux qui se font seulement passer pour tels. Qu’on protège les uns et qu’on forme les autres dira un député. On évoque même le cas de ces journalistes-ou organes de presse-tantôt « alimentaires », tantôt maîtres-chanteurs, qui se servent de leur métier comme d’une arme, puisqu’on parlera même de « terrorisme journalistique ».
 
Pendant ce temps à l’Assemblée nationale, on ne distribue quasiment que de bons points aux médias publics, quels qu’ils soient, parce que, entre autres raisons, ils ont et le souci de montrer la diversité culturelle, et celui de ne pas « couvrir » que Dakar et ses environs. Une voix discordantecependant : un député pour qui la télévision publique pratique ce qu’il appelle «la censure de l’opposition».
 
Il sera aussi question de la presse en ligne : on lui reproche de n’être soumise à aucune règlementation. Vrai selon le ministère de la Culture et de la Communication Mbagnick Ndiaye, qui s’est engagé à prendre les dispositions qu’il faut pour y remédier. Et pour ce qui est des commentaires d’internautes au bas des articles, là il faudrait pouvoir contrôler et filtrer parce que ça va souvent trop loin.
 
Pour ce qui est de la rémunération des journalistes, il sera question de ces rédactions où l’on ne respecte pas les dispositions des conventions collectives, ce qui mériterait même, dira-t-on, que l’inspection d’Etat vienne y faire un tour. Pour permettre aux médias de s’en sortir, on suggère par exemple que l’Etat prenne intégralement en charge les organes publics. La publicité irait quant à elle aux structures privées. 
 
L’aide à la presse, parlons-en, est de 700 millions et, dixit Mbagnick Ndiaye, « il est assez difficile d’en contrôler la destination finale». Il faut noter aussi que pour 2014, le budget du ministère de la Culture et de la Communication s’élevait à 10 804 870160 FCFA : il a donc connu une hausse de 1 701 222 360 FCFA (15, 74%). Une hausse qui serait due au recrutement d’agents par la Fonction publique. Et aussi à cause du « rattachement de la Direction de la Communication au ministère de la Culture, lors du dernier remaniement ministériel ».
 
BUDGET DU MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION - DIGNITE POUR LES ARTISTES, DIGNITE POUR LE PATRIMOINE
 
Le vote du budget a permis de faire l’inventaire de ces secteurs culturels où il est primordial d’intervenir : réhabiliter certains édifices en péril et en rentabiliser d’autres. Faire en sorte que les artistes ne puissent plus vivre et mourir dans le dénuement le plus total etc.
 
La question du patrimoine a quand même pris de la place lors du vote du budget, à l’Assemblée nationale, du ministère de la Culture et de la Communication. Avec notamment la crainte, pour certains élus, de voir une ville comme Saint-Louis dépossédée de son statut de « patrimoine mondial de l’Unesco ».  Mbagnick Ndiaye en est conscient, puisqu’il dit qu’il y a des clauses à respecter pour pouvoir continuer à mériter une telle faveur, et que c’est justement pour cette raison que l’Agence française de développement, avec l’Etat du Sénégal, va aider à la réhabilitation de certains sites. Par exemple, la Cathédrale de Saint-Louis ou les Archives. 
 
D’autres sites sont tout aussi concernés ; là il s’agit surtout des édifices qui entretiennent le dialogue interconfessionnel comme le cimetière mixte de Fadiouth ou celui de Santhiaba à Ziguinchor où reposent sans distinction musulmans et chrétiens. 
Un concours d’architecture a aussi été lancé pour le Mémorial du Joola qui devrait coûter 100 millions contre 200 millions lors d’une précédente prévision budgétaire. Pour ce qui est des bâtiments comme le Grand Théâtre National ou le Monument de la Renaissance qu’il faudrait pouvoir rentabiliser, c’est leur absence de statut qui pose problème. Une commission est chargée d’élaborer un projet qui va dans ce sens. Même si, selon Mbagnick Ndiaye, ils ont une administration.
 
Le statut de l’artiste reste tout aussi problématique. Au niveau de l’Hémicycle, on pense qu’il faudrait le revoir, de façon à ce que les artistes puissent « disposer d’un statut mensuel et qu’ils soient affiliés à un organisme de retraite ou de sécurité sociale ». Et parce qu’ils devraient pouvoir vivre de leur art, et non plus dans la misère et le dénuement comme c’est parfois le cas. Quand ils ne meurent pas en silence « des suites d’une longue maladie »…
 
Le cinéma, aux yeux de certains élus, est le parent pauvre du département de la Culture et de la Communication. Surtout que la subvention d’un milliard allouée par le président Macky Sall aux cinéastes a été amputée de 800 millions. Au même moment pense-t-on, certaines productions cinématographiques « pervertissent la jeunesse » et il faudrait trier les films comme on fait pour d’autres produits, et déterminer ce qui a le droit d’entrer ou pas. 
 
TRADUCTION SIMULTANEE DANS L’HEMICYCLE
 
Les députés de l’Assemblée nationale ont pu tester hier mardi 2 décembre un nouvel outil de communication : la traduction simultanée. Des interprètes ont donc rejoint l’Hémicycle pour traduire ces sept langues : le français, le diola, le mandinka, le pulaar, le sérère, le soninké et le wolof. 
 
Pour certains députés (quelques-uns d’entre eux ne prendront la parole que pour s’exprimer à ce sujet), c’est une véritable révolution que de parler dans sa propre langue, avec la possibilité de se faire comprendre par tout le monde, et plus seulement par ceux qui parlent la même langue. Pour cela, c’est presque magique puisqu’il suffit seulement de mettre un casque et de choisir le bon numéro comme à la loterie : le 1 pour le français, le 2 pour le diola, ainsi de suite. Et ensuite d’enlever le casque toutes les fois où l’on n’a pas vraiment besoin de traduction.
 
Le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse a même dû céder à la requête d’une députée qui lui demandera de mettre un casque, histoire de le prévenir que son discours se ferait dans une langue qu’il ne comprendrait peut-être pas. Ce qu’il a fait. Ce qui a l’avantage de créer un vrai débat. Un député s’est dit très heureux de pouvoir comprendre tout ce que disaient sa collègue du Sud et celle du Fouladou.
 
Nous l’avons-nous-mêmes testé. Le système est plutôt correct, même si on voit qu’on en est encore à une phase test, avec quelques ratés même si ce n’est pas méchant. Tantôt les interprètes se mettent à la place de celui qui parle, comme une traduction «directe», tantôt ils rapportent ses propos.
 
Source:http://www.sudonline.sn/code-de-la-presse-oui-depenalisation-non_a_21972.html

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