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L'explosion de listes regrettée par le ministre de l'Intérieur eu égard au coût financier qu'elle engendre, mais saluée par d'autres acteurs au nom du principe qui dispose que la démocratie a un prix, ramène les feux de l'actualité sur les mouvements dits citoyens. Par l'ampleur de leur engagement, et peut-être eu égard aux risques qu'ils font courir aux partis politiques traditionnels, ces démembrements de la société civile sont l'objet de commentaires divers. Sur le terrain, nos reporters sont allés demander leurs avis aux citoyens électeurs sur ces «nouveaux» acteurs entrés en confrontations avec les «politiciens professionnels».

FANN-POINT E-AMITIÉ

Les mouvements citoyens pas très séduisants

Si les populations de la communes de Fann-Point E-Amitié approuvent le travail abattu par les mouvements citoyens, elles sont peu nombreuses à approuver leur participation aux élections locales à venir.

Assis devant son magasin faisant face à la mairie de la commune d'arrondissement de Fann-Point E-Amitié, Aliou Diallo, un vendeur de chaussures de sport, scrute d'éventuels acheteurs. Bien que concentré sur son chapelet, ce jeune homme en mode bling bling (il est vêtu d'un tee-shirt jaune, d'un pantalon jean bleu, casquette sur la tête, lunettes tendances sur le visage), n'est pas moins intéressé par les élections locales.

Des scrutins auxquels prendront part, à l'instar des partis politiques, de nombreux mouvements citoyens.
Une situation dont se réjouit Aliou pour qui ''y en marre des partis politiques. C'est toujours les mêmes personnes que l'on voit... Aujourd'hui, il faut que les citoyens prennent les choses en main'', déclare-t-il. Pour lui, la proximité avec ces nouvelles structures est une donnée importante dans le choix qui pourrait être fait par les électeurs. ''On est tout le temps ensemble, on se réveille dans le même quartier. Donc, ils connaissaient mieux nos préoccupations'', conclut le jeune commerçant.

Marième Diagne, elle, a une perception contraire des mouvements citoyens. Trouvée devant son commerce, à la Zone A, non loin de là, elle les confond aux partis politiques. ''Au début, ils viennent vous courtiser, mais une fois élus, ils vous tournent le dos.''

«Ce sont des mauvais perdants»

Il est 16h. Le quartier s'illustre par son calme. Le rues sont quasi désertes. Tout le contraire de la Sicap Amitié 2, plus grouillante et vivante. A côté du centre de formation des agents des collectivités locales, un groupe de personnes devise tranquillement. Parmi elles, Serigne Mahmouda Sambe, très intéressé par les élections locales. L'avis de ce sexagénaire sur le sujet est sans appel.

«Ce sont des mauvais perdants. La plupart d'entre eux ont créé leur mouvement parce qu'ils ne s'entendent plus avec leur parti. Ils ne voient que leurs intérêts. S'ils gagnent (les élections), ils seront phagocytés par les partis politiques'', prédit ce vieil homme longiligne. Rester dans leur rôle de «veille et d'alerte et s'abstenir de se lancer dans ces élections», c'est ce que devaient faire ces mouvements citoyens, indique Mamadou Diallo. D'autant plus que, ajoute Gabriel Tendeng, un policier à la retraite, ''les citoyens risquent de s'y perdre'' à cause du nombre pléthorique de listes en compétition.

Les mouvements citoyens se défendent

Ces accusations sont naturellement rejetées par les responsables de mouvements susvisés. Joint par 'EnQuête, Malick Diallo, président du mouvement ''Jotna gnou taxaw'' (JGT) et tête de liste proportionnelle de la coalition éponyme au niveau de la commune de Fann-Point E-Amitié, dénonce un ''mauvais procès'' à leur encontre. ''J'ai mon métier qui me permet de vivre à l'aise.

Mais nous voulons apporter un changement dans notre commune. Nous voulons en faire un vrai laboratoire de la bonne gouvernance'', s'enflamme Diallo. Pour convaincre de sa bonne foi, le leader de JGT égrène ses réalisations dans la commune. ''Depuis deux ans, date de la création du mouvement, nous avons repeint les murs des écoles de la commune qui étaient tagués, fait des dons de médicaments et d'habits aux populations nécessiteuses. Puisque le maire ne l'a pas fait, nous nous sommes alors engagés aux élections pour le faire à sa place.''

Si Malick Diallo a choisi d'aller sous sa propre bannière en ''empruntant'' un récépissé, Baba Ly, président de Union citoyenne, lui, a préféré intégrer la liste de la coalition ''Taxawu Dakar ak Khalifa Sall''. La raison ? ''Les populations de ma commune ne sont pas encore mûres. La mairie, on ne va pas la donner à n'importe qui'', dit-il. «C'est difficile de s'engager dans une élection.

Cela nécessite beaucoup d'argent en plus d'être très fatigant.'' Pour sa part, Malick Diallo dit n'avoir pas besoin de budget colossal (car) tout est question de stratégie. «Nous ne voulons pas une campagne (électorale) folklorique. Nous irons vers les populations, discuter avec elles dans leurs maisons», ajoute-t-il comme pour annoncer la couleur.
DAOUDA GBAYA

SOURCE:http://www.enqueteplus.com/content/elections-locales-les-mouvements-citoyens-%C3%A0-lheure-de-v%C3%A9rit%C3%A9-quel-impactSOURCE:http://www.enqueteplus.com/content/elections-locales-les-mouvements-citoyens-%C3%A0-lheure-de-v%C3%A9rit%C3%A9-quel-impact 

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