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Quatorzième jour de procès de la caisse d’avance les aveux de Pape Diop et MBAYE NDIAYE confortent Khalifa Sall

JUSTICE
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Sur lesdits éléments, on entend le responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) aux Parcelles assainies  dire clairement, lors d’une rencontre politique, que les vraies raisons des démêlées judiciaires de Khalifa Sall proviennent de la crise de leadership au sein de son «ancien parti», le Parti socialiste (Ps). Mieux, le ministre d’Etat laisse entendre que Khalifa Sall a refusé de s’allier avec l’actuel chef de l’Etat, contrairement à ce qu’ont fait ses prédécesseurs à la tête de la municipalité. L’autre élément sonore est de l’ancien maire de Dakar, Pape Diop, lors de la marche de l’opposition le vendredi 9 février dernier, qui précise que ni Khalifa Sall ni lui-même n’ont créé la caisse d’avance. Pour lui, les fonds en questions sont politiques et sont destinés entres autres objectifs à répondre aux nombreuses sollicitations des populations. Le troisième élément annoncé, concernant une vidéo du président de la République, n’a pas été en fin de compte présenté.
 
Ces déclarations politiques convoquées à la barre semblent conforter le maire de la ville dans les propos qu’il a toujours tenus, depuis le début du procès. Pour lui, la déclaration de Mbaye Ndiaye «est un aveu de taille» dès lors que cela vient «d’un ministre d’Etat». Donc, à son avis, si ledit ministre tient de tels propos «c’est en connaissance de cause». Mêmes observations sur les propos tenus par son prédécesseur à Dakar qui, à son avis, devait venir témoigner devant la Cour. Mais, tout compte fait, il s’est dit convaincu que «ces deux éléments sonores étayent ce que nous avons toujours dit : que ce procès est politique, les fonds sont politiques et qu’ils servaient aux populations».
 
Les deux éléments de preuve brandis par la défense ont failli créer des incidents au tribunal. En effet, la partie civile a déploré le fait qu’il ne leur soit pas communiqué lesdits éléments avant qu’ils ne soient convoqués à la barre. Ce qui la défense a fait à l’instant. Pour leur permettre de projeter leurs preuves, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, balance à l’Aje : «laisse les projeter, car toutes leurs projections qu’ils ont effectuées jusqu’à présent, sont en leur défaveur». Revenant à la charge, Antoine Félix Diome a estimé qu’à cette étape de l’audience, il n’était plus question de convoquer des témoignages, mais d’entendre les prévenus sur des pièces qui n’ont pas encore fait l’objet de débats. Il a fallu l’intervention du juge pour que les éléments puissent être projetés. Le juge Lamotte, répondant à la partie civile, a fait savoir que la Cour prend acte, et jugera de la validité ou pas des éléments de preuves produits par la défense, au moment opportun.
 
A noter, par ailleurs, que les débats de fond sur ledit dossier ont été bouclés hier. A cause d’un autre dossier à traiter par le même juge Lamotte, notamment le procès des présumés terroristes, Imam Ndao et co-accusés, et afin de permettre aux parties de se préparer pour les plaidoiries, la Cour a décidé de suspendre l’audience jusqu’à demain, jeudi 15 février prochain, à 9h. Une réunion entre les différentes parties a été tenue dès la suspension de l’audience pour arrondir les angles sur la répartition du temps de parole. 
 
ARTICLE PARU DANS LE QUOTIDIEN LE SOLEIL DU LUNDI DERNIER : Khalifa Sall parle de propagande
 
Le quotidien national Le Soleil participerait à «cette activité» visant à faire couler le maire de Dakar. La supposition est de Khalifa Sall lui-même. invité par Me François Sarr à donner son avis sur l’article paru le lundi 12 février dernier, indiquant avec un décret à l’appui, que la caisse d’avance n’est pas un fonds politique et qu’elle est soumise à tous les organes de contrôle, Khalifa Sall a tout d’abord rappelé que la direction dudit quotidien national a changé de tête (allusion faite à la nomination de Yakham Mbaye). Il reste ainsi convaincu que «c’est une nouvelle action de propagande qui est déclenchée». Toutefois, il a fait savoir que «c’est peine perdue» et que la vérité a jailli. Il a ainsi réitéré que les fonds politiques ont toujours existé et ils ont été logés dans la rubrique «dépenses diverses». Donc, pour lui, ce qui gêne leurs contradicteurs, c’est le fait que la défense ait produit les preuves avec le décret de 1966, notamment le décret 66-510 du 4 juillet 1966 portant régime financier et celui de 2012. 
 
EN DEPIT DES LOURDES ACCUSATIONS QUI PESENT SUR EUX : Ibrahima Touré et Mamadou Oumar Bocoum toujours en fonction

Hier, mardi 13 février, la Tribunal a eu vent d’un fait et pas des moindres. En effet, les co-prévenus du maire Khalifa Sall, notamment Ibrahima Touré et Mamadou Oumar Bocoum, tous accusés de détournement de deniers publics, de complicité de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux, de blanchissement d’argent, etc, ne sont pas suspendus de leurs fonctions. Cela, en dépit des lourdes charges qui pèsent contre eux. En effet, c’est l’avocat de la défense, Me Mbaye Sène, qui a convoqué les prévenus cités ci-dessus pour obtenir leurs aveux. Tous ont répondu qu’ils n’ont pas été suspendus, ni relevés de leurs fonctions et exercent toujours en qualité de percepteur de la municipalité de Dakar. Ces deux supposés complices du maire de Dakar qui ont bénéficié d’une liberté provisoire, comparaissent donc libres à ce procès. Une révélation qui a quelque peu décroché des murmures dans la salle d’audience.
 
INTERROGATOIRE DE L’AGENT JUDICIAIRE DE L’ETAT : Lamotte rejette la demande de la défense
 
Vraisemblablement, les avocats de la défense ne veulent pas voir la présence de l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje), Antoine Félix Diome, à la Cour. Comme à la première semaine du procès, notamment en soulevant les exceptions de nullité concernant la constitution de partie civile de l’Etat, ainsi que la prise de parole de l’Aje, au moment où il s’est fait représenter par des avocats, la défense est revenue à la charge pour réclamer l’audition de Antoine Félix Diome avant d’arriver aux plaidoiries. Pour eux, pour préserver les droits de la défense, tel que stipulé dans la Constitution, toutes les parties présentes au procès doivent être entendues. Des demandes qui n’ont pas trouvé l’assentiment du juge Malick Lamotte qui a tout bonnement rejeté les requêtes. Convoquant les articles 4 et 8 qui régissent l’Ordre des avocats, il a estimé que ces derniers ont le droit de se constituer dans le procès. Il a toutefois rappelé que la procédure veut que les exceptions de constitution de partie civile soient versées au fond du dossier. Mieux, il a invité les uns et les autres à faire confiance à la Cour qui videra au moment venu les différentes exceptions. A l’en croire, si toutefois la constitution de partie civile de l’Etat est rejetée, tous les développements de l’Etat seront écartés. 

source:http://www.sudonline.sn/les-aveux-de-pape-diop-et-mbaye-ndiaye-confortent-khalifa-sall_a_38330.html

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