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Lors de sa conférence de presse du 17 janvier 2014, le procureur de la République (Pr), Serigne Bassirou Guèye, a fait savoir au peuple sénégalais que le dossier d’Aïda Ndiongue qu’il évoquait n’a rien à voir avec l’affaire des produits phytosanitaires. En effet, cette procédure dont l’annulation est évoquée ce matin à la Chambre d’accusation a été déclenchée suite aux soupçons nés d’une importante somme d’argent dont le procureur de la République voulait savoir la provenance. Muni de 4 chèques «intrigants», le patron du parquet a demandé à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale de Colobane de rechercher la «vérité» sur ces dits chèques respectivement de 3 milliards 798 millions 988 mille 750 FCfa, 3 milliards 988 millions 750 mille FCfa, 1 milliard 350 millions FCfa et de 5 milliards FCfa. 

L’enquête ouverte, les pandores ont reçu l’information selon laquelle deux des instruments de paiement ont été émis par le projet de Construction de logement du Plan Jaxaay et le Pap créé à l’ordre de la société dénommée E.g.f.e.d. Le Plan Jaxaay (Pclslib) avait également remis à Walo Services et à Ya Khalifa Ababacar Sy les troisième et quatrième chèques. Des sociétés qui appartenaient toutes à Aïda Ndiongue. Ces informations en poche, les gendarmes ont interrogé une quinzaine de personnes. Secrétaires d’administration, comptables matières, chauffeurs, intendants, Directeur de cabinet, juristes… et madame Aïda Ndiongue ont, du 02 au 15 décembre 2013, défilé devant les gendarmes-enquêteurs. Cinq (5) parmi les enquêtés ont été déférés et inculpés par le juge du deuxième cabinet, Samba Sall. C’était le 18 décembre 2013. Depuis lors, le dossier communément appelé «Affaire Aïda Ndiongue» qui fait de la dame Ndiongue une bénéficiaire de marchés non exécutés ne cesse de faire parler de lui. Les dessous de cette affaire, L’Obs vous les donne en intégralité. 
ORIGINE DES MARCHES - Tout est parti des inondations qui, ces dernières années, ont bouleversé bon nombre de familles sénégalaises. Pour remédier à cette situation qui avait fini de mettre à nue l’intimité de beaucoup de Sénégalais, des solutions ont été trouvées par l’Etat du Sénégal qui, en mai 2007, a mis en place une agence finalement remplacée par le Projet de Construction de logements sociaux et de Lutte contre les inondations et les bidonvilles. Logé au sein du ministère du Patrimoine bâti, de l’habitat et de la construction à l’époque, une capacité financière lui est donnée et le projet est administré par un coordonnateur sous la supervision du Secrétaire général et du Ministre de tutelle. L’objectif étant l’exécution de son programme, le projet contracte des marchés publics avec des structures pour la réalisation de prestations ou services. 
APPELS D’OFFRES RESTREINTS- La particularité de ce projet est qu’il a souvent passé des appels d’offres restreints. Une procédure qui, selon le code des Marchés Publics, est régulière. Mais ce qui intrigue les enquêteurs, c’est que depuis presque 2007, 9 sociétés Egfed, Ets Bacar Waly Guèye, Ets Diawalay, Ya Khalifa Ababacar Sy, Fatma et frères, Keur Marame Bercys, Egtgfm, Walo Services, Keur Cheikhna Ahmed Tidiane Sy, propriétés de Aïda Ndiongue, ont été sélectionnées pour concourir aux marchés publics du projet et, à l’arrivée de la procédure, une d’elles finit toujours par être la bénéficiaire du marché. Abdou Aziz Diop qui occupait le poste de conseiller juridique du Plan Jaxaay a, apprend-on, souligné aux enquêteurs qu’il n’est pas interdit qu’une seule personne gagne toujours les marchés. Quant à Aïda Ndiongue, elle s’est expliquée sur le fait que ses entreprises, entre 2010 et 2012, soient les seules à concourir à chaque fois qu’il y a un appel d’offres restreint ou entente directe. Elle a souligné que ses entreprises figurent dans leur banque de données depuis 2006 et qu’il lui arrivait qu’un de ses neveux l’appelle pour lui dire qu’il a été convoqué par  le ministère pour récupérer une lettre de soumission. Pour ce qui est du nombre élevé de marchés qu’elle a gagné entre 2005 et 2006, elle a «confié aux pandores avoir toujours de la marchandise dans ses dépôts. Et comme ils agissaient dans le cadre du plan Orsec, ils la sollicitaient en urgence et elle livrait le matériel à leur grande satisfaction». Ce n’est pas, ajoute-elle, du parti pris. Aïda Ndiongue dit avoir commencé à travailler avec le ministère depuis 2005-2006 alors que Salif Bâ était ministre. Le Secrétaire générale du ministère, Modou Sall, qui a sélectionné les entreprises dit être juste entré dans la banque de données pour choisir les concurrents. Il a précisé qu’il ne savait pas que les sociétés appartenaient à une même personne.  
