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Les producteurs de tomate de la Vallée du fleuve ont dû se rendre à l’évidence. Le non-respect du calendrier cultural, qui fait mûrir toute la récolte de tomate quasiment au même moment, a contraint les nouveaux industriels, qui n’ont pas encore fini leur remontée de filière, à manquer leurs objectifs de collecte de tomate. Une ironie, par rapport à la saison passée, où c’étaient les producteurs qui n’avaient pu fournir les quantités qui étaient attendues d’eux.

La campagne de commercialisation de la tomate industrielle n’a atteint ses objectifs qu’à moitié environ, si l’on s’en tient aux propos du président de l’interprofessionnelle de la filière, qui a indiqué lors de l’atelier bilan de la campagne de tomate industrielle 2014 qui s’est tenu à Saint-Louis, que sur un objectif global de 70 mille tonnes, seules 46 mille 263 tonnes ont été enlevées.  Le président Abdoulaye Dieng indique que les entreprises Takamoul food et Agroline qui n’ont pas respecté les engagements pris auprès des producteurs ont une certaine responsabilité dans cette contre-performance.
M.  Abdoulaye Dieng a expliqué lors de l’atelier-bilan qui se tenait à Saint-Louis que pour la campagne 2013-2014, les trois industriels, qui avaient signé des contrats de culture avec le comité de la tomate, ont évacué dans leurs usines respectives un total de 46 mille 263 tonnes de tomate, réparties par, 22 mille 600 tonnes pour la Socas, qui avait un engagement contractuel de 20 mille tonnes, 13 mille 085 tonnes pour Agroline dont l’engagement contractuel était pourtant de 25 mille tonnes, et enfin, de 10 mille 578 tonnes pour Takamoul, qui s’était engagé par contrat, à collecter 30 mille tonnes.
En définitive, sur l’objectif global de 75 mille tonnes de tomate fraîche qui était initialement arrêté lors d’une réunion du Comité de suivi de la tomate industrielle, tenue au ministère du Commerce au mois de septembre 2013, les industriels n’ont pu enlever qu’un tout petit peu plus de la moitié, laissant les paysans avec une bonne quantité de tomates pourrissant dans les champs et les aires de stockage. 
Le président Abdoulaye Dieng qui déplore cet état de fait en rejette les causes sur le dos de tous les acteurs, même si deux des industriels ont été particulièrement pris en défaut. 
Comme les industriels concernés, le président de l’interprofessionnelle de la tomate met le défaut de collecte de la tomate sur les faibles capacités des industriels, notamment les deux derniers. En effet, dans une situation normale, la collecte de la récolte de tomate se déroule durant trois mois. Et les engagements des différents acteurs avaient prévu que la production allait arriver à maturité entre le début du mois de mars et la fin de mai, ce qui laissait aux différents acteurs le loisir d’organiser une belle rotation de leurs véhicules de ramassage.
Malheureusement, expliquent deux des acteurs, quasiment toute la production de tomate de la Vallée n’a connu son éclosion qu’en début du mois de mai, ne laissant aux industriels que 30 jours au maximum pour ramasser l’ensemble de la récolte. Or, une société comme Agroline, qui n’a pas encore terminé sa remontée de filière, n’a encore que la capacité de ramasser 400 tonnes par jour au maximum, alors qu’il lui en aurait fallu ramasser au minimum le double. Et Takamoul n’est pas mieux lotie non plus. Seule la Socas a pu tenir la cadence, au prix de gros efforts.
Les producteurs de la Vallée reconnaissent que les industriels ne sont pas responsables du fait que le calendrier cultural n’a pas été respecté, entraînant un défaut d’engagements dans les opérations de collecte de la récolte.
Ce qui a poussé Abdoulaye Dieng à demander à ses collègues producteurs de respecter les recommandations techniques et les conseils prodigués par les techniciens agricoles, en particulier en ce qui concerne le calendrier cultural et l’application de bonnes pratiques agricoles. Pour ce qui est du reste, le président Dieng s’est félicité de ce que les meilleurs rendements ont été obtenus par les producteurs qui ont respecté le calendrier cultural, en parvenant à faire des taux de 40t/ha dans certaines zones, poussant même jusqu’à 60t/ha dans d’autres zones. 
Cela est plus qu’encourageant, quand on se rappelle que l’année dernière, en cette même période de l’année, ce sont les industriels qui se plaignaient des difficultés que leur avaient créées les producteurs, dont une bonne partie de la récolte avait pourri sur pied, du fait d’une épidémie causée par une mouche de la tomate. C’est dire que la filière est en train, bon an mal an, de surmonter ses difficultés.
Néanmoins, les producteurs de tomate pensent que la situation de la filière pourrait s’améliorer encore si les deux derniers industriels venus, à savoir Takamoul et Agroline, se décidaient à finir de faire leur remontée de la filière. «C’est le lieu et le moment de demander encore une fois, aux deux industriels que sont Agroline et  Takamoul food, d’honorer leur engament, à savoir l’implantation de leurs usines respectives dans le département de Podor, s’ils ont vraiment la ferme volonté d’accompagner et de manière durable le développement de la tomate industrielle» a dit Abdoulaye Dieng qui, dans la même lancée, a demandé à la Socas de procéder à la réouverture de son usine de Dagana fermée depuis plusieurs années et qui, de son avis, est une unité industrielle importante dans le dispositif mis en place pour un écoulement correct des récoltes de tomate.
Les acteurs de la filière disent aussi fonder beaucoup d’espoirs sur l’Etat pour la levée des contraintes au développement de la tomate industrielle, se sont félicités que le chef de l’Etat ait décidé d’annuler la dette des producteurs de tomate d’un montant de 1,5 milliard de francs Cfa, compte non tenu des importantes subventions aux intrants agricoles qui leur ont été octroyées.

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SOURCE: http://www.lequotidien.sn/index.php/la-une2/7000-faute-de-commercialisation--la-tomate-locale-pourrit-dans-les-champs

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