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Cheikh Béthio Thioune ne commémorera pas, en grande pompe, l'édition 2014 de sa rencontre avec le défunt khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké. La manifestation prévue ce jeudi 17 avril à Dakar a été interdite. Les termes de la liberté provisoire dont il bénéficie, dans la cadre du double meurtre de deux de ses disciples à Médinatoul Salam (Mbour) sont passés par là.

Dans sa livraison d’hier mardi, le quotidien «Libération», révèle que le guide des «Thiantacounes a reçu la veille, une notification interdisant la manifestation qu’il devrait organiser le jeudi 17 avril, en commémoration de sa première rencontre avec le défunt khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké. Il aurait été même convoqué hier mardi, à 08 heures, à la gendarmerie de Thionk.
 
En attendant, dès lundi, tard dans la soirée, le guide des «Thiantacounes», «a fait une déclaration, pour dire qu’il ne s’opposerait pas à la loi et que les talibés qui n’avaient pas encore fait le déplacement pouvaient rester chez eux». Ce, au moment où ses disciples commençaient à monter les tentes devant abriter la cérémonie. Et de souligner que la demande d’autorisation déposée à la préfecture de Dakar pour l’organisation de cette manifestation était au nom de Serigne Saliou Gueule Tapée, le fils du cheikh. 
 
Pourtant, la nuit du 31 décembre 2013, Cheikh Béthio Thioune avait pris part, avec Serigne Modou Kara Mbacké à un «Thiant»  au stade Demba Diop. Suffisant pour que des voix s’élèvent pour décrier un «laxisme» des autorités qui l’ont laissé organiser ce gamou, alors qu’il est encore sous le coup de l’interdiction de «participer ou d’organiser» à une manifestation publique. 
 
C’est à se demander pourquoi attendre jusqu'à avant-hier pour rappeler à Cheikh Béthio Thioune qu'il est en liberté provisoire, mais sous condition? Le gamou organisé le 31 décembre dernier n'est-il pas une manifestation publique? Le Cheikh avait-il besoin d’une notification administrative (d’interdiction) pour se plier aux exigences de sa mise en liberté, acceptées par ces conseils? N’est-il pas du rôle de ses derniers de rappeler à leur client les risques encourus en enfreignant les conditions qui sous tendent cette liberté provisoire? 
 
Le cheikh est en liberté provisoire, depuis le jeudi 21 février 2013. Plusieurs fois éconduits (six tentatives ont échoué), ses avocats ont finalement obtenu de la Chambre d'accusation de la Cour d’appel de Dakar, la mise en liberté provisoire de leur client, mais «sous contrôle judiciaire», en dépit du refus du parquet général. En effet, ce régime de semi-liberté dont-il a bénéficié, alors qu’il était en France pour des soins médicaux, est assorti des conditionnalités que le guide des «Thiantacounes» est obligé de respecter au risque de retourner en prison: «interdiction de participation ou d'organisation de rassemblements publics, interdiction de sortie du territoire national, dépôt de passeport au greffe de Thiès et contrôle judiciaire». 
 
Cheikh Béthio Thioune est poursuivi pour non dénonciation dans le cadre du double meurtre de Bara Sow et Ababacar Diagne, deux de ses disciples à Médinatoul Salam (Mbour). Les charges retenues contre lui ont évolué entretemps. A son arrestation et mise en détention préventive le 26 avril 2012, le cheikh et ses autres talibés coinculpés étaient poursuivis pour «association de malfaiteurs, meurtres, complicité de meurtre avec actes de barbarie». 
 
Par conséquent, le guide des «Thiantacounes» et ses coinculpés devraient être jugés en Cour d'Assises, la Chambre d'accusation ayant confirmé le renvoi du dossier du double meurtre de Madinatoul Salam (Mbour) devant les assises, tel qu'ordonné par le doyen des juges d'instruction de Thiès. Le recours (en appel) introduit par ses avocats avait été jugé irrecevable par la Chambre d'accusation qui s'était prononcée le jeudi 13 mars 2014.
source: http://www.sudonline.sn/quand-le-prefet-fait-appliquer-la-loi_a_18454.html 
 

 

 

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