AIDA NDIONGUE ET SES CHEQUES - L’ancienne sénatrice s’est expliquée sur «ses chèques». Le chèque de 5 milliards FCfa est, dit-elle, relatif à la livraison de 500 motopompes de 500 mètres cube par heure. Pour celui de 3 milliards 988 millions 750 mille FCfa,  alors que le procureur dissocie cette affaire à celle des produits Phytosanitaires, elle l’a affectée au paiement des… phytosanitaires entre 2010 et 2011.  Le milliard 350 millions Fcfa serait lié aux bacs à ordures dont, précise-elle, une partie est stockée à son dépôt. Pour le chèque de 3 milliards 798 millions 988 mille 750 Fcfa, c’était, selon elle, pour une livraison d’un marché concernant 34 ou 35 maisons de l’outil dont «la livraison s’est faite au niveau du Lycée Delafosse car il n’y avait pas d’entrepôts. Pour le marché des 5,9 milliards Fcfa, c’est «lié aux 500 tentes que j’ai livrées», explique-t-elle. Mais la dame a, souffle-ton, signalé aux enquêteurs que près de 1 000 tentes non livrées se trouvent dans son entrepôt de Colobane. «A ce jour, il y a des tentes, des motopompes, des bacs à ordures qui sont dans mes dépôts et qui appartiennent à Jaxaay. J’aurais souhaité qu’ils viennent les récupérer…D’ailleurs, l’ancien directeur du projet les a saisis à cet effet, mais sans succès…J’ai pris la responsabilité d’appeler le ministre Omar Guèye au mois de juin-juillet et il n’a jamais voulu me prendre au téléphone ou me reprendre», se justifie-t-elle lors de son audition. Mais, pour la livraison des motopompes, elle dit avoir remis au Groupement des sapeurs-pompiers des engins de 500 mètres cube alors que les soldats du feu disent avoir reçu des pompes de 150 mètres cube. Toutefois, elle a fait savoir aux enquêteurs: «Ce ne sont pas mes motopompes. Les miennes sont bien visibles au dépôt et c’est bien mentionné ‘’500 mètres cube.’’» 
GALERE DES COMPTABLES MATIERES - Ils sont deux à être interrogés dans cette procédure. Inculpés en même temps qu’Aïda Ndiongue, les comptables matières, El Amadou Ndiaye et Marième Ndiaye Bousso, ont, tous les deux, eu à opposer leur veto à certaines pratiques. Ndiaye dit avoir été relevé de ses fonctions après 6 mois parce qu’il avait refusé de payer les factures de Gecom industries. La facture présentée au paiement n’étant pas conforme au devis approuvé par la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), il a refusé de s’exécuter. Il a aussi refusé de payer l’augmentation de salaire de certains agents du projet car n’ayant pas l’approbation du comité de pilotage par une délibération telle que le texte de base le prévoit. Il se rappelle : «Omar Sarr lui avait posé la question de savoir s’il était le directeur du Plan Jaxaay.» Quant à Marième Bousso, elle est venue après Ndiaye. Elle a démissionné du projet. Pourquoi ? Marième Bousso dit avoir bloqué les paiements comme son prédécesseur. Aux enquêteurs, elle a expliqué «qu’il y avait un excédent budgétaire que le coordonnateur, Abdou Aziz Ndiaye, voulait utiliser pour une autre ligne de crédit notamment pour la prévention des inondations qui étaient épuisées alors que le conseil de surveillance n’avait pas encore validé ce remaniement budgétaire». Elle dit avoir bloqué les paiements. Ce qui n’a pas été du goût du coordonnateur. Le climat devenu délétère, des querelles s’ensuivent et elle décide de s’en aller. Aujourd’hui, leur combat est resté vain, car ils sont tous mis dans le même sac. 

L'Observateur 

source: http://www.dakaractu.com/Tout-sur-l-affaire-de-la-senatrice-liberale-Ce-que-le-Procureur-reproche-reellement-a-Aida-Ndiongue-et-Cie_a60051.html

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