Account
Please wait, authorizing ...
Not a member? Sign up now
×
29
Dim, Mai
0 Nouveaux Articles

DÉPÊCHES
Outils
Vos reglages
  • Plus petit Petit Moyen Grand Plus grand
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

L’éternel problème des prix du transport du bétail s’est encore invité dans la réunion annuelle de facilitation entre éleveurs et transporteurs pour les besoins de la tabaski. Les deux parties, comme chaque année, s’accusent mutuellement de ne pas respecter les règles du jeu. Le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, avec les services du transport terrestre veulent réguler et  initier des tarifs conseillés cette année, durant cette période.

Le prix du transport du bétail des zones de productions aux points de vente pour les besoins de la tabaski a été au cœur des débats vendredi, lors d’une réunion de facilitation entre éleveurs et  syndicats de transport. Comme chaque année, dans le cadre des préparatifs de cette grande fête du mouton, les éleveurs accusent les transporteurs qui, malgré les mesures d’assouplissement du contrôle des camions transportant les petits ruminants, l’exonération des droits de taxes et cette année, la baisse du prix du carburant, augmentent le prix du transport. Prenant la parole un éleveur de Daara a laissé entendre que ce sont les transporteurs qui ne jouent pas le jeu. «A l’approche de la tabaski, le trajet Kidira-Dakar est facturé à plus de 400 mille francs Cfa, alors qu’en temps normal, nous payons 150 mille pour la même destination», dénonce le vieux peulh. Une complainte qui est revenue à plusieurs reprises lors des différentes interventions des éleveurs.
Les transporteurs, représentés dans la salle par différents syndicats, ne se sont pas laissés faire. Ils ont rejeté la faute sur les éleveurs. Pour le président de l’Union des transporteurs routiers du Sénégal, Mbargou Badiane, ce sont les éleveurs qui attendent la dernière minute pour vouloir transporter leurs bêtes en même temps vers les points de vente. Aussi se défend-il, «en temps normal, les ca­mions qui quittent Dakar pour le Mali transportent de la marchandise. Ce qui fait qu’au retour avec 150 mille, ils peuvent trans­porter les moutons mais en période de tabaski, ils roulent vides et à perte jusqu’à Kidira». 
Le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, sensible aux arguments des uns et des autres, a proposé aux deux parties une autre réunion le 26 de ce mois à la Direction des transports terrestres. Il sera discuté durant cette réunion spécifiquement des tarifs conseillés durant cette période. «Avec des experts, nous allons évaluer et déterminé des prix entre Daara Djolof et Dakar, Ngoudiane et Birkilane, Khaye et Birkiline ainsi de suite», préconise le ministre. Aminata Mbengue Ndiaye ajoute tout de même, que cela n’est pas suffisant pour régler ce problème. Pour elle, ces mesures doivent être accompagnées par une bonne planification du transport du bétail de la part des éleveurs. «Il ne faut pas attendre les 10 derniers jours de la tabaski pour transporter plus de 100 mille, voire 200 mille moutons des zones de productions vers les zones de vente. Cela va forcément causer une tension sur le prix du transport et va se répercuter sur le prix du mouton, car la loi de l’offre et de la demande va entrer en jeu», explique le ministre de l’Elevage.
Le ministre de l’Elevage appelle ainsi les deux parties au respect de la parole donnée. Elle estime que les acteurs doivent observer les règles édictées pour éviter le moins possible les heurts entre transporteurs et éleveurs et permettre aux consommateurs qui sont les derniers mallions de la chaîne d’accéder à un mouton à un prix raisonnable. 
Toujours dans le cadre des préparatifs pour une bonne fête, le ministère de l’Elevage a annoncé une autre réunion sur la sécurité avec les services du ministère de l’Intérieur et celui des Forces armées. «Même si on a réduit les postes de contrôle sur le trajet, il faut aussi s’assurer de prendre toutes les dispositions pour avoir zéro insécurité surtout dans le contexte actuel», conclut-elle.

Les éleveurs appelés à l’unité

En marge de la réunion, Aminata Mbengue Ndiaye a appelé les éleveurs à l’unité. Il faut aller vers l’interprofession comme l’a fait le secteur de l’aviculture. Cela va vous permettre de parler d’une seule et même voix et de défendre vos intérêts. Une organisation forte vous permet de mieux vous organiser et nous permet, nous, d’avoir un interlocuteur. On ne peut pas à chaque réunion donner la parole à 30 éleveurs qui disent à peu près la même chose. Si vous étiez mieux organisés, au aurait gagné du temps et vous nous aurez épargné d’écouter 30 personnes plaidant une même cause», tonne-t-elle agacée.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

source: http://www.lequotidien.sn/index.php/component/k2/tabaski-transport-des-moutons-aminata-mbengue-ndiaye-veut-reguler-les-prix

Commentaires (0)

Voté 0 sur 5 basé sur 0 voteurs
Il n'y a pas encore de commentaires postés ici

Ajouter vos commentaires

  1. Poster en tant qu'invité. S'inscrire' ou connectez-vous à votre compte.
Rate this post:
Pièces jointes (0 / 3)
Partager votre emplacement
Tapez le texte présenté dans l'image ci-dessous. Pas clair?