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Prolifération des armes, terrorisme, trafic de drogue, blanchiment des capitaux ces fléaux mal gérés par les États ouest africains

TERRORISME
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La défaillance politique des Etats sahéliens minés par des problèmes internes qui ne les permettent pas de gérer convenablement la circulation des armes, est déplorée par Jacques Séckéne Ndour, coordonateur du projet de lutte contre le trafic des armes à l’Onudc, qui avant-hier mercredi 3 décembre, prenait part au séminaire de l’assemblée générale du réseau africain francophone de formation judiciaire. 

 

 
 
 En outre poursuit-il, les structures nationales de lutte contre la prolifération des armes        ne sont pas biens préparés d’où l’absence de coordination des réponses au niveau internationales.  Autres choses qui relève du manque de volonté des pouvoirs publiques      est à son avis, le non marquage des armes en circulation.  L’absence de base de données fiable contribue également à accroitre l’usage et la vente illicite des armes.
 
Cette tendance favorable à l’usage non réglementé des armes mérite d’être inversée.           A son avis environ 80000 armes sont en circulation dans l’espace ouest africain. Cette prolifération des armes dans la zone sahélienne est accentuée par la crise libyenne faisant de ce pays, une plaque tournante dans la vente illicite des armes. 
 
A l’en croire, le Kalachnikov s’échange dans ce pays avec des sommes dérisoires. Jacques Séckéne Ndour cite par ailleurs, les nouvelles formes d’islamisation, la gestion des ressources naturelles, les vols récurrents des armes des Etats et la fabrication artisanale comme d’autres facteurs aggravants la circulation des armes. Concernant le terrorisme, Jacques Séckéne Ndour s’insurge contre la prolifération de foyers dits de « non droits », lieu d’opérations des terroristes. Ce qui est déplorable dans ce cas est que les Etats sont mal organisés et sont incapables d’offrir des formations adéquates permettant de combattre les terroristes. 
 
 Le séminaire du réseau africain francophone de formation judiciaire a aussi servi de cadre à Ludovic D’hoore, lui  aussi membre de l’Onudc de déplorer, la gestion du trafic de la drogue dans la zone sahélienne. A son avis, il n’y pas de politique de prise en charge des toxicomanes, un fait qui doit être intégré dans la lutte car, trouve-t-il,  la répression n’est pas le seul moyen de combattre la circulation et l’usage des produits stupéfiants. S’agissant même de cette répression, Ludovic D’Hoore y décèle des manquements. Il s’indigne notamment du traitement judicaire des dossiers relatifs au trafic de drogue.  Il estime que la répression ne doit simplement pas se limiter à la condamnation des passeurs ou des trafiquants, mais l’idéal est de rechercher la chaine de coordination. Ludovic D’hoore souhaiterait par ailleurs, que la coopération entre les Etats soit effective pour permettre la traçabilité des informations relatives aux personnes interpellées.   
 
Une des conséquences commune de la prolifération des armes et le trafic de drogue, est le blanchiment d’argent qui n’est pas sans avoir des répercussions négatives sur la vie des Etats. Ludovic D’Hoore laisse entendre que l’argent blanchie n’est pas réinvesti dans les sociétés mais est plutôt transférée à l’étranger et n’est bénéfique dans ce cas qu’aux trafiquants.  Pis, la réputation de l’Etat où s’opère le blanchiment n’est pas favorable à attirer les investisseurs. 
 
Le blanchiment d’argent permet selon Ludovic D’hoore de créer des groupes de pression qui défient la tutelle politique. Ainsi affirme t-il, le blanchiment des capitaux doit être pénalisé et des obligations préventives doivent être développées afin de détecter certaines flux d’argents. Ludovic D’Hoore souhaite également que la législation soit réformée afin que les commanditaires des blanchiments puissent être poursuivis.  
 
source:http://www.sudonline.sn/ces-fleaux-mal-geres-par-les-etats-ouest-africains_a_22000.html

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