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  Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niass a indiqué hier, mercredi 5 novembre que les événements du 23 juin 2011 au Sénégal constituent un cas d’école pour les soulèvements populaires qui ont emporté le Président Blaise Compaoré. Moustapha Niass a ainsi plaidé pour une limitation des mandats présidentiels à cinq ans renouvelable une seule fois en Afrique.    

Près d’une semaine après le départ forcé du désormais ex chef d’Etat du Burkina Faso, Blaise Compaoré, les réactions continuent de pleuvoir chez les acteurs politiques africains. Dernière en date, celle de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale sénégalaise.

 

 Invité d’Afrique du journal parlé de la radio France internationale (Rfi) hier, mercredi 5 novembre, le président Moustapha Niass voit - dans le soulèvement populaire contre la modification de la Constitution burkinabe  et qui est parvenu à détrôner le Président Blaise Compaoré la semaine dernière - une inspiration de ce qui s’est passé au Sénégal en 2011. Faisant allusion à ces événements qui avaient failli faire vaciller le pouvoir de Wade à l’époque, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle sénégalaise de 2012 assure que «c’est exactement ce qui s’est passé au Burkina Faso». Mieux, le leader de l’Alliance des forces du progrès (Afp), mouvance présidentielle, estime par ailleurs que «ce n’est pas impossible que ça se passe demain dans d’autres pays».
 

 

 
Sous ce rapport, il a lancé un appel en faveur d’une limitation des mandats présidentiels à cinq ans renouvelable une seule fois en Afrique. «La question qui se pose aujourd’hui en Afrique, c’est la durée au pouvoir de certains chefs d’Etat. Cela dit, tout dépend des contextes nationaux et des conditions dans lesquelles se déroulent les successions. Mais, se posera toujours le problème de la durabilité des régimes, une durabilité trop longue, qui fait que finalement, ce que l’on n’a pas pu faire en 10 ans, 15 ans, on ne peut pas le faire en 30 ans…» assure le président Niass. Il ajoute, «Je suis tout à fait d’accord sur le principe de deux mandants de cinq ans ou deux mandants quatre ans chacun. Normalement, l’idéal devra être deux mandats de quatre années comme aux Etats-Unis ou deux mandats de cinq années comme en France». 
 
Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, saluant la réaction du Président Blaise Compaoré pour avoir «bien fait de quitter le pouvoir pour éviter un bain de sang» dans le pays, a invité les militaires à accepter la proposition d’une transition civile du pouvoir des acteurs locaux soutenus par la communauté internationale. «La référence selon laquelle depuis 30 ans le Burkina Faso est sous un régime militaire n’est pas la meilleure des références

. Les militaires n’ont pas pour vocation de diriger des Etats. Le militaire réagit toujours par rapport aux politiques en termes  d’obéissance et d’accompagnement. Le peuple burkinabè aspire, comme tous les autres peuples africains, à la liberté, à la démocratie et au libre choix des dirigeants qui doivent diriger. Chaque peuple et chaque expérience nationale» soutient Moustapha Niass. Et de préciser : «Le pouvoir doit être géré par des civils choisis selon des règles consensuelles pour une période provisoire pour aller vers des élections qui permettront de mettre en place un pouvoir institutionnel conformément aux dispositions de la constitution du Burkina Faso ».    
 
Source: http://www.sudonline.sn/niasse-pour-une-limitation-des-mandats_a_21507.html

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