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06
Mar, Déc
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Ostréiculture à Dièle-Mbam : Les femmes créent des emplois pour les hommes

Dièle-Mbam
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Le coordonnateur national du programme de microfinancement du Fonds Mondial pour l’Environnement, Oumar Wane, accompagné du Pr Assane Goudiaby, membre du comité de pilotage des microprojets du Fem, a évalué hier le projet de conservation de la biodiversité de Dièle-Mbam qui a démarré en septembre 2013 et qui permettra, jusqu’en 2015, de reboiser une très bonne partie de la mangrove de cette localité du Gandiolais située à une vingtaine de kilomètres de la capitale du nord.
M. Wane s’est déclaré très satisfait des résultats de ce microprojet financé par le Fem pour un coût global de près de 20 millions de FCfa et qui a déjà permis à des centaines de femmes membres du Gie bénéficiaire « Bokk Jom » de ce village de la communauté rurale de Ndiébène Gandiolais de mener de grandes actions de conservation de la biodiversité. Mobilisées derrière leur présidente, Mme Nafi Sogue, le chef du village de Doune Baba Dièye, Ameth Sène Diagne, et le président de l’association des éco-gardes de la Langue de Barbarie, Moussa Niang, ces femmes ont pu développer l’ostréiculture à partir du reboisement de la mangrove.

Devant la délégation du Fem, Nafi Sogue a énuméré les réalisations de ce projet qui tournent essentiellement autour d’une série de formations sur l’ostréiculture, sur la mise en œuvre d’un Fonds d’appui à l’environnement et au développement (Faed) de deux millions bien géré par les femmes avec le système du crédit revolving, la transformation des produits halieutiques, les techniques de triage des déchets, une vaste opération de nettoiement du village, etc.
Conservation de la biodiversité
C’est avec une grande fierté que Nafi Sogue a précisé que le reboisement de la mangrove grâce à ce projet a favorisé la réapparition des huîtres que les populations de ce terroir arrivent actuellement à vendre à 4000 F/Kg, au moment où il faut nécessairement débourser à Dakar 6000 F pour avoir la même quantité d’huître.
L’achat et la revente des huîtres, des carpes et des crevettes, a-t-elle souligné, permet actuellement aux populations de Dièle-Mbam, village qui abrite la quasi-totalité des familles qui ont déserté l’île de Doune Baba Dièye, du fait des conséquences désastreuses de l’érosion maritime et côtière, de réaliser de bons chiffres d’affaires et de subvenir aux besoins de leurs progénitures.
Nafi Sogue et les autres femmes de son Gie ont déclaré haut et fort qu’il leur arrive très souvent d’employer les hommes dans la récolte des huîtres en leur versant chacun un salaire journalier de 5000 F.
« Nous sommes très motivées par le dynamisme des hommes qui n’hésitent pas à se mobiliser dès les premières heures de la matinée pour nous aider à ramasser les huîtres, remplir les sacs et convoyer la marchandise vers Saint-Louis et les autres points de vente », a révélé Nafi Sogue.
« Dans notre village, les hommes ont toujours fait preuve d’humilité pour nous aider à relever les défis de la conservation de la biodiversité. Non seulement ils y trouvent leur compte, mais ils sont très conscients des retombées économiques et sociales difficilement quantifiables de ce projet », a ajouté la présidente du Gie « Bokk Jom ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

SOURCE:http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=39430:ostreiculture-a-diele-mbam-les-femmes-creent-des-emplois-pour-les-hommes&catid=241:regions

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