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Les besoins nationaux chiffrés à 720.000 moutons pour la Tabaski 2014

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« Ce sont les éleveurs, certes, qui doivent approvisionner le pays en moutons mais le gouvernement se doit de créer un environnement propice », a souligné le ministre. En général, plus de 300.000 moutons viennent de la Mauritanie et du Mali. « Nous sommes en train de prendre les dispositions en commençant par compter sur nous-mêmes par le cheptel national. Nous allons nous rendre dans les différentes régions de production pour voir les disponibilités que nous avons », a déclaré le ministre. Mme Ndiaye pense que dans « deux mois », on saura exactement le gap qu’il faudra chercher en Mauritanie ou au Mali. Toutefois, Aminata Mbengue Ndiaye a soutenu qu’il y a des éleveurs qui rassurent que ce gap pourra être comblé par les Sénégalais. Elle rapporte que les éleveurs ont beaucoup insisté sur l’insécurité au foirail des petits ruminants. Ce qui pousse les Mauritaniens, les Maliens et les autres éleveurs de l’intérieur du pays à déserter ce site qui a une capacité de 100.000 moutons. Selon le ministre, la sécurité dans les différents points de vente sera renforcée.

Avant ce conseil interministériel, le ministère de l’Elevage a fait, au mois de mars dernier, une évaluation de l’édition de 2013. Il a été retenu, à l’issue de cette rencontre, que les banques puissent libérer le crédit à temps afin de permettre aux opérateurs de mieux préparer la Tabaski. D’ailleurs, rappelle Aminata Mbengue Ndiaye, depuis deux mois maintenant, la Cncas, le Pamecas et le Crédit mutuel du Sénégal ont commencé à apporter le financement. Sur ce point précis, le ministre demande à ceux qui avaient reçu des financements l’année dernière de s’acquitter de leurs dettes pour en bénéficier à nouveau.

Une autosuffisance espérée dans cinq ans
Rappelant le recensement des grands producteurs de moutons dans toutes les régions du pays, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, madame Aminata Mbengue Ndiaye, a rappelé la nécessité de la prospection par les éleveurs des grandes zones d’élevage. Ce recensement, selon Mme Ndiaye, devra permettre de se faire une idée des quantités disponibles dans les différentes zones. A l’en croire, le denier recensement de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a permis de savoir que 60% des familles pratiquent l’élevage. Ce sont ces familles qui seront ciblées pour faire le recensement du cheptel. Ce qui permettra de s’approcher des chiffres réels afin de faire une bonne planification.

Le ministre est revenu sur l’approvisionnement correct du marché en moutons par les Sénégalais. Selon elle, les autorités vont s’atteler à cette question structurelle dès cette année. L’objectif, c’est d’être autosuffisant dans cinq ans. « Nous allons tout faire » pour y arriver, a-t-elle soutenu. Parmi les solutions proposées, il y a l’élevage dans les deux grandes régions de production que sont Saint-Louis et Matam, le développement d’un bon programme de santé animale, la vaccination du cheptel contre la maladie de la vallée du Rift. Sur ce point, précise le ministre, la Fao a donné son accord pour apporter sa contribution dans le programme national de vaccination. En outre, rappelle-t-elle, le chef de l’Etat avait autorisé l’importation, d’Afrique du Sud, du vaccin contre cette maladie ré-émergente. 

Aly DIOUF

SOURCE:http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=39809:les-besoins-nationaux-chiffres-a-720000-moutons-pour-la-tabaski-2014&catid=78:a-la-une&Itemid=255

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