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Ziguinchor
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La fin de la crise universitaire à Ziguinchor n’est pas pour demain. Car, malgré les engagements pris de lever le mot d’ordre hier, les étudiants ont encore prolongé le boycott des cours au grand dam notamment des médiateurs. Lesquels pensaient avoir pourtant arraché un accord de cessation des hostilités entre les grévistes et les autorités.

Contre toute attente, les étudiants de l’université de Ziguinchor ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève. Au cours de leur assemblée générale, tenue hier, ils ont promis de ne retourner en classe que lorsque leurs quatre camarades, détenus à la maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, seront libérés. Une décision qui a surpris plus d’un dans la capitale du sud.

 

Car le meeting d’hier devrait plutôt être l’occasion de lever le mot d’ordre, conformément à l’engagement pris devant le comité des facilitateurs. Lequel est composé de responsables de syndicats d’enseignement, de religieux musulmans et chrétiens, d’associations de femmes, entre autres. Ce groupe, qui avait fait la médiation entre les grévistes et les autorités, avait reçu de la part des étudiants l’assurance de la fin des ‘hostilités’.

Celle-ci devrait se matérialiser par la reprise des cours dès, hier, lundi. Mais, au moment où l’opinion s’attendait à ce que les grévistes annoncent cette nouvelle très attendue à Ziguinchor, les étudiants se distinguent par un volte-face au goût amer pour ces hommes et ces femmes qui, pendant des jours, ont sacrifié de leur temps et de leur énergie pour arriver à amener les deux parties à s’entendre sur l’essentiel.

Hier, c’est une toute autre direction que les étudiants ont pris en décidant de prolonger le mouvement. Et comme motif, ils invoquent le ‘manque de confiance’. En fait, les grévistes semblent douter de la bonne foi des autorités qui avaient promis d’aller dans le sens de la libération de leurs camarades qui séjournent en prison pour être soupçonnés d’être impliqués dans l’incendie du véhicule de l’Inspecteur départemental de l’éducation (Iden) de Ziguinchor.

Pour que les étudiants reprennent donc le chemin des amphis, il faut que Madia Diop Sané, Abdou Aziz Sow, Simon Diédhiou et Sékou Diédhiou sortent de prison. C’est ce message que les grévistes ont envoyé, hier, en revenant sur les engagements qu’ils avaient pourtant pris et pour lesquels le comité des facilitateurs et médiateurs s’était porté garant.

Et comme d’habitude, les élèves des établissements scolaires de la ville ont été délogés pour les obliger à se joindre au mouvement d’humeur. Une ambiance qui risque de se poursuivre jusqu’au 26 janvier prochain, jour du délibéré dans l’affaire des étudiants emprisonnés.

Source :  WALF

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