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Un dossier dans un dossier. Les enregistrements de délibérations de la Crei dans l’affaire Karim Wade mettent en cause un preneur de son et un informaticien. Le dernier aurait été approché par la défense de Karim Wade pour lui vendre les secrets des délibérations sur les exceptions et non sur le verdict du 23 mars. 

Ce que la presse d’hier a appelé «scandale à la Crei» ou «scandale au Tribunal» est finalement un feuilleton à deux épisodes. En effet, il y a deux cas et deux techniciens : un preneur de son rattaché à la Cour d’appel et non à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) et un informaticien de cette juridiction présidée par Henri Grégoire Diop. Ce preneur de son était chargé de la sonorisation et de l’enregistrement des audiences.

 Des sources judiciaires affirment que ce dernier a plutôt enregistré des phases de délibération, mais seulement concernant les exceptions soulevées par la défense de Karim Wade. «Il ne saurait être des délibérations pour le verdict prévu le 23 mars, encore moins d’une condamnation à 7 ans de prison pour l’ancien ministre», souffle-t-on. Des sources proches du dossier parlent d’informations «fausses» et «erronées», précisant que la Crei ne va statuer sur le fond que la semaine prochaine. Dans cette affaire, Le Quotidien a appris que le Parquet a requis le mandat de dépôt contre le preneur de son. 

L’autre volet de ce scandale des enregistrements est celui concernant l’informaticien de la Crei. Les mêmes sources judiciaires insistent que Abdou Adolphe Dia aurait été approché par la défense de Karim Wade pour vendre des projets de délibération. Qui a été en contact avec lui ? Le journal L’As a cité dans son édition d’hier, Me Seydou Diagne à qui l’informaticien aurait filé des délibérations enregistrées. L’avocat parle de «mensonge» et de «manipulation», mais ouvre une brèche pour les enquêteurs en déclarant : «De toutes les personnes qu’il (l’informaticien) a appelées dans la famille judiciaire dont des avocats de l’Etat et d’autres personnes, pourquoi on ne parle que de moi ? Il a passé des appels avec un autre avocat.»
C’est ce que le Parquet cherche justement à savoir en visant Abdou Adolphe Dia et X dans son réquisitoire. Un X qui serait dans le camp de la défense. Le juge d’instruction, quant à lui, a ordonné des réquisitions chez les différents opérateurs de téléphonie pour identifier les auteurs des appels et messages entre «l’informateur» et ses clients présumés.
Dia a bénéficié hier d’un retour de parquet.

Enregistrements dans la justice : Au souvenir de l’affaire Aminata Mbaye 
C’est une autre affaire d’enregistrement qui va sans doute affecter la Justice. Parce qu’il y en a eu une il y a presque dix ans. Une avocate générale, Aminata Mbaye, avait été impliquée dans un scandale de corruption qui a laissé l’image d’une justice écornée et écorchée. Un feuilleton à plusieurs séquences puisque la magistrate a été envoyée à la retraite avant terme, des greffiers et des avocats suspendus et des corrupteurs emprisonnés. Cette fois-ci aussi, au-delà des techniciens, il se pourrait que des avocats soient poursuivis. L’affaire ne fait que commencer. 

 

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source: http://www.lequotidien.sn/new/index.php/Politique/un-preneur-de-son-et-un-informaticien-arretes-la-crei-parasitee.html

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