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Pour mieux combattre un ennemi, il faut mieux le connaître. Des magistrats sénégalais, avec 200 de leurs collègues venus du monde entier, se retrouvent à Paris pour des échanges de stratégies dans la lutte contre le terrorisme, fut-il jihadiste ou pas.

Est-il normal et surtout correct d’assimiler jihadisme à terrorisme ? C’est vrai que dans la plupart des manifestations terroristes qui se passent à travers le monde, on a tendance à voir l’expression des Jihadistes, arabes ou d’autres nationalités. Or, il semble que cette assertion ne passe plus aussi facilement que cela, et pas qu’auprès de musulmans les plus pieux ou les plus convaincus. 

Ainsi, hier à Paris, plus de 200 magistrats et experts de l’anti-terrorisme, venus de quasiment tous les pays du monde entier, ont débattu de cette question pour savoir s’il fallait continuer à dénommer «jihadisme» tout attentat crapule qui se déroulerait à travers la planète, fut-il revendiqué par des personnes se présentant comme des jihadistes.

Ces spécialistes ont convenu que le Jihadisme ayant un soubassement religieux, en ce que le Jihad est le combat que tout croyant musulman doit mener, d’abord pour combattre et soumettre son moi et le mettre à la disposition de sa religion, avant même que d’être un combat contre ceux qui luttent contre l’islam, on ne peut affubler tout candidat terroriste, ou même tout terroriste du qualificatif de jihadiste, parce qu’il contient une dénomination honorable qui ne se retrouve pas toujours dans la majorité des revendications d’actes terroristes. 
Pour dire que le monde veut vraiment prendre au sérieux le combat contre le terrorisme, fut-il islamiste ou pas. Et le Sénégal ne veut pas être en reste. C’est ainsi que se retrouvent à Paris, depuis trois jours au moins, trois grands magistrats sénégalais, dont l’expertise en matière de combat contre le terrorisme n’est pas contesté.
La délégation sénégalaise à la réunion de Paris comprend MM. Lansana Diabé, le Procureur général près la Cour d’appel, ainsi que Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République et Abdoulaye Ba, président de Chambre à la Cour d’appel de Dakar. Ces personnages se sont retrouvés avec des collègues d’autres pays du «Front africain contre le terroriste», à savoir le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Nigeria, le Niger, le Cameroun, entre autres. Les pays du Maghreb sont aussi bien représentés, ainsi que l’Egypte, l’Arabie Saoudite, le Liban ou le Qatar. Tout ce monde était aux côtés de leurs collègues occidentaux, venus aussi bien de France que des Etats-Unis, de Grande Bretagne, d’Australie, du Canada, ou d’autres pays européens. Pour dire que la lutte contre le terrorisme est devenue un combat vraiment universel.
La cérémonie d’ouverture de la rencontre de Paris s’est faite avant-hier, sous la présidence du ministre française de la Justice, Mme Christiane Taubira.

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source: http://www.lequotidien.sn/index.php/component/k2/en-conclave-a-paris-des-magistrts-a-l-assaut-du-jihadisme

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