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Sénégal - Gouvernance sociale de l’indépendance à nos jours éducation : un secteur en mal de repères

Éducation / Formation
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Au lendemain des indépendances, le président Léopold Senghor a diligenté une période transitoire dans la déclination du nouveau schéma éducatif dans la mesure où il fallait passer de l’école française à une école africaine et nationale. En somme, engager une dynamique de prise en charge du caractère national de la politique éducative longtemps définie par les Colons. Dans les années 70, avec l’avènement des politiques « répressives » d’ajustement structurel des institutions occidentales telles que celles de  Brettons Wood (Fmi et BM) et les  revendications persistantes des syndicats, Abdou Diouf décide de tenir  « les Etats généraux de l’éducation» en 1981, bien après l’organisation des «Assises sur l’école » par le Sudes en 1978. L’école, en butte à des difficultés monstres, est en panne : année blanche en 1987/1988 (dans le moyen secondaire et Supérieur), année invalide en 1993/1994 (au niveau du Supérieur). Pendant ce temps-là, le déficit d’infrastructures et d’enseignants, l’instauration de classes à double flux, le renforcement de classes multigrades finissaient de fragiliser davantage l’offre éducative. L’accent  n’était pas mis sur la construction d’infrastructures scolaires alors que pourtant, au cours de toutes ces années-là, la population scolaire et universitaire sénégalaise croissaient. Face à cette situation, Mamadou Ndoye, nommé ministre de l’Education de base et des langues nationales, met en place un programme de recrutement d’enseignants non fonctionnaires (plus de 1000 volontaires) payés au Smic en 1995. Objectif : augmenter le taux brut de scolarisation qui est resté loin des standards fixés.

 

 
 
Le régime libéral de Me Wade par contre n’a pas  ménagé ses efforts pour mettre l’accent sur les infrastructures scolaires. Toutefois, il fera face à une lutte syndicale farouche qui  plombe le quantum horaire. Occasionnant par la même occasion, la baisse du niveau des enseignants et des élèves, le faible taux de réussite aux examens de fin d’année, notamment le Cfee, le Bfem et le Bac. Sans oublier les autres questions relatives au statut de l’enseignant, l’absence de matériel didactique, le faible taux de scolarisation, notamment dans le préscolaire. Ces divers dysfonctionnements qui déprécient la qualité de l’éducation s’opèrent pourtant sous un régime qui a largement contribué à augmenter la part de l’éducation dans le budget national avec un pourcentage de 41%.  Mais 27% seulement hors charges de fonctionnement, diront les opposants de Me Wade. 
 
L’arrivée de Macky Sall au pouvoir suscite une lueur d’espoir chez les enseignants avec une période d’accalmie marquée par la tenue des Assises de l’Education et de la Formation dont le comité de pilotage était dirigé par le professeur Abdou Salam Sall. En dépit des fortes recommandations retenues pour une refondation de l’école sénégalaise, les enseignants ont toutefois vite déchanté. Pour cause, les promesses tardent toujours à se matérialiser. Qui plus est, le conseil présidentiel sur les Assises est encore attendu tout comme le respect du protocole d’accord signé par le gouvernement et les syndicats d’enseignants, le 17 février 2014. Pour Mamadou Diop Castro, syndicaliste et inspecteur de l’enseignement élémentaire à la retraite, « l’articulation entre les différents niveaux d’enseignements a toujours fait défaut ». Qui plus est, a-t-il dit, «Nous subissons les contre coups d’un manque de cohérences et de visions. L’amélioration du système éducatif est restée à en l’état. Macky Sall est parti avec les Assises de l’Education au mois d’août et le conseil présidentiel qui matérialisera les différentes recommandations tarde à se tenir. Macky Sall est en train d’emboiter le pas à ses prédécesseurs ».
 
source:http://www.sudonline.sn/education--un-secteur-en-mal-de-reperes_a_22228.html

